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Contrôle des chômeurs : et dans le football ?

On l'oublie souvent, le footballeur est un salarié (presque) comme un autre. Qui peut donc se retrouver sans emploi, à bénéficier en retour des cotisations versées quand il gagnait sa vie sur les pelouses des divers championnats de France et de Navarre. Les dernières décisions du Ministère du travail, censées renforcer le suivi des chômeurs et accélérer « leur retour » dans un poste rémunéré, vont-elles avoir un impact sur ce petit monde encore trop souvent réduit à ses seules stars millionnaires ?

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Le gouvernement vient donc d'annoncer, très courageusement par un décret du 28 décembre dernier, une série de mesures afin de resserrer le contrôles des bénéficiaires de l'assurance chômage. Un joli cadeau de rentrée qui fait bien sûr grincer des dents et qui permet en même temps de prouver à l'aile droite de la majorité et au Medef que l'on garde le cap, même après les Gilets Jaunes. Plus prosaïquement, quelles conséquences pour tous ceux et toutes celles qui travaillent dans le football ?

L'obligation d'accepter n'importe quel club ?


À titre d'illustration, autrefois, le refus à deux reprises d'offres raisonnables d’emploi provoquait simplement la suspension du versement des allocations, ce qui ne réduisait pas les droits à percevoir cette « assurance » pour laquelle vous avez malgré tout cotisé sur votre fiche de paie. Désormais, le couperet tombe directement. Tout l'humour de ce type de sanction tient, on s'en doute, dans la définition de « raisonnable » . Bien sûr, en naviguant dans les limbes de l'hypothèse, une vedette comme Adrien Rabiot pourra très bien se passer, au regard de ses revenus précédents, de toucher ses indemnités de Pôle emploi, et donc snober toutes les propositions de Guingamp, Auxerre ou Chambly. En revanche, comme le rappelle souvent l'UNFP, syndicat autant que bureau de placement, chaque saison, un certain nombre de pros ne trouvent pas d'employeur et doivent vivre de leurs économies et souvent en outre, pour les pensionnaires de National, voire de Ligue 2, de leur allocs.


Si généralement ces messieurs ont plutôt du mal à attirer l'attention des clubs - bref on ne refuse pas les offres qu'on ne reçoit pas -, la nouvelle configuration pourrait pousser beaucoup de petits pensionnaires à sortir de leur manche la carte de l'offre gratuite pour appuyer leur démarche dans la négociation. Dernier point, car souvent oublié, petite pensée pour les staffs, personnels des stades et autres administratifs qui sont généralement les premiers à faire les frais d’une relégation. Bon courage pour effectuer désormais la tournée des boulots semblables dans le secteur, équivalents et aux mêmes niveaux de salaire... Idem pour les entraîneurs des sections jeunes, les éducateurs en clubs amateurs et tous les autres qui complètent une longue liste.

La fin de l'excuse du « salaire antérieurement perçu »


Car, petite autre joyeuseté nichée dans le texte, dorénavant, il ne sera plus possible, pour se débarrasser d'une proposition jugée insatisfaisante, de se réfugier derrière son ancien niveau de rémunération. En d'autres termes et en principe, un joueur moyen de Ligue 2 n'aura plus le loisir de ne pas donner suite à deux sollicitations venant de National, même si sa fiche de paie maigrit de moitié ou des deux tiers. Il ne s'agit pas de verser des larmes sur ces cas qui ne seront jamais, sauf situations extrêmes, les plus douloureux ni les plus nombreux (il n'y aura jamais de jurisprudence Ben Arfa). Toutefois, nous ne sommes pas à l'abri de voire surgir des cas de figure ubuesques si l'envie en prenait à des présidents un peu astucieux ou revanchards, de s'amuser avec les plus faibles. Les effets seront probablement minimes sur les premiers concernés, mais ne plus verser les cotisations de certains professionnels permettra à quelques contrôleurs de faire bonne figure auprès de leur hiérarchie.

Pôle emploi is watching you


Car maintenant, le suivi (contrôle et sanction) sera centralisé par Pôle emploi. On imagine déjà les réunions autour du cas de tel ancien Lensois du coté de Lille ou d'un Vert en délicatesse avec sa ponctualité au rendez-vous, confronté à un supporter des Gones. On pourrait multiplier les scénarios à l'infini. Surtout que l'indulgence en sens inverse existera tout autant. Gageons évidemment que le sens de leur mission habitera d'abord ces fonctionnaires, soumis par ailleurs à de nouvelles charges continuelles et aux exigences de leur supérieurs, puisque bien sûr, personne ne doutera que ce type de mesures, aux intitulés si flous, ne sont évidemment pas là pour faciliter les coupes claires grâce à la massue de l'arbitraire.


De toute manière, ceux et celles qui vont subir de plein fouet cette nouvelle organisation de l'assurance chômage se recruteront majoritairement parmi le salariat ordinaire du foot français, aussi bien professionnel qu'amateur (la FFF revendique pas moins de 7000 salariés directs ou indirects, et et le seul club de Caen en compte 120). Cependant, ces petites mains (de l'attaché de presse du PSG au découpeur de citrons du Paris FC) savent déjà qu'elles émargent au régime ordinaire. Les prochains gilets jaunes auront-ils plus de classe et de sponsors sur leur revers ?

Par Nicolas Kssis-Martov
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