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Claudio Ranieri, the Londoner bétonneur

Plus mauvaise défense (31 buts encaissés) et dernier de Premier League, Fulham a fait appel à un entraîneur bien connu en Angleterre pour relever son équipe : Claudio Ranieri (67 ans), dont les idées tranchent avec celles de son prédécesseur Slavisa Jokanović. L’Italien devra assurer la transition des esprits d’un jeu de possession à un jeu plus direct. La réception de Southampton cet après-midi donnera, déjà, une idée sur la capacité d’un groupe talentueux à adhérer à un discours si particulier.

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Lorsqu’en avril dernier, Claudio Ranieri préférait passer un week-end à Londres plutôt qu’assister aux 75 ans du FC Nantes, on lui prêtait déjà des intentions. Celles de revenir dans une ville qu’il aime tant, et où il a déjà passé quatre ans de 2000 à 2004, replaçant Chelsea sur la carte du football européen. Pour esquiver ce week-end nantais, l’Italien avait prétexté un « dégât des eaux » chez lui. Moins de huit mois plus tard, une tâche plus dans ses cordes lui est confiée : réparer la défense du Fulham FC. The tinkerman (le bricoleur) est revenu à Londres avec son sourire, ses outils et sa méthode. « C’est important de changer quelque chose, Fulham concède trop de buts. Je suis un entraîneur italien, et pour nous, c’est important de ne pas prendre de buts » , lâchait-il lors de sa présentation.

Ranieri – Fulham : it’s a match !


Lors de son passage à Leicester, Claudio Ranieri offrait des pizzas à ses joueurs en cas de clean sheet. Arrivé à Cottage, il a upgradé son offre. Pour les Whites, ce sera des burgers s’ils parviennent à garder leur cage inviolée. Et pour cause, Fulham est dernier de PL, et plus mauvaise défense avec 31 buts encaissés. Déjà six dérouillées avec au moins trois buts concédés jusque-là. Face à Tottenham, City, Arsenal certes, mais aussi contre Everton, Cardiff ou Bournemouth, moins reluisant. Avec les arrivées d’André Schürrle, de Jean-Michaël Seri ou encore de Luciano Vietto, l’ex-coach Slavisa Jokanović s’était senti pousser des ailes, continuant le football débridé pratiqué la saison dernière en Championship.


Pas aidé par un nombre important de blessés en défense, le Serbe n’a jamais aligné la même équipe depuis le début de saison. Il est aussi celui qui a le plus changé son onze de départ au cours des douze premières journées avec 33 remplacements, devant Manchester United à 29. Un tâtonnement tactique qui l’a poussé vers la sortie, et lui a valu d’être remplacé par un coach aux idées opposées, et aux schémas de jeu plus stéréotypés. Comme enfiler gants, bonnet, et écharpe alors qu’on a déjà la crève. Ranieri sera le remède des Whites. Caché derrière son sourire, et ses blagues, il le répète, ses équipes reposent d’abord sur une grande stabilité défensive. « Ma priorité, c’est d’avoir une équipe bien positionnée et compacte. Je calcule l’espace entre les joueurs de manière presque scientifique » , confiait-il au JDD en janvier dernier. À Fulham, il s’attellera d’abord à trouver un back four qui ne bougera pas.



Derrière les brillants Vardy et Mahrez, la base du titre de Leicester en 2016 fut le Simpson-Huth-Morgan-Fuchs, avec deux latéraux imposés en cours de saison parce que meilleurs défenseurs. Cette année-là, Leicester finit champion et deuxième meilleure défense de PL. Le cinquième défenseur de Ranieri, lui, est toujours un milieu de terrain. Makelele à Chelsea ? Ou Kanté chez les Foxes ? Trop évident. Lorsqu’il arrive à Nantes en 2017, Ranieri fait d’un joueur méconnu la pièce maîtresse de « son » FCN. Capable de ratisser des ballons, bon dans les airs, Abdoulaye Touré deviendra l’un des cadres des Canaris. « J’ai vu tout de suite qu’il ferait de bonnes choses. Il est capable de réussir des passes risquées, mais je lui demande surtout d’assurer la première relance » , expliquait le Romain. Avec lui, la saison dernière, le FC Nantes a fini deuxième meilleure défense de Ligue 1 derrière le PSG. Frank Zambo Anguissa, peu utilisé depuis le début de saison, peut commencer à acérer ses crampons.

Liberté, Solidité, Fraternité


La solidité derrière, la liberté devant. L’idée de Claudio Ranieri est simple : plus son équipe sera solide, plus ses talents offensifs pourront s’exprimer. Et après son recrutement estival, Fulham n’en est pas dépourvu. Mitrović, Seri, Sessègnon, Schürrle. Ces deux derniers ont la vitesse pour assumer ce jeu de transition. Mais avant le terrain, la transition devra être faite dans les têtes. Accepter de passer d’un jeu de possession, qu’ils n’ont certes jamais maîtrisé, à un jeu où les efforts défensifs de chacun compteront. Sous Jokanović, Fulham était la septième équipe de PL en matière de précision des passes (80,7%), seulement devancée par le Big Six.


Après sept défaites d’affilée TCC, ce premier match face à Southampton offre l’occasion aux Cottagers d’indiquer qu’ils ont reçu le message d’un Mister en recherche d’unité. « J’ai parlé aux joueurs, je leur ai expliqué mes idées, ma philosophie, et ils ont compris. Maintenant, nous devons montrer notre fighting spirit. C’est important qu’ils me suivent à 100% » , indique Ranieri. Pour ceux qui ont vu évoluer Fulham depuis le début de saison, ce samedi à Craven Cottage, le « spectacle » risque d'être étonnant. Affublé depuis son époque Blues du surnom de bricoleur, Claudio Ranieri s’en est souvent défendu. À raison : le Romain est plutôt un bétonneur. Mais bon, il n’y a pas de sot métier.

Par Romuald Gadegbeku
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