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City brille à Séville et se qualifie

Avec son armada de talents, Manchester City a aisément dominé Séville en Espagne. Battu 3-1, le club andalou a rapidement plié sous les coups de boutoir des Anglais, emmenés par une puissance offensive impressionnante. City s'empare de la première place et assure déjà sa qualification pour les huitièmes.

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FC Séville 1-3 Manchester City

Buts : Trémoulinas (25e) pour le FC Séville / Sterling (8e), Fernandinho (11e), Bony (36e) pour City

Sous les applaudissements des supporters anglais, Raheem Sterling checke ses potes. Après mille accélérations et autant d'appels, le jeune Anglais va s'asseoir sur le banc de son clan. À sa place ? Kevin De Bruyne. City est une machine. Un robot porté par des fusées Navas/Sterling sur ses côtés, et soutenu par ses imposantes bases Touré/Fernandinho. Avec ses dernières recrues, le club anglais dégaine autant d'armes et de munitions que son propriétaire a de zéros sur ses comptes bancaires. À tel point qu'il peut se permettre de débuter sans un moteur De Bruyne dans son onze de départ. Mais si City est capable, comme ce soir, de tout démolir grâce à ses cartouches offensives, il le paye forcément un peu par un manque d'équilibre défensif. Pour le plus grand bonheur des yeux. Car quand City joue de cette façon et attaque sans trop réfléchir au résultat final, la rencontre devient régal. Des occasions en veux-tu en voilà, un ballon qui gravite entre les deux extrémités du terrain, une intensité de tous les instants et une victoire convaincante des Anglais devant un Séville inspiré, mais moins talentueux : les fans citizens ont pris leur pied. Avec, au bout, une qualification pour les huitièmes de finale. Déjà.

Bienvenue chez Big Fernand


Parce que Manchester City n'a pas forcément besoin de gagner - il possède trois points de plus que son adversaire du jour -, Pellegrini a choisi de densifier son milieu de terrain, avec les deux gros travailleurs homonymes, Fernandinho et Fernando. Yaya Touré se place juste au-dessus, au poste de numéro 10. Mangala est sur le banc, comme De Bruyne, ce qui est plus surprenant. Côté Séville, Llorente mène l'attaque, avec Konoplyanka, Banega et Vitolo en soutien. Mais si les choix du Chilien semblent prudents, le boss de City n'est pas venu en Espagne pour fermer le jeu. Et les supporters du stade Ramón-Sánchez-Pizjuán s'en rendent vite compte.

Après un quart d'heure de jeu, le tableau d'affichage est déjà de 2-0 et les potes de Touré ont eu le temps de frapper une dizaine de fois. Sterling et surtout Fernandinho, débarrassé d'une partie des tâches défensives grâce à la présence de Fernando, sont en feu. Sur l'ouverture du score, le second sert parfaitement le premier. C'est encore le jeune Anglais qui s'arrache pour récupérer le cuir et permet à l'omniprésent Brésilien d'aggraver le score. Suffisant pour ralentir le rythme ? Au contraire. Au vrai, la rencontre part en vrille avec des occasions de part et d'autres. Navas touche le poteau, Llorente rate un but tout fait, l'arbitre oublie un péno sur une main de Sagna et les vagues bleues sont toujours dangereuses. À la 25e, Coke, qui avait tout foiré jusque-là, se décide à jouer : après un joli numéro sur le côté droit, le milieu de terrain dépose le ballon sur le crâne de Trémoulinas, qui réduit le score. City s'en tape et continue sa mission destruction : après un sauvetage de Hart et un amour de contrôle de Navas, Bony plante un nouveau but sur un beau travail de l'homme aux yeux de cristal. Le temps que Krychowiak, un peu à la rue devant la vivacité des offensives adverses, récolte sa biscotte, et l'arbitre siffle une pause bien méritée.

Emery impuissant


Au retour des vestiaires, Krohn-Dehli remplace Iborra. Coke laisse sa place à Mariano quelques instants plus tard. Las, le scénario est le même : Manchester est revenu sur le terrain pour marquer des buts, et Séville ne laisse pas tomber. Bony bouffe la feuille, Fernandinho se montre toujours aussi menaçant, tandis que les Espagnols répondent par plusieurs corners. Sterling, lui, continue de faire des misères aux défenseurs adverses. Pour retrouver un peu de réalisme, Emery lance Immobile pendant que Llorente rejoint le blanc sous des sifflets sévères. Mais les Anglais restent les maîtres du terrain, au moins en termes statistiques : à 20 minutes du terme, ils en sont à vingt tirs dont la moitié cadrés. Si le rythme baisse logiquement en même temps que la sortie de Sterling, City semble pouvoir planter son quatrième but à tout moment. Pellegrini décide enfin de fermer boutique avec l'entrée de Delph pour Bony et de Demichelis pour Fernandinho à la 85e. Le résultat était de toute façon acté depuis la 15e minute. Le message de Manchester City, qualifié ce soir pour les huitièmes de finale, est en tout cas bien passé : il faudra aller les chercher cette saison en Ligue des champions. Et marquer beaucoup de buts pour espérer davantage qu'une défaite.

Par Florian Cadu
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