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Coups francs de légende (1er) : Roberto Carlos, extérieur nuit

De la magie de Beckham aux patates de forain de Roberto Carlos, en finesse ou en puissance, enroulés de l'intérieur, tendus du cou-de-pied ou délicieusement brossés de l'exter', voici 100 coups francs très francs.

#1: Roberto Carlos - 1997

France-Brésil (1-1), tournoi de France, 3 juin 1997


« C’est une blague ? » interroge Lilian Thuram, abasourdi. En dix-sept ans de carrière professionnelle, le champion du monde 1998 en a connu, des défenseurs, mais ce qu’a fait Roberto Carlos lors de ce France-Brésil, il n’en revient pas. Non, vraiment, dans ce documentaire de Canal +, Thuram hallucine en entendant le journaliste lui raconter ce qui s’est passé. Et pourtant, ce soir-là, le Français était présent sur le terrain face au Brésilien qui évoluait alors au Real Madrid. Thuram, encore : « Il est en train de faire son lacet... C’est une blague ? (...) C’est-à-dire qu’il faisait son lacet alors qu’il y avait un coup franc à 10 mètres de ses buts. Ben... il a bien choisi le moment pour nous alors. »

Vidéo

Pire qu’un joueur de District

Si l’on s’attarde sur le détail, Roberto Carlos ne fait pas son lacet : il remonte ses chaussettes. Mais l’idée est la même. En quarts de finale de la Coupe du monde 2006, lorsque Zidane délivre sur coup franc la passe décisive pour Thierry Henry, celle du but décisif qui envoie les Bleus dans le dernier carré, Roberto Carlos, qui était chargé du marquage d’Henry, est en train de remonter ses chaussettes à l’entrée de la surface. « Dans les divisions de District, en football amateur en France, il n’y a pas de but comme ça » , tranche Willy Sagnol, qui complète les propos de Thuram dans le documentaire Rendez-vous le 9 juillet. Une manière polie de dire que Roberto Carlos a défendu sur ce coup comme un branquignole. C’est pourtant le même homme qui a marqué un coup franc divin neuf ans auparavant, lors d’un France-Brésil en ouverture du tournoi de France 1997 – en apéritif du Mondial qui allait sacrer les Bleus l’année suivante, encore face à la Seleção de Roberto Carlos.


Le match se déroule à Lyon. À l’époque, le stade de Gerland est en travaux. Des grands portraits colorés de légendes du foot cachent les travaux derrière le virage Sud. Cela tombe bien, le chef-d’œuvre va arriver face au virage Nord, précisément à la 22e minute, quand Didier Deschamps commet une faute sur Romário, à 35 mètres pile devant la cage tricolore. Fabien Barthez décide de placer quatre hommes pour couvrir son poteau gauche : Vieira, Zidane, Maurice et Deschamps forment le mur devant Roberto Carlos. L’artilleur brésilien recule, recule encore, et encore jusqu’au rond central.

Virage à gauche sans clignotant

Face à Barthez, Roberto Carlos entame sa course d’élan par des petits pas et augmente la cadence, tout en courant de manière perpendiculaire à la cage. Il prépare une fusée dont il a l’habitude. Feu ! À hauteur du mur, le ballon s'échappe, passant à un bon mètre à droite de Deschamps qui fermait le côté droit en regardant le but. Le cuir semble s’échapper du cadre, tellement qu'un ramasseur de balles, assis assez loin de la cage derrière les panneaux publicitaires, se protège en pensant que le ballon pourrait lui arriver dans la tronche.


Et pourtant, comme un chauffard qui aurait oublier de mettre le clignotant avant de prendre un virage, le ballon bifurque vers la gauche pour finir sa course poteau rentrant dans les filets de Barthez. Les mains sur les hanches, le gardien français n’a pas compris ce qui lui était arrivé. Il a ouvert tout le côté gauche au Brésilien, mais celui-ci a réussi à trouver le chemin du cadre à droite du mur, là où le mur était censé justement barrer une frappe cadrée aussi puissante. « Je me suis mis face au ballon pour que Barthez ne comprenne pas et pense que je pouvais la frapper au-dessus du mur, rembobine Roberto Carlos, qui a raconté ce but pour L’Équipe Explore. Mais dans ma course d’élan, quand j’ai vu qu’il ne bougeait pas, je me suis un peu tourné pour frapper de l’extérieur. »

« Je pense que c’est un miracle »

Mais comment diable a-t-il fait pour la mettre au fond ? « Je pense que c’est un miracle, avoue le Brésilien, dont le tir a été mesuré à 137 km/h. Parce que depuis, je n’en ai pas vu des comme ça. Un miracle, il n’y en a qu’un dans le monde. On verra des buts qui lui ressemblent, mais des buts pareils, non. C'est des choses qui arrivent une fois dans la vie et ça m’est arrivé. » En fait, Roberto Carlos explique sa réussite par un élément extérieur : le vent (d’autant que Gerland était en travaux). « Si je la frappais mal, elle finissait au poteau de corner ! Mais dans le stade, à Lyon, si je me souviens bien, il y avait un espace par lequel le vent entrait par la droite. (...) Quand je frappe, le ballon part vers la droite, mais le vent, ce fameux vent, m’a ramené le ballon vers le but. » Et cette fois, Roberto Carlos n’a même pas eu besoin de remonter ses chaussettes avant le coup franc.




Par Florian Lefèvre

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