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Conviction et opportunisme : les politiques entrent dans le bal du Qatar 2022

Dans la grande question d'un éventuel boycott d'un Mondial 2022 au Qatar, les politiques entrent désormais dans le bal, par conviction ou opportunisme. Parfois un peu des deux.

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La Coupe du monde qui doit se dérouler en 2022 au Qatar commence à sérieusement perturber le petit monde du ballon rond, jusque dans les rangs des sélections nationales allemande, norvégienne ou néerlandaise. Et forcément, au regard de la place du football dans nos sociétés, les politiques entrent désormais dans le bal, par conviction ou opportunisme, parfois un peu des deux. D’autant plus en France ou s’annoncent des batailles électorales, dont la « finale » , la présidentielle. Toute occasion s’avère donc bonne à saisir pour parler aux électeurs et électrices, surtout d’autre chose que de la Covid. Jean-Luc Mélenchon a été en tout cas hier le premier grand ténor à réagir sur le sujet et en faveur du boycott. Est-ce pour autant le débat que nous attendions ?


On le sait, le football ne se révèle pas foncièrement le domaine de compétence le plus affirmé du patron de la France insoumise. Que ce soit lors de ses déclarations vaguement patriotiques la veille d’un France-Allemagne à l’Euro 2016 ou son passage au Vélodrome, il utilise surtout le sport préféré des Français pour sa com' et affiner au passage sa figure de gaulliste d’extrême gauche auprès de l’opinion. Toutefois, l’homme a du flair. Il a senti que le sujet, remis dans l’actualité par l’enquête (une énième sur la situation dramatique sur place) du Guardian, peut servir de marqueur. D’autant qu’une partie de la gauche, de Julien Bayou à Régis Juanico, des Verts aux restes du PS, s’empare de l’idée du boycott. Un terme qui sonne doux aux oreilles et à la mémoire du camp progressiste (JLM n’a pas manqué de rappeler le cas du Mondial argentin en 1978), notamment pour le sport. Par ailleurs, la question est de plus en plus fréquemment posée par Bourdin et consorts dès qu’ils reçoivent un invité ou une invitée politique. Le carnet de bal était donc ouvert.

La bataille du boycott


Jean-Luc Mélenchon, déjà candidat à la présidentielle, s’est montré encore plus offensif, avec sa verve et le ton qu’on lui connaît, lors de son passage sur RTL : « Oui, s'il y avait une bataille pour le boycott, moi j'y participerais, mais je n'ai pas beaucoup d'illusions. C'est une honte ce qui se fait là. Six mille cinq cents personnes sont mortes sur les chantiers. C'est affreux comment ils traitent les gens. » Forcément, lorsqu'on a engrangé presque 20% des voix au première tour en 2017, le verbe porte un peu plus qu’un EELV qui vise la région Île-de-France. Bien sûr, personne ne doutera également de la sincérité de son émotion ou de son indignation devant une horreur sur laquelle, redisons-le, presse, ONG, syndicats, etc. alertent dans l’indifférence depuis bientôt dix ans.

Paternalisme ?


Le problème reste l’argumentaire. Ou du moins de ne pas aller jusqu’au bout de la logique. En gros, de ne pas rester sur son champ d’intervention, en tant que politique qui finalement aspire aux plus hautes responsabilités. D’ignorer sa responsabilité première, notamment comme élu de la nation. À l’entendre, « il y a des fédérations sportives pour en discuter. Moi, je pense qu'un Français n'a rien à foutre là-bas. Mais après, bon, c'est moi. [...] Oui, les gars, je vous dis de ne pas y aller. » Or justement, la FFF a délégation de l’État. S’il doit bien interpeller quelqu’un, le lider maximo de la gauche française doit d’abord tourner son regard critique et ses exigences envers le président de la République, les ministres des sports successifs, et l’ensemble des parlementaires qui ont siégé depuis une décennie à l’Assemblée ou au Sénat. Par exemple en soulignant l’inertie ou le silence complice des divers gouvernements - dont celui de François Hollande - en la matière. Le point de vue du citoyen Mélenchon nous passionne fort peu ; en revanche, que l’une des principales figures de l’opposition dans ce pays demande des comptes et interpelle le gouvernement à ce propos, constituerait une démarche un peu plus pertinente et démocratique.


Toutefois, on saisit rapidement ensuite que ce sujet va aussi servir à repositionner de manière plus favorable et stratégique sa campagne sur des thématiques préemptées par la majorité En Marche, par exemple avec la loi sur le séparatisme : « Le Qatar est le financier de toutes sortes d'activités anti-françaises en Afrique. Il participe à l'armement et à l'organisation de milices islamiques qui ensuite nous tirent dessus. (...) On ne peut pas jouer au foot sur les cadavres, on ne peut pas jouer au foot avec des violents bornés obscurantistes comme ceux qu'on a là. » D’un point tactique, le contre s’avère parfait. Cependant, la véritable question de connaître la ligne rouge dont le franchissement rend inadmissible de participer à une compétition sportive internationale se pose. Elle devrait suffire à nourrir le débat et pousser l’ensemble du monde politique à clairement s’exprimer, y compris pour l’avenir. Pour mémoire, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, la Fédération française de rugby, qui persistait à se rendre en Afrique du Sud durant l’Apartheid, fut bien contrainte de reconnaître qu’en ce domaine, qui touche autant aux relations diplomatiques qu’à la représentation de la République et de ses valeurs, le dernier mot est donné par l’Élysée, pas par un conseil fédéral ou une quelconque fédération internationale. Voila la véritable problématique, l’impératif catégorique à la sauce de Kant, qui devrait agiter notre classe politique.

Par Nicolas Kssis-Martov
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