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Chérie, j’ai rétréci la Ligue 1

Si Rennes, Bordeaux et Marseille ont foutu la honte au football français ce jeudi, c’est toute la Ligue 1 qui peut rougir. Quatre-vingt-un jours après la victoire de la France en finale de la Coupe du monde, le pays va mal. On se demande ce que l’Assemblée nationale attend pour s’emparer du sujet.

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On sait désormais pourquoi les étudiants français consacrent leur jeudi à picoler. Le quatrième jour de la semaine civile est celui où l’on a envie de tout oublier. Alors buvons, et oublions à jamais cette épouvantable journée que Rennes, Bordeaux et Marseille ont décidé d’infliger au football français. Ce jeudi matin, ces trois-là s’étaient réveillés avec la même double mission qui incombe à chacun des clubs français un jour de match de Coupe d'Europe : honorer son propre blason et représenter le football français dignement. En somme, être une vitrine à peu près correcte. Ce vendredi matin, la police et les syndicats sont formels : les vitrines ont été caillassées par trois rebelles venus du Kazakhstan, du Danemark et de Chypre. Laissons Éric Zemmour souligner que les trois vandales sont étrangers et concentrons-nous sur les victimes – car c'est bien de victimes dont il s'agit.

Quatre-vingt-un jours après avoir regardé le monde de haut depuis la Russie, le foot français a décidé de revenir sur terre. Une terre qui lui rappelle à quel point le niveau de son championnat n’est pas folichon. Il ne s’agit pas de se comparer à l’Espagne, l’Angleterre et blablabla, et droits TV et gnagnagna. Non, l'idée consiste simplement à se souvenir que si se bagarrer avec le Portugal ou la Russie dans la course à l’indice UEFA ces dernières années a été la principale activité des clubs français sur la scène continentale, c’est qu’il y a une raison. La France fait partie des cinq grands championnats européens ? Mouais. Quand Allemands, Anglais, Espagnols et Italiens se réunissent autour de la même table, sûr qu’ils s’accordent pour dire que la roue du carrosse réservée au voisin français est celle que l’on ne retrouve que dans l’expression.

De qui se moque Rennes ?

Résumons : il n’était que 16h50 quand Rennes a ouvert le bal à Astana. Une heure et demie plus tard, on avait déjà envie de payer les musiciens. Les Bretons ont suffisamment surjoué le manque d’adrénaline des joutes européennes ces dernières années pour qu’on se persuade que oui, ils allaient jouer le jeu le jour où l’occasion leur serait donnée de le faire. Avoir laissé Hatem Ben Arfa et – surtout – Ismaïla Sarr à la maison pour ce déplacement au Kazakhstan ont eu le mérite de donner une réponse : les Bretons se cognent de la Coupe d’Europe. S’ils se qualifient pour les 16es de finale, on criera au formidable management de Sabri Lamouchi qui aura jonglé à la perfection avec la torche enflammée de la Ligue 1 et le couteau européen. En attendant, non content d’être dans le dur en championnat, les Bretons ont décidé que le livre de leur histoire se décorerait d’une ligne « défaite logique à Astana, 2 à 0, buts de Zaynutdinov et Tomasov » .

De qui se moque Bordeaux ?

Dans la foulée, Bordeaux, qui a déjà consommé un coach (Gustavo Poyet) et une crise depuis le début de la saison, s’est quasiment mis hors course pour la qualif’ en échouant face à Copenhague (1-2). Un hold-up, ça peut arriver. Et pour le coup, les Girondins ont frappé deux fois sur le poteau, raté un penalty et encaissé le coup de grâce à la 92e minute (1-2). Mais quand on aligne son équipe type et qu’on perd à domicile contre le 4e du dernier championnat du Danemark, il y a sûrement d’autres explications à avancer que le manque de chance. Surtout deux semaines après avoir bégayé au Slavia Prague (1-0)...

De qui se moque Marseille ?

Et puis il y a Marseille. Valeureux finaliste de cette même Ligue Europa au printemps dernier, l’OM aurait été à jamais le premier club français à soulever une C3 si l’Atlético de Griezmann n’était pas passé par là. Au lieu de ça, les années passent, 47 éditions de cette Coupe d'Europe ont eu lieu et aucun club de l’Hexagone n’a été foutu d’aller lui tirer les oreilles. Les Olympiens auront encore du mal à aller la chercher cette année. Deux semaines après avoir chuté au Vélodrome face à Francfort (1-2), les joueurs de Rudi Garcia avaient rendez-vous à Limassol pour repartir de l’avant. Avoir encaissé 9 buts en 3 matchs de Ligue 1 entre ces deux échéances continentales aurait dû donner une idée de ce qui était susceptible d’arriver au grand Yohann Pelé. Son équipe a eu beau mener de deux buts, elle a cédé comme une bande de petits garçons fragiles (2-2, 74e et 92e). On est en droit d’attendre autre chose d’un finaliste en titre quand il se mesure au 4e du dernier championnat de Chypre.


Dans une semaine qui a vu Monaco confirmer son saut à l’élastique sans élastique à Dortmund (3-0) et Lyon célébrer comme un baccalauréat obtenu avec mention un nul contre le Shakhtar Donetsk (2-2), il va sans dire que tout le football français mérite d’être éclaboussé. Et que toutes les équipes de Ligue 1 ont intérêt à prendre ce jeudi noir comme le leur.

Un gin tonic, s’il vous plaît.

Par Matthieu Pécot
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