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Commando Ultra, à jamais le premier

Largement inspiré par les tribunes italiennes, un petit groupe de supporters marseillais décide d’imiter le mouvement en France. Parce qu’un match se regarde debout, un fumi dans la main et une écharpe « en nœud de cravate » . Retour au début des années 1980, à la genèse du Commando Ultra, le premier groupe ultra français.

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Écoutez l’épisode 3 de la série « Supporters » , série documentaire Audible Original, qui raconte la passion et la ferveur autour de l'Olympique de Marseille.

Coincé entre le Vieux-Port et le quartier du Panier, en plein centre de Marseille, le salon de thé littéraire Cup of Tea offre une agréable vue sur Notre-Dame-des-Accoules. Le propriétaire des lieux s'appelle Gilles. Fin 2014, ici-même, il a réuni plusieurs amis dans son salon de thé pour évoquer quelques souvenirs en terrasse, à l’ombre des canisses. Il a une bise, une blague, et une tape dans le dos pour chacun. Si certains se retrouvent parfois autour d’une bière ou d’un pastis, d’autres ne se sont pas revus depuis presque vingt ans. Ce n’est pas le cercle des poètes disparus, mais des retrouvailles entre les fondateurs du Commando Ultra, le premier groupe de supporters ultras en France, créé trente ans auparavant, en août 1984.

« Faire venir Mars à Marseille »


Veste en jean, gabardine, moustache, santiags, Docksides, camarguaises, Stan Smith, petit jean... C’est la fin des années 1970 à Marseille, et la petite bande n’est pas encore constituée. Ils habitent alors à la Rose, dans les quartiers nord, à la Belle de Mai, dans le centre, à Endoume, à côté de la plage des Catalans, dans les quartiers plus chics du sud, ou à La Ciotat. L’Olympique de Marseille végète alors dans les méandres du classement. Le stade Vélodrome n’a rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui. Le virage sud, faute de monde, est le plus souvent fermé. Cinq mille spectateurs peinent à remplir les travées. « Ça tapait dans les mains, ça disait "OM", et ça s’arrêtait là » , resitue Marco, aujourd’hui expatrié sur une île à l’autre bout du monde et premier président du CU. Il y a bien quelques moments chauds, comme lors d’un Marseille-Southampton de Coupe des coupes 1977. « Beaucoup de hooligans anglais avaient fait le déplacement et foutu le bordel dans le stade. Les types du virage nord avaient défoncé les grilles pour aller les dérouiller, se souvient Gilles, présent au stade ce jour-là. Sur d’autres matchs, il pouvait aussi y avoir des grosses poussées du stade. Le terreau était là. C’était à la méditerranéenne, chaud, mais sans être structuré. »

« L’un des fondateurs des Boulogne Boys a même dormi à la maison, eh ouais. Nous, on accueillait tout le monde. » Jean-Claude, le premier capo de France
Dans le même temps, les premières images de supporters arrivent à Marseille. Victor, aujourd’hui vendeur de vinyles aux faux airs de Bob Dylan : « J’avais dix ans pour la finale de Coupe du monde 1978 en Argentine, et je revois encore ces papelitos et ces fumigènes comme si c’était hier. J’ai tout de suite accroché. » Certaines images de Onze Mondial ou de Téléfoot montrent des tribunes colorées, prises lors des matchs de Coupe d'Europe. De quoi donner des idées aux minots disséminés ici ou là dans la tribune. « J’avais pris un drap chez mes grands-parents, avec leurs initiales dessus, se souvient Gilles. J’avais écrit : "Je t’aimerai toute ma vie", et je posais ça comme on pose une bâche. » Jean-Claude a lui confectionné un drapeau pour représenter le sud de la France qu’il agite tout seul. Mais le vrai choc va venir d’Italie. D’un Juve-Ajax auquel assiste Marco, père sicilien, mère sardo-napolitaine, 16 ans à l’époque. « Pour que tout le monde sache ce qu’il est possible de faire » , il organise alors un déplacement à l’occasion d’un derby de Turin. « Tu arrives dans la tribune des mecs de la Juve, et là tu vois en face des drapeaux rouge bordeaux, des pots de fumée dans les tous sens, ces taureaux qui descendent du haut des tribunes jusqu’en bas, des écharpes partout, et tu te prends une énorme claque » , se souvient Marc, derrière ses lunettes. Pedro, un fondateur lui aussi, synthétise : « Nous, on est sur terre ; eux, ils sont sur Mars, et t’as envie de faire venir Mars à Marseille. »

Gaëtan Zampa, FR3 et Les Gendarmes de Saint-Tropez


Hélas, le public français n’a pas envie d’être obligé de se lever, ni de ne pas voir le match à cause de quelques gamins qui agitent des bouts de tissu rafistolés à l’arrache. Jean-Claude « Le Sudiste » , premier à lancer les chants dans le groupe : « Les gens nous jetaient des trucs dessus : "On s’en bat les couilles de tes chants, assieds-toi." » Gilles abonde : « Quand on ramenait des drapeaux, les gens du virage les découpaient avec des ciseaux parce qu’ils disaient qu’ils ne voyaient plus le terrain. » Il faut dire que le changement que veulent insuffler ces jeunes est radical. « On voulait vraiment ressembler aux ultras italiens : le match se regarde debout, sans perruques, ni écharpes accrochées à chaque poignet. C’était une seule écharpe autour du cou, en nœud de cravate » , remet Pedro. Les premiers déplacements sont l’occasion de revendiquer son appartenance à la cité phocéenne, et de provoquer gentiment la police et les locaux. « À l’époque, quand on voyait des gendarmes, on chantait la chanson des Gendarmes de Saint-Tropez. Ça paraît débile aujourd’hui, mais personne ne faisait ça à l’époque » , en rigole encore Gilles. Un autre souvenir : « Le match qui suit l’arrestation de Gaëtan Zampa en 1983, le parrain du milieu marseillais à l’époque de la French Connection, on chantait comme des dingues "Libérez Zampa! Libérez Zampa!" C’était du folklore, et ça nous faisait marrer. »

Lors de sa première réunion avec les ultras, rue Paradis, Bernard Tapie déclare à son bras droit, Michel Grisoli : « Je les veux. »
Mais les ultras sont les seuls à rigoler. Le journaliste du Méridional René Voléry prend sa plume pour dénoncer ce nouveau mouvement. Quant aux autres supporters présents dans le virage, ils signent une pétition qu’ils remettent à la direction du club afin d’exclure les ultras de cette partie du stade. Aucun problème : puisqu'on n'a plus envie d’eux et qu’ils veulent se voir lors des résumés de match sur l’antenne local de FR3, la trentaine déménage en quarts de virage nord Ganay, « juste en face des caméras » , précise Damien, bon chic bon genre. À l’arrivée, beaucoup de gens suivent, « car s’il y en a qui gueulent, d’autres sont contents de voir qu’il y a de plus en plus d’animation dans notre stade. » C’est l’été 1984, l’OM fait officiellement son retour dans l’élite après quatre années de D2, et le premier groupe ultra français va bientôt voir le jour officiellement.

Baby-foot, Sambo banane et raggamuffin


Première habitude prise par les ultras : allumer des torches à l’entrée des joueurs. Dans une ville portuaire, ces feux habituellement utilisés comme signalisation de détresse pour les bateaux ne manquent pas : « On faisait la tournée des magasins d’accastillage et des bateaux pour récupérer toutes les torches périmées. Et on allait aussi à Saint-Charles en "emprunter" quelques-unes dans les locomotives » , se rappelle Pedro, désigné maître ès feu d’artifice. Et quand les stocks des pêcheurs sont vides, les supporters se transforment en apprentis sorciers. Victor, hilare : « En mélangeant de la poudre et du sucre, on savait qu’on pouvait faire du chlorate. Selon le dosage, tu obtiens soit un fumigène, soit une bombe. Une fois, le truc a fait des flammes, mais pas de fumée. Des gens ont été brûlés. » Il n’empêche : le groupe se développe, et le club aimerait bien qu’il ait une existence officielle. Le 31 août, lors d’un match contre le Racing Paris, Marco propose un nom : le Commando Ultra, déjà utilisé par des groupes à Naples, ou à Rome. « Je ne suis pas allé chercher bien loin » , jugeait l’intéressé. Tout le monde accepte. Le mot « ultra » fait son apparition sur les grillages du quart de virage nord pour la première fois lors d’un derby face à Toulon.



Mais les activités sont loin de se résumer au stade. Après les matchs, la bande va manger un kebab frites accompagné d’un Sambo banane au Pharaon, sur le cours Saint-Louis, à l’entrée de Belsunce. Puis direction le bar Le Cortès, rue de Rome, à deux pas de la préfecture. Le patron les a à la bonne et les laisse peindre banderoles et drapeaux, entreposer du matériel et squatter le baby-foot à l’étage. Quand elle ne pense pas au foot, la joyeuse bande part faire la bringue dans le quartier de l’Opéra, au Rose bonbon, fumer des joints en regardant leur ville depuis les marches de la Bonne Mère, ou faire un bowling boulevard Notre-Dame, « un repaire de voyous » . Eux qui ont grandi sous l’influence des mods et de la new wave, avec The Cure ou AC/DC dans les oreilles, découvrent aussi le reggae et le raggamuffin, qui déboule à Marseille au même moment, en 1984, avec Massilia Sound System. Jo Corbeau, l’un des fondateurs du groupe, est même invité à chanter dans le virage des ultras l’une de ses chansons phares, J’aime l’OM. « Le milieu des années 1980 à Marseille, c’est le moment où la ville sort de son marasme culturel » , raconte le chanteur. C’est l’époque où les rockers, les premiers rappeurs du centre ville et les rockabillies font la fête tous ensemble. D’un coup, Marseille n’est plus cette ville où « il n’y a que la pêche, l’OM, la contrée, et les boules » , dit Victor. Au sein du Commando Ultra, des fils de chirurgien côtoient des fils de prolo, des gens d’extrême droite coudoient des gens d’extrême gauche. « À la base, on était tous tellement différents qu’on n’aurait jamais dû se rencontrer, mais on était ensemble, et c’était dingue » , dit Fabrice, entre deux gorgées de bière. Dans leurs lycées, chacun fait du prosélytisme à sa façon. Pedro fait des quêtes, sollicitant même les professeurs.

« Sont-ce des terroristes ? »


La renommée de la petite bande dépasse bientôt les frontières provençales. Des Niçois, mais aussi des Parisiens, où le mouvement ultras arrive en 1985, se déplacent jusqu’à Marseille pour prendre la leçon. « L’un des fondateurs des Boulogne Boys a même dormi à la maison, eh ouais, dit Jean-Claude, cheveux courts et épaules carrées. Nous, on accueillait tout le monde, on était ravis de partager ce qu’on avait appris avec les autres. » Les Marseillais, eux, continuent leur apprentissage en se rendant encore et toujours en Italie. « On prenait une voiture de location en disant qu’on allait à un tournoi de foot à Cassis, et on débranchait le compteur, direction Turin ou Gênes, et on prenait des notes » , raconte Victor. C’est au retour d’une de ces virées transalpines que la rengaine la plus célèbre du Vélodrome est imaginée. Gilles, son compositeur : « On avait encore été voir un Juve-Torino, et à chaque dégagement du gardien adverse, les supporters lançaient un "Hooooooooo... Forza Juve" pour motiver leurs joueurs à récupérer le ballon à la tombée. Au retour dans la voiture, on se dit qu’on devrait faire pareil au Vélodrome, et en essayant plusieurs "Hooooooo", je finis par un "Hisse enculé !", parce qu’à Marseille, "enculé", c’est le premier truc que tu dis quand tu vois un pote. Et puis ça a pris. »

« Quand on ramenait des drapeaux, les gens du virage les découpaient avec des ciseaux parce qu’ils disaient qu’ils ne voyaient plus le terrain. » Gilles, un des membres fondateurs
Désormais familiarisés avec les us et coutumes du mouvement, les ultras décident de poser pour la première fois leur bâche Commando Ultra à l’extérieur en mars 1985. Ils sont une quarantaine dans le car à destination de Monaco. À l'entrée des joueurs, ils allument 20 torches SNCF, glanées gare Saint-Charles quelques jours plus tôt. Le début du match est retardé de 15 minutes. Au micro de Canal+, Charles Biétry commente, ahuri : « Ils ont un arsenal de fumigènes inégalé en Europe. » Michel Denisot est nettement plus inquiet : « Sont-ce des terroristes ? » s’interroge-t-il en direct. La question va trouver une certaine résonnance. D’autant que les ultras ne sont pas les derniers quand il s’agit d’expérimenter les conneries, comme lorsqu'un des leurs balance un pétard de calibre mammouth dans la guérite du type chargé de changer les ardoises du score sur le panneau d'affichage. « En même temps, resitue Victor, les mecs l’avaient prévenu. Quand l’équipe adverse a marqué, ils lui ont dit : "Change pas le score ou on te fume !" » Au-delà du folklore, le CU fait parfois le coup de poing. « À l’époque, il n’y avait pas de parcage visiteurs, donc on se faisait notre place pour poser notre petit bout de bleu et blanc au milieu de pères de famille qui n’hésitaient pas à aller à la castagne » , précise Sylvain, short et T-shirt OGM, pour Organisme génétiquement marseillais. Les matchs les plus chauds ont lieu lors du derby face à Toulon. « Chaque match là-bas, c’était vraiment chaud, la ville était tout le temps en chantier, les mecs venaient avec des pioches, nous jetaient des boules de pétanque sur le car, raconte Marco. Notre car a même failli tomber dans le port une fois. Avec le recul, je me dis que ça aurait pu mal se passer, et je suis pas fier de tout ça. » Gilles : « C’est vrai qu’on était un peu cons parfois. » Et des « conneries » , comme les appelle Gilles, il y en a eu : « Tout n’a pas toujours été facile. Pendant deux matchs, des types avaient bâché "Weiss und blau korps" (un groupe d'extrême droite, N.D.L.R.), ils pensaient qu’on était un truc politisé, on leur a expliqué que c’était hors de question qu’ils reviennent avec ça. »

Zeus, le Heysel et Action directe


En 1986, un nouveau personnage pose ses valises à Marseille : Bernard Tapie. L'entrepreneur a pour mission de relancer un club qui vient de frôler la faillite. Lors de sa première réunion avec les ultras, rue Paradis, le boss déclare à son bras droit, Michel Grisoli : « Je les veux. » Ce dernier, homme de confiance chargé par Tapie de l’animation du stade, retrace le contexte : « Pour Bernard Tapie, le foot était un spectacle, et pour qu’il soit le plus complet possible, il voulait que les supporters et leurs animations en fassent partie. Et quand vous êtes chargés d’organiser un spectacle, avoir 20 000 figurants volontaires, c’est plutôt pas mal ! » « Il avait surtout compris qu’il valait mieux nous avoir avec lui que contre lui » , explique Marco. Tapie a quand même une condition en échange de sa protection : il faut changer de nom. « Commando Ultra, la tête de mort, ça faisait peur aux autorités » , retrace Marco. Gilles : « Les pouvoirs publics pensaient qu’on était un groupe d’extrême droite caché, on devait tout le temps se justifier, dire que nous, on était juste là pour l’OM, pas des anciens franquistes planqués, ni des mecs d’Action directe. » Il faut dire que le Heysel n’est pas de nature à rassurer l’opinion sur le public des stades de football. « Pour dire la vérité, j’ai peut-être inventé que la DST (Direction de la sécurité du territoire, N.D.L.R.) avait un œil sur eux » , s’amuse Grisoli des années plus tard.

C’est au Quick de la place Castellane que le CU se réunit pour réfléchir à son avenir. Quelques jours avant la finale de Coupe de France face à Bordeaux en 1986, les ultras rédigent, à la main, un communiqué « Ultras oui, hooligans non ! » Commando Ultra s’appelle désormais Ultras Marseille, et une main de Zeus tenant un éclair, rappelant les origines grecques de la ville, remplace la tête de mort. Avec ce toilettage, ils sont prêts à envahir la capitale. Une voile de 40 mètres de long, 5 000 ballons bleu et blanc, des milliers de rouleaux de PQ senteur lavande et le traditionnel mur de fumigène, le Parc des Princes n’avait jamais abrité pareille kermesse. Une finale, certes perdue, en forme de déclic pour beaucoup. « C’était la première fois qu’on était autant médiatisés, et pour la première fois, beaucoup de gens se sont dit : "Ce que font ces petits jeunes, c’est très bien" » , remet Gilles. Dès la saison suivante avec Tapie aux manettes, l’OM change de dimension. Papin et Förster rejoignent le Vieux-Port. Les ultras quittent leur berceau du virage nord pour le virage sud amorphe. Ils ne bougeront plus. Plus de trente ans plus tard, les anciens combattants, redevenus Commando Ultra entre-temps, ont toujours la passion de l’OM, un peu moins celle du stade. Le jour de leur 30 piges, le 31 août 2014, ils mobilisent tout de même un cortège derrière une bâche « Vieille Garde » et prévoient un déplacement tous ensemble dans la saison. Histoire de marquer le coup. « De toute façon, on s’est tellement de fois sauvés la vie et on a tellement vécu de belles choses qu’on restera à jamais les premiers » , dit Gilles.




Écoutez l’épisode 3 de la série « Supporters » , série documentaire Audible Original, qui raconte la passion et la ferveur autour de l'Olympique de Marseille. Par Anthony Cerveaux et Lucas Duvernet-Coppola, à Marseille
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