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Comment les Bleus ont raté le Mondial 1970

Si le Mondial 1970 était une grande fête, l’équipe de France s’est fait recaler devant l’entrée, avec, notamment, une défaite à domicile embarrassante contre la Norvège en éliminatoire. C’était l’époque où le football français était médiocre...

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Est-ce la lettre qui s’est perdue dans la nature ? Ou bien le courrier n’a-t-il jamais été envoyé ? C’est en ouvrant le journal, un matin, que Gilbert Gress a appris par surprise qu’il était retenu avec les Bleus pour affronter la Norvège, en ouverture de la campagne éliminatoire du Mondial 1970. « Je savais que le rendez-vous était à Obernai, une petite ville à côté de Strasbourg, donc je m’y suis rendu » , rembobine l’Alsacien. Qui n’a guère de doute sur la fiabilité des services postaux à l’automne 1968. « La fédération ne m’a jamais envoyé de convocation. »

« On n’emmène pas de Beatles en Angleterre ! »


Gilbert Gress et l’équipe nationale, ça n’a jamais été une histoire d’amour. Plutôt un crêpage de chignon, au sens propre, comme au figuré. Deux ans et demi avant le match face à la Norvège, l'ancien attaquant de Strasbourg et de l’OM est sélectionné dans le groupe France qui doit disputer un match amical à l’extérieur contre l’URSS, en guise de dernière préparation à la Coupe du monde 1966. « On venait de remporter la Coupe de France avec Strasbourg, situe Gress. Quand j’arrive au stage près de Reims, (Henri) Guérin, le sélectionneur, me dit : "Tu joues à Moscou, prépare-toi." Le jeudi, il revient : "Écoute, j’ai reçu un coup de fil du bureau fédéral de Paris, il faut que tu te coupes les cheveux, on n’emmène pas de Beatles en Angleterre !" Je lui ai répondu que je n’avais aucune envie d’aller chez le coiffeur. » L’attaquant du Racing ne jouera pas à Moscou et ne sera pas sélectionné pour la World Cup 1966.

« Le lundi soir, en rentrant de Moscou, à 22h, ma femme m’attend à la gare de Strasbourg. Elle me dit : "J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle." La mauvaise, je la connaissais, je ne suis pas dans les 22. "Et la bonne, c’est qu’il y a le club de Stuttgart qui nous attend à l’hôtel du Rhin pour signer un contrat de trois ans." Aller jouer en Bundesliga, à l’époque, c’était le rêve de tous les Alsaciens. Je suis parti à Stuttgart. Le deuxième match que j’ai joué contre Munich 1860, il y avait 80 000 personnes au stade en championnat ! En France, c’était des moyennes à 10/12 000... »

En Angleterre, les Bleus débarquent au Mondial avec trois sélectionneurs : Robert Domergue, Lucien Jasseron et Henri Guérin. Un indice sur l’organisation branlante de la sélection. Le premier joue la défense en ligne. Le deuxième joue le marquage individuel avec une couverture. Et le troisième a le cul entre deux chaises. « Il y en a un qui se battait avec un fusil, l’autre avec un couteau et le dernier avec une pince à linge, souffle Bernard Bosquier, le libéro emblématique des Verts d’Albert Batteux à la fin des années 1960. Quand un coach vous parle pendant une demi-heure, et que vous partez à l’entraînement avec un autre qui vous dit le contraire et un troisième qui dit encore autre chose avant le match... »

Les retrouvailles avec la Norvège


Pour les Bleus, la suite n’est pas très radieuse. En 1967, l’Allemagne de l'Ouest gifle les Bleus 5-1 à Berlin. Titulaire en équipe de France pour la première fois ce soir-là parce qu’il connaît bien ses adversaires, Gress rhabille le nouveau sélectionneur, Louis Dugauguez : « Avant le match, il me demande en tant qu’ailier droit de prendre au marquage (Wolfgang) Overath, le meneur de jeu de l’équipe d’Allemagne. Moi, sélectionneur, je n’aurais pas demandé à mon ailier droit de marquer Overath ! J’aurais mis un milieu défensif sur Overath... Je lui disais, mon arrière gauche, c’est Höttges, il joue au Werder de Brême, il va monter, lui... » .

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Heureusement, les vice-champions du monde allemands ne sont pas réunis avec les Tricolores lors des éliminatoires du Mondial 1970. Pour voler vers le Mexique, la France doit d’abord écarter de sa route la Suède et la Norvège. Un groupe à trois a priori abordable. Le premier rendez-vous est à Strasbourg : c'est la réception de la Norvège – un adversaire que les Bleus avaient battu deux fois lors des qualifications de l’édition précédente. Mais comme le présage l’averse qui s’est abattue sur les joueurs français lors d’une balade au Mont Sainte-Odile la veille du match, sur le terrain, c’est la douche froide. Défaite 1-0 à la Meinau, but d'Odd Iversen. « On n’aurait jamais dû perdre, regrette Gress. Bon, j’en ai loupé quelques-unes. Je dois en marquer au moins un ou deux... »

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Au revoir Louis Dugauguez, c’est Georges Boulogne qui le remplace. « Quand l’équipe de France a perdu contre la Norvège à Strasbourg, nous, les moins de 23, on a explosé les Norvégiens ! J’ai mis deux pions » , se souvient Jean-Claude Bras, un attaquant qui fera partie de la jeune génération lancée par le nouveau sélectionneur autour d’une colonne vertébrale Jean Djorkaeff-Henri Michel-Hervé Revelli. En septembre 1969, direction la Norvège pour la manche retour. La France l’emporte 3-1 grâce à un triplé d’Hervé Revelli, la gâchette de Saint-Étienne. Sauf qu’entre-temps, le voisin suédois est venu s’imposer largement à Oslo (2-5), ce qui ne laisse pas d’alternative aux Bleus : il faut gagner à Stockholm.

Georges Boulogne

La défaite fatale en Suède


Blessé ce jour-là, Bras n’a pas oublié la causerie du sélectionneur avant d’affronter la Suède : « Ce sont des grands balourds derrière, on va la jouer technique ! » Il pleut. Le terrain est lourd. Et le plan ne se passe pas comme prévu. Le milieu offensif lyonnais Serge Chiesa est pris sous la tenaille adverse. « Ils ont fait un putain de barrage et ils ont cassé Serge, lance Bras. Si ça avait été sur terrain sec, notre jeu... » Il mime le serpent avec ses mains : « tush tush tush tush ! » Mais la France s’incline 2-0. La victoire 3-0 au retour n’y changera rien : à la faveur de ses deux succès contre la Norvège, la Suède se qualifie pour le Mondial 1970. Les Bleus, eux, se contenteront de regarder l’édition 1970 devant leur téléviseur – en couleur, pour les plus férus des nouvelles technologies de l'époque.

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« Est-ce que j’avais l’impression de passer à côté d’un grand rendez-vous ? Ah oui, j’étais en boule ! À chaque match, il y avait une frustration. Je m’étais dit : "Je ne regarde pas cette putain de Coupe du monde." Mais ça n’a même pas duré deux secondes. La passion du foot a repris le dessus » , conclut Bras, qui se consolera cet été-là en marquant le premier but de l’histoire du PSG, le 1er août 1970, en amical (défaite 2-1 contre Quevilly). Et il faudra attendre 1978 pour que la France de Michel Hidalgo retrouve la phase finale d’une Coupe du monde. Cinquante plus tard, la mèche de Gilbert Gress, elle, n’a pas bougé.

Gilbert Gress


Par Florian Lefèvre tous propos recueillis par FL, sauf Bernard Bosquier par Mathieu Rollinger
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