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Coman, la Juve est déjà loin

Installé dans la capitale bavaroise depuis la fin de l'été 2015, l'ancien Turinois est en train de réaliser des débuts tonitruants dans son nouveau club. Au point d'avoir tapé dans l'œil de Didier Deschamps et de donner des regrets aux tifosi bianconeri, qu'il semble avoir définitivement oubliés.

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Loin des yeux, loin du cœur. Pour le jeune Kingsley Coman, le célèbre proverbe est véritablement en train de se vérifier en Bavière. Barré par Carlos Tévez et Álvaro Morata sur le front de l'attaque turinoise l'an passé, puis par des piliers comme Pogba, Vidal ou Marchisio au milieu, le Français n'a jamais trouvé sa place dans les rangs bianconeri. La faute à un manque criant d'expérience (Kingsley est tout juste majeur quand il signe à la Juve), mais aussi à des titulaires littéralement imbougeables. Car même si son temps de jeu a été multiplié par douze par rapport à sa saison précédente à Paris (passant de 52 à 640 minutes), le petit en voulait plus et a donc décidé, contre toute attente, de rejoindre l'immense Bayern l'été dernier. Prêté deux saisons chez l'ogre bavarois, Coman s'expose à une concurrence encore plus rude qu'à Turin. Beaucoup le voient échouer, l'imaginant croupir dans la réserve du champion teuton, lui s'en moque et préfère suivre son instinct. « C'est un rêve qui devient réalité » , déclarait-il à la presse peu après sa signature. Sept mois plus tard, non seulement le rêve du Français s'est réalisé, mais le pari, son pari, est remporté haut la main.

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Kingsley l'opportuniste


Ligue 1, Trophée des champions, Scudetto, Coupe d'Italie, Supercoupe d'Italie. Voici, pêle-mêle, la liste des récompenses décrochées par Kingsley Coman lors des deux dernières saisons. Liste à laquelle il faudra peut-être ajouter une Bundesliga, une Coupe d'Allemagne et une Ligue des champions prochainement. Le tout à 19 ans, et quasiment sans jouer – du moins au PSG et à la Juve. Quand certains évoqueront son flair ou sa malice, d'autres préféreront parler d'opportunisme. Ce qui est sûr, c'est que Coman sait se faire désirer. Du PSG au Bayern en passant par la Juventus et l'équipe de France, le petit Parisien a réussi à amadouer à la fois joueurs, entraîneurs et dirigeants. Quand il quitte Paris à l'été 2014, le président Al-Khelaïfi vient de lui faire une proposition difficilement refusable : un contrat pro assorti d'une paie à 25 000 euros par mois. Pourtant, Kingsley refuse et part rejoindre Pogba et Tonton Pat' à Turin, avec trois trophées dans la musette et 55 minutes chez les pros dans les jambes. Malgré des qualités plus qu'évidentes, le pari est osé côté italien. Coman n'a encore rien prouvé ? Pas grave. Allegri croit tellement en lui qu'il l'aligne dès la première journée aux côtés de Carlos Tévez. Mais de l'espoir va rapidement naître la déception. Cantonné au banc de touche, le gamin sort déçu de cette saison passée à grappiller des bouts de matchs. Persuadé que l'herbe sera plus verte ailleurs, il file en prêt au Bayern avec la ferme intention d'y trouver enfin son bonheur. En prenant soin d'emporter avec lui Scudetto, Coupe et Supercoupe d'Italie.

Kingsley l'ambitieux


« On est jeunes et ambitieux / Parfois vicieux / Faut qu'tu te dises que / Tu peux être le prince de la ville si tu veux / Où tu veux / Quand tu veux » , rappait le 113 en 1999. Dix-sept ans plus tard, force est d'avouer que ces paroles collent à la peau du jeune Kingsley. Car, s'il n'est pas encore le prince de Munich, l'ancien Turinois peut se targuer d'être devenu l'un des chouchous de Guardiola. À voir la confiance que lui octroie l'Espagnol et, surtout, son rendement sur le pré, difficile de lui reprocher son ambition et sa persévérance. Alors que beaucoup auraient choisi d'être prêté dans une équipe inférieure après une année quasi blanche à la Juve, lui a suivi son instinct, persuadé qu'il pouvait faire mieux malgré son jeune âge. Et aussi improbable que cela puisse paraître, Coman a trouvé sa place dans l'effectif gargantuesque du triple champion d'Allemagne. « Je suis obligé de constater que je suis en avance. Mais je ne me sens pas comme un surdoué. Je me sens plus mûr sur certains points, moins sur d'autres, comme la patience. Je ne me considère pas comme un joueur de dix-sept ou dix-huit ans qui a des choses à envier à des gars de vingt et un ans » , lâchait-il au journal L'Équipe mi-juillet. Curieux de voir comme une déclaration si prétentieuse peut s'avérer aussi réaliste huit mois plus tard.

Kingsley le bienheureux


Avec les longues blessures de Robben, Ribéry et Götze, Pep Guardiola a été contraint de revoir ses plans. Et, donc, de lancer rapidement Coman dans le grand bain. Titularisé à droite de l'attaque dès la cinquième journée, le Français ne met qu'une petite heure avant de percer les cages de Darmstadt. Un mois après son arrivée en Bavière, Kingsley a déjà mis deux buts, délivré quatre passes décisives et joué autant que lors de ses sept premiers mois à la Juve. Et comme tout roule en championnat, Guardiola n'hésite pas à l'envoyer au casse-pipe en C1 où le minot multiplie les offrandes : cinq en quatre matchs pour des collègues qu'il ne cesse de surprendre. Samedi encore, Coman a disputé l'intégralité de la rencontre face au Werder en offrant un doublé à Thiago Alcántara et un troisième but à Müller pour une victoire 5-0 du Bayern. Trois ans après sa toute première apparition en Ligue 1 avec Paris, le chemin parcouru par le petit gars du 77 est bluffant. Après des débuts timides dans les travées du Parc et du Juventus Stadium, Kingsley Coman, à 19 ans et neuf mois, est en train de donner une sacrée leçon d'insolence aux supporters allemands. Mais aussi à Didier Deschamps que l'on imagine mal se passer du King cet été s'il continue à ce rythme.



Par Morgan Henry
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