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Corentin Jean : « Je me suis fait arnaquer par un coiffeur de Miami »

Dans le football, partir de l'autre côté de l'Atlantique rime souvent avec fin de carrière. Pour Corentin Jean, pensionnaire depuis cet été de l'Inter Miami, cette nouvelle aventure s'apparente plus à un second souffle. À 27 ans, celui qui a fréquenté les rangs de l'ESTAC, de l'AS Monaco, du Téfécé et du RC Lens plus récemment s'est posé dans les locaux de la propriété de David Beckham pour parler de son nouveau train de vie, entre Gonzalo Higuaín, cours d'anglais et vols de voitures.

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En avril dernier, tu jouais aux côtés de Florian Sotoca à Lens. Te voici désormais sur le terrain avec Gonzalo Higuaín. Ça fait un sacré changement, non ?
Ah, sacré Flo. (Rires.) J’ai aimé côtoyer ce genre de joueur. Aujourd’hui, c’est peut-être d’un autre calibre. Gonzalo a une carrière rêvée. Il a porté les couleurs de très grands clubs, que ce soit le Real Madrid, Chelsea ou la Juventus. Il a marqué partout où il est passé. Autant le dire, c’est très plaisant de le retrouver tous les jours à l’entraînement.

Jouer avec lui à 27 ans, à Miami, c’était le rêve de Corentin Jean quand il commençait sa carrière ?
Pas du tout. Pour être très honnête, j’avais pour ambition de venir en MLS, mais peut-être un peu plus tard dans ma carrière. J’arrivais à la fin d’un cycle avec Lens, j’ai regardé ce qui se présentait à moi en France, mais ça ne se bousculait pas trop. Alors quand j’ai eu cette option-là, j’ai réfléchi, j’ai accepté, et me voilà dans cette nouvelle aventure. J’en suis vraiment content.

Précisément, comment tu atterris là-bas. Quel a été le déclic pour sauter le pas et traverser l'Atlantique ?
À la fin de la saison dernière, j’ai une réunion avec les dirigeants du RC Lens. Ils comptaient me prolonger, même s’ils avaient pris la décision de baisser mon salaire. Mais au-delà de ça, dans leurs discours, je ne sentais pas une véritable envie que je poursuive l’aventure avec eux. Donc j’ai tout de suite fait savoir à mes agents que je souhaitais trouver un nouveau club. Je voulais que ça se fasse rapidement et j’étais prêt m'installer à l’étranger. Et l’Inter Miami a été le plus rapide. Pour la petite anecdote, je me suis marié il y a quelques semaines, et pendant la cérémonie, on a évoqué le rêve américain avec ma femme. C’est une belle histoire.


Il y avait d’autres clubs sur le coup ?
De Ligue 2, oui. Quelques clubs ont fait des offres, mais je ne m’y retrouvais pas financièrement. Je ne voulais pas non plus diviser mon salaire par trois. L’offre de Miami était bien plus alléchante, et j’ai accepté leur proposition.

« Me voilà le seul Français du groupe. J’essaie de me rapprocher des autres, mais l’anglais, ce n'est pas encore ça. Je prends pas mal de cours. »

Avant d’arriver en Floride, tu as appelé des amis, des connaissances, ou même Blaise Matuidi pour en savoir plus sur le club, la ville ? Histoire d’être conseillé avant de faire le grand saut.
Je n’ai pas rencontré Blaise (ambassadeur du club de MLS, NDLR) pour le moment. Quand je suis arrivé, il y avait Clément Diop, un des gardiens de l’équipe. Il est parti deux semaines plus tard à la New England Revolution. Dommage parce qu'il m'a aidé à m’intégrer, mais bon, on fait avec. Il a eu quand même le temps de m’expliquer le fonctionnement du club, la vie à Miami et deux, trois autres trucs. Maintenant, me voilà le seul Français du groupe. J’essaie de me rapprocher des autres, mais l’anglais, ce n'est pas encore ça. Je prends pas mal de cours.

Tu es marié depuis peu, tu as une fille en bas âge. Comment ça s’est passé avec ta petite famille ? Tu en as discuté avec ta femme, vous avez pesé le pour et le contre ou tu as pris la décision tout seul ?
Ma femme est vraiment contente, même si au début, ça nous faisait un peu peur parce que c’est un sacré changement de vie. Durant notre voyage de noces, mon agent m'appelle et m'apprend la nouvelle. J’en ai directement parlé à ma femme. Et rapidement, je me suis dit qu’une carrière, c’est tellement court, que quand de telles opportunités se présentent, on ne peut pas les refuser. Je suis heureux d’avoir accepté, et j’ai cette forte impression d’avoir fait le bon choix. Pour le moment, ma fille est à la maison aux côtés de ma femme, et nous verrons en janvier si on l’inscrit dans une école franco-américaine ou full américaine, pour qu’elle galère moins à l’avenir avec la barrière de la langue. On a fait la connaissance de Français qui nous aident un peu. Ma femme est presque bilingue, mais parfois, c’est compliqué pour des discussions avec la banque par exemple. Dernièrement, je me suis fait arnaquer par un des coiffeurs de la ville. (Rires.) J’avais pris un rendez-vous en ligne et j’avais demandé de tailler un peu ma barbe. Le mec m’a fait une coupe classique et a juste rapidement tracé ma barbe, rien de plus. J’ai essayé de m’exprimer, mais c’était galère, alors j’ai fini par payer plus cher, même s’il n’avait rien fait. Espérons que ma fille n’ait jamais ce genre de souci. (Rires.)

Avant d’arriver là-bas, tu connaissais quoi de ce club ? Est-ce que tu avais déjà mis les pieds à Miami auparavant ?
Oui, j’étais déjà venu ici en vacances. Mais non, je ne connaissais pas du tout le club, c’est aussi parce que c’est une nouvelle franchise (fondé en 2018, l'Inter Miami a intégré la MLS en 2020, NDLR). Mon agent m’avait tout de même fait savoir plein de choses sur l’Inter. Notamment qu'ils avaient de belles installations, de quoi bien travailler. Et c’est vrai. Par rapport à un club en France, je le mettrais facilement dans le top 10. C’est un peu comme à La Gaillette (centre d'entraînement et de formation du RC Lens, NDLR), mais en beaucoup plus moderne. Et puis les dirigeants ont pour ambition de faire un nouveau stade, donc ça ne devrait que monter en puissance.

Pour le moment, c’est un peu plus compliqué sur les terrains pour toi, avec des blessures qui t’empêchent de démarrer pleinement cette nouvelle aventure.
C’est très frustrant. J’ai quelques pépins physiques qui m’empêchent de jouer. Ces dernières semaines, c’est mon genou qui me fait souffrir. Et c’est relou parce que j’ai énormément d’envie. Donc je prends mon mal en patience. La fin de saison approche, je n’espère pas grand-chose cette année, et j’ai déjà le regard tourné vers le prochain exercice. Je vais bien bosser durant la longue trêve et revenir fit et en forme pour tout casser.



Au-delà de ces blessures, qu’est-ce qui change vraiment en MLS ? Qu'est-ce qui a pu bousculer les habitudes que tu avais en France ?
Les déplacements, c’est une folie. (Rires.) Mais en même temps, le pays est tellement grand. Alors quand tu joues à l’extérieur, ce n’est plus la même histoire qu’en France, où on prenait parfois le bus pour se rendre dans un stade. Par exemple, le groupe est parti faire un road trip à l’Ouest la semaine dernière, en commençant par San José, en Californie. J’étais blessé, donc je n’y ai pas participé. Mais eux ont eu le droit à un peu plus de sept heures de vol, et sur place, trois heures de décalage horaire. Trois jours plus tard, les gars ont pris la direction de Montréal. Donc là, c’est pareil, il y a trois heures en plus là-bas, et tu as six heures de vol. Quand tu joues à l’Est, c’est plus simple. C’est tout nouveau pour moi. Je ne faisais rien de tout ça en France.

« Je faisais partie des plus grands espoirs du football français, mais je n'ai pas réussi à valider le statut qu’on a pu me donner. Certaines choses n’ont pas été dans le bon sens. »

En France justement, tu as toujours cette petite étiquette d’éternel espoir, celui qui a cartonné lors de ses débuts avec l’ESTAC et qui a eu du mal à confirmer ensuite. C’est le passage de la Ligue 2 à la Ligue 1, l’impact physique, ou autre chose ? Qu’est-ce qu’il t’a manqué ?
Après l’ESTAC, on m’attendait énormément au plus haut niveau. Je faisais partie des plus grands espoirs du football français, mais je n'ai pas réussi à valider le statut qu’on a pu me donner. Certaines choses n’ont pas été dans le bon sens. À Monaco, puis à Toulouse, je n’ai peut-être pas été assez en confiance quand d’autres étaient en forme, j’ai eu des pépins musculaires au mauvais moment... C’est une multitude de choses. Ça n’a pas été toujours facile. Après, je ne regrette aucun de mes choix. Je suis très content d’être passé par tous ces clubs. Je n’en veux à personne. J’espère juste que les gens retiendront que je n’ai jamais triché, que j’ai toujours tout donné sur le terrain, même si je n’ai pas toujours été performant. Aujourd’hui, je suis ici et je repars de plus belle.



Et ça fait du bien de partir de la France ? De relâcher cette pression et de ne plus avoir cette étiquette aux yeux de tous ?
C’était clairement dans ma réflexion au moment de faire ce choix. Dès que je suis arrivé ici, j’ai senti que ça serait différent. On souffle un peu. Les gens ne te connaissent pas forcément, donc ça te permet de repartir à zéro, d’avoir l’opportunité de prouver de nouveau et de se donner justement une nouvelle image. Dans la rue, on ne me reconnaît pas tant que ça. Après, il faut dire que le club de soccer, comme ils disent ici, n’est pas dans le cœur de tous les habitants de la ville. La franchise NBA prend plus de place, forcément. Et ça n'est pas une mauvaise nouvelle. Tu as moins de pression. Que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans cette nouvelle aventure professionnelle, c’est plus paisible. Sur le plan médiatique, par exemple. Le club a beau être présidé par David Beckham, tu n’as pas cette folie des caméras comme on peut le penser. C’est même beaucoup plus calme qu’en France. À Lens, j’avais de temps en temps des séances d’autographes à Lens ou des journées sponsors. Ici, c’est rare.

« Ça m’arrive de rentrer de l’entraînement et d’aller faire un tour à Miami Beach quand ma fille se réveille de sa sieste. Quelque chose que je ne pouvais pas faire dans le nord de la France. »

Tu as donc plus le temps pour aller à la plage ?
Ah, ce n’est pas journée plage tous les week-ends. (Rires.) Le climat est beaucoup plus plaisant, même si en ce moment, on est dans la période des forts orages. Ça nous est arrivé de prendre une bonne sauce ces derniers jours. Mais oui, ça m’arrive de rentrer de l’entraînement et d’aller faire un tour à Miami Beach quand ma fille se réveille de sa sieste. Quelque chose que je ne pouvais pas faire dans le nord de la France.

C’est bon, on peut le dire : tu as réalisé ton rêve américain ?
Oui, c’est sûr. Une vraie vie à l’américaine. Et j’ai le droit au bon comme au mauvais côté. Il y a quelques jours, je me suis fait voler ma voiture de location. J’étais dans la résidence et en descendant, je ne la retrouvais plus. Les mecs qui étaient à côté m’expliquent ce qui s'est passé, mais je ne comprends pas un mot de ce qu’ils me disent. On appelle les flics, et on apprend après qu’un groupe de personnes a volé quatre ou cinq voitures. Le lendemain matin, il y avait les détectives chez nous, ils sont venus nous voir pour nous poser des questions. Et le soir même, ils m’ont ramené ma voiture sans aucun dommage. Bref, un film. Je stressais sur le coup, mais bon, maintenant j'en rigole. Elle est sympa, cette nouvelle vie, non ?

Propos recueillis par Matthieu Darbas
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