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Christian Constantin, le Tapie rouge

Déclarations tapageuses, procès avec l’UEFA, recrutements malgré l’interdiction de la FIFA, Christian Constantin, historique président des rouges et blancs du FC Sion, n’en fait souvent qu’à sa tête. Dirigeant exigeant, il vient d’ailleurs de virer son huitième coach en moins d’un an et nommé Gennaro Gattuso en remplacement. Tour d’horizon du « Bernard Tapie des Alpes » .

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« Si les joueurs veulent jouer aux cartes ou manger une fondue, qu’ils le fassent. Qu’ils s’autogèrent comme bon leur semble. » Excédé par son groupe, Christian Constantin a mis les joueurs face à leurs responsabilités. Après un huitième entraîneur remercié en onze mois, ou du moins écarté puisque l’Espagnol Munoz est toujours au club, le président du FC Sion a dit stop. « Maintenant, démerdez-vous.  » Gennaro Gattuso est donc devenu entraîneur-joueur il y a près d’un mois. L’Italien a déjà « dirigé » trois matchs depuis sa nomination et semble d’ailleurs bien parti pour battre un drôle de record. Depuis le départ de Laurent Roussey en avril 2012, aucun entraîneur n’a tenu plus de huit matchs sur le banc du club valaisan (il s’agit de Sébastien Fournier). La palme revient même à Rolland Courbis qui, faute de diplôme suffisant pour exercer en Suisse, n’est resté qu’un seul petit match à ce poste suicidaire.

Président depuis 2003, « CC » avait déjà occupé ces fonctions entre 1992 et 1997. Quinze ans durant lesquels Sion a remporté six Coupes de Suisse, deux championnats (le dernier remonte à la saison 96-97) et connu une remontée dans l’élite du football helvète. Si le FCS en est là aujourd’hui, il le doit à la passion, l’abnégation et l’argent de son dirigeant. « Tout lui appartient à Sion. Le budget et le centre d’entraînement. Et comme c’est un président très ambitieux qui veut des résultats immédiats, cela devient parfois compliqué à gérer. » Pour avoir entraîné deux fois le FC Sion (2003-2004 et 2009-2010), Didier Tholot connaît parfaitement les méthodes de Christian Constantin. « Il peut être très sympa, mais dès que ça touche le totomat (les résultats en suisse), il peut devenir très cassant et virulent. Il est en perpétuelle discussion, il faut se justifier sans arrêt. Comme j’ai eu besoin d’avoir ma liberté, j’ai préféré partir  » , résume l’actuel coach de la Berichonne Châteauroux.

Président et coach

À tel point que l’entrepreneur de 56 ans s’est même offert le luxe de diriger son équipe. Une première en Europe. Et il a récidivé trois fois. La première était en 2008 après le départ du Uli Stielike (cinq matchs, en duo avec Christian Zermatten du centre de formation). La deuxième lors de la demi-finale de la Coupe face à Lucerne, en 2009. Et la troisième et dernière, pour le moment, en avril 2012 avec Sébastien Fontbonne. À la question de savoir s’il a dépassé les bornes en coachant, il répond simplement : « Si je remplace l’entraîneur et que je perds, ça signifie que j’ai mal fait mon truc. Mais si je gagne, j’ai bien fait. Comme c’est la deuxième variante qui s’est produite, je suis assez content d’avoir remplacé les entraîneurs à ces moments-là. » Dans le fond, difficile de le contredire. Mais quand on pense que 37 entraîneurs se sont succédé sous l’ère Constantin, on se demande comment il est possible d’avoir des résultats dignes de ce nom.

«  Ce club, c’est un peu les sables mouvants. Dès qu’il y a une tempête, elle emporte tout  » , décrit Didier Tholot. Parce qu’en plus du poste d’entraîneur devenu le métier le plus précaire du pays, Sion est aussi au cœur de nombreuses affaires avec la FIFA, l’UEFA ou encore l’ASF (Association suisse de football). En 2009, après avoir fait signer le gardien de but El-Hadary, alors toujours sous contrat avec son club égyptien, la FIFA interdit le club de recrutement pendant deux périodes de transfert consécutives. Cette sanction débute lors du mercato hivernal 2011. Constantin s’en cogne. Il recrute quand même six joueurs, qui prennent part aux rencontres du début de saison, dont le fameux match de barrages pour l’Europa League contre le Celtic. Malgré la qualif obtenue sur le terrain, Sion est exclu de la compétition. Les différents recours devant les tribunaux n’y changeront rien. Un exemple parmi tant d’autres. Christian Constantin ne se laisse pas faire et n’a pas peur d’éventuelles remontrances. D’ailleurs, combien de fois s’est-il attaqué au corps arbitral en Super League ? « La seule chose que je constate, c’est que depuis ces campagnes, je n’ai plus eu d’erreur d’arbitrage majeure. On a ouvert un dialogue, une relation, et ça a amélioré les choses. » Simple, vu comme ça.

Le Bernard Tapie des Alpes


« CC » est un puits sans fond pour la presse locale. Un bon client. Toujours dans la provoc’, il dit ce qu’il pense, sans se soucier des retombées médiatiques. Alors forcément, il traîne derrière lui quelques surnoms sympathiques. L’empereur valaisan, le Gaudy de Martigny, le Bernard Tapie des Alpes... «  Tapie a été le seul et unique président français à avoir ramené une Ligue des champions. Il a dépoussiéré le foot français. À l’époque, il me disait que les types comme nous étions comme des grands bestiaux sur qui les gens aimaient bien taper. Mais ce sont finalement ces bestiaux qui font avancer le traîneau. » Il rêve désormais de voir Sion disputer la Ligue des champions pour suivre les traces de son illustre homologue. « Ce qui est pharaonique, c’est ce que les êtres humains ne peuvent pas réaliser. Tout ce que les êtres humains peuvent faire de bien et de manière intelligente n’est pas pharaonique  » , Christian Constantin I, musher des temps modernes.

Une vidéo suffit pour mieux comprendre la folie du personnage

Vidéo


par Anthony Davière
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