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La Guinée équatoriale, faste & furia

Alors que les Comores, tombées héroïquement en huitièmes de finale face au Cameroun, et la Gambie, qui a déjà plus que réussi son tournoi, se partagent la gloire adjointe au traditionnel Petit Poucet, la Guinée équatoriale fait tranquillement son chemin et s'apprête à croiser le fer avec le Sénégal, pour une place en demi-finales. Coup de projecteur sur une sélection discrète, mais sûre de ses forces, et à l'identité bien particulière.


C'était la scène la plus cocasse de ce triste huitième de finale entre le Mali et la Guinée équatoriale. Frustré, le milieu malien Amadou Haïdara fait signe à l'arbitre après une énième faute et tire une belle grimace en mimant un plongeon avec ses mains. Une pique à destination d'Ibán Salvador Edú, l'offensif adverse, jamais le dernier pour se retrouver au sol au moindre contact et réclamer une faute. « C'est le Valbuena local » , synthétise Sébastien Migné, à la tête de la sélection équato-guinéenne juste avant qu'une pandémie mondiale ne le contraigne à quitter son poste, d'un commun accord avec la Fédération. « Il dribble, il gratte, il râle, il énerve. En plus, il a quelque chose, c'est un très bon joueur. Il pourrait jouer dans un club de Ligue 1 sans problème. » L'Algérie l'a appris à ses dépens, lors de sa défaite en poules (0-1) face à cette équipe de Guinée équatoriale : le trapu aux cheveux roses avait même été élu homme du match. « Il y a dans cette sélection une vraie qualité technique, mais aussi une grosse mentalité, doublée d'une part de vice bien latin qui rappelle nos années 1980-1990 » , détaille Migné. Le lien de parenté est tout trouvé : sur les 28 joueurs envoyés à la CAN, plus de la moitié ont aussi la nationalité espagnole, et la plupart n'avaient jamais connu leur pays d'origine avant de le représenter.


Répression hard et soft power


La Guinée équatoriale est encore aujourd'hui le seul pays de son continent où l'espagnol est langue officielle. « Il conserve une forte relation avec l'Espagne, migratoire notamment, du fait du passé colonial d'abord, mais aussi des différents régimes qui ont dominé le territoire depuis la prise d'indépendance en 1968, avance Darus Sidoine Keunang, docteur en histoire des relations internationales à l'université de Douala. Des deux régimes, en fait : le premier, autoritaire, avec à sa tête Francisco Macías Nguema, qui a entre autres fait la chasse aux intellectuels qui se sont réfugiés en Espagne ; le second, pas moins autoritaire, dirigé par Teodoro Obiang, qui détient actuellement le record de longévité pour un président en exercice - bientôt 43 ans, depuis son coup d'État en 1979. La répression extrême organisée par ce dictateur a rendu pérenne la migration vers l'Espagne. » En plus d'enchaîner les scrutins présidentiels le donnant vainqueur à 97% le plus démocratiquement du monde, Teodoro Obiang met son pays dans un état de pauvreté extrême, alors même que la Guinée équatoriale est un des États les plus riches d'Afrique grâce à sa manne pétrolière. Outre sa gestion délirante et catastrophique du pays, le dictateur pense à investir dans son équipe nationale au début des années 2000 pour en faire une vitrine honorable. Les infrastructures fleurissent, au point de coorganiser la CAN 2012 avec le Gabon et d'être l'hôte en catastrophe de la CAN 2015, après le désistement du Maroc, inquiet d'apporter sur son territoire le virus Ebola.


Bénis binationaux


Auparavant largué même au niveau régional, le pays commence en parallèle à faire les yeux doux aux ressortissants de sa diaspora au début du siècle, conscient du vivier que celle-ci lui offre. Débarquent donc des joueurs nés et formés en Espagne, biberonnés au toque, qui ne voient pas le football autrement que par le prisme du collectif. Comme Emilio Nsue, champion d'Europe U19 avec l'Espagne en 2007, ou Carlos Akapo, le capitaine, unique joueur du groupe évoluant en Liga, à Cadix. Autant de joueurs qui savent ce que la sélection équato-guinéenne doit à l'Espagne. « On a grandi dans les catégories de jeunes espagnoles, ce qui fait qu'on aime avoir le ballon dans les pieds, on se sent bien quand on est protagonistes, alors que beaucoup d'équipes en Afrique se caractérisent par un football physique ou des individualités » , confiait le 4 janvier dernier à El País Rubén Belima, l'ailier du CF Hércules d'Alicante. « Ils sont plus avancés tactiquement que la plupart des autres joueurs du continent » , affirme Migné, qui a aussi dirigé le Kenya et le Congo. « C'est un groupe très soudé, et ce que j'ai aimé chez eux, c'est qu'ils ne lâchent rien, mais rien du tout. Ils mettent la tête quand d'autres ne mettraient pas le pied. » En témoignent les sorties médiatiques toujours très guerrières des joueurs du Nzalang Nacional, comme celle de Federico Bikoro au micro de Canal+ Sport Afrique.


Pourtant privée de son meilleur joueur Pedro Obiang, le milieu de Sassuolo, c'est la plus petite des trois Guinées engagées dans cette Coupe d'Afrique qui écœure un par un ses adversaires en faisant montre d'une solidité et d'une solidarité exemplaires, et qui n'a plus encaissé un seul but depuis sa défaite face à la Côte d'Ivoire. Tout sauf une surprise, pour Sébastien Migné. « Quand j'ai été nommé, je savais que c'était le but d'aller emmerder les pays puissants. Je ne suis pas surpris de les voir à ce niveau » , conclut-il. Le Sénégal sait à quoi s'attendre.

Hakimi, franc-tireur


Par Paul Citron Propos recueillis par PC, sauf mentions.
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