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Châteauroux, bons baisers de Bruges

C'était il y a onze ans. Après une finale de Coupe de France perdue face au PSG, la Berrichonne s'offrait le luxe d'un billet pour la Coupe de l'UEFA et d'un premier tour contre le FC Bruges. Retour sur une page d'histoire.

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C'est l'un des vestiges d'une époque aujourd'hui révolue. Un soir de septembre 2013, dans ses bureaux de Nyon, l'UEFA décide de supprimer la possibilité pour un finaliste de coupe nationale de disputer la C3. Une réforme pour favoriser le niveau, sûrement, mais briser un certain charme. De ce passé demeurent quelques noms, dont celui de la Berrichonne de Châteauroux, battue au terme d'un roman incroyable en finale de la Coupe de France, le 29 mai 2004, contre le PSG sur un coup de casque de Pauleta. « Ce jour-là, il nous a sûrement manqué un brin d'expérience. On avait eu un parcours bourré de réussite, mais sur la finale, on n'a pas été ridicule. Reste que, sur un détail, tu te mords les doigts » , dicte Victor Zvunka, l'entraîneur berrichon de l'époque.

Reste qu'en montant à Paris ce soir de mai, Châteauroux a compris. Victor Zvunka : « Quelques heures avant la demi-finale contre Dijon (2-0, ndlr), Paris se qualifie à Nantes. De par sa situation en championnat, le PSG était déjà quasiment sûr de disputer au minimum le tour préliminaire de la Ligue des champions. Je savais que si on gagnait, on allait jouer l'Europe à 90%. » Finalement, le PSG termine deuxième du championnat, Châteauroux s'incline à Saint-Denis, mais disputera la Coupe de l'UEFA. Rien que ça. « Comme des puceaux dans un harem » , résume Karim Fradin, aujourd'hui manager général des Chamois niortais.

Évian, le stage commando


L'opportunité est belle. Victor Zvunka le sait, mais à l'aube de démarrer la saison, l'ancien joueur de l'OM a peur. « Avec du recul, on en a pris plein la gueule, ce stage-là. On était à Évian, et le coach avait peur. Il avait peur qu'on passe le premier tour et qu'on fasse ensuite les phases de poules, soit six matchs supplémentaires. Donc on a bossé comme des chiens » , détaille Karim Fradin. Quelques semaines intensives qui vont coûter cher au club dont le début de saison interroge. L'épopée en Coupe de France a tapé dans l'œil des observateurs, et certains joueurs sont partis, Sébastien Roudet en tête. Châteauroux devient alors un laboratoire. Lens y prêtera Rod Fanni, le FC Metz, Sylvain Marchal, Kamel Chafni débarque après son départ de Sochaux, et le milieu Yazid Mansouri explose. « Quand j'y repense aujourd'hui, je pense que c'est l'une des meilleures équipes que j'ai entraînée. Voir un tel effectif en Ligue 2, en 2015, est impensable. J'avais de l'expérience et de jeunes joueurs, comme Razak Boukari » , lâche Zvunka.

L'UEFA ne va alors pas plaisanter. Quand Lille ira jouer face aux Irlandais du Shelbourne FC, Auxerre aux Danois de Alborg, et Sochaux face à Stabaek, en Norvège, la Berrichonne tire le FC Bruges, vice-champion de Belgique. Un gros morceau, alors que Victor Zvunka avoue qu'il aurait préféré jouer « une équipe plus exotique, en ex-URSS par exemple, pour voir un autre football » . Les Berrichons prendront donc le bus, un soir de septembre, pour rejoindre la Belgique. Les maillots bleu ciel dans le sac, le logo UEFA sur le côté. Comme dans un rêve pour une équipe de Ligue 2 qui ambitionne de monter cette saison-là. Elle terminera quatrième du championnat, la facture d'un début de saison lâché dans l'Europe.

L'œil des loges


« La veille, on s'est entraînés sur la pelouse du stade Jan Breydel, à Bruges. C'est la différence en Coupe d'Europe. On avait aussi beaucoup bossé sur la vidéo la semaine avant. Je me rappelle surtout que lors de notre séance, le staff de Bruges nous observait dans une des loges. Incroyable » , se rappelle Karim Fradin. La suite ? Une déroute et des regrets. Armindo Ferreira avoue que « l'équipe était partie pleine d'espoir, dans l'euphorie de la Coupe de France » . Il sera expulsé à la quarante-deuxième minute pour une main dans la surface. Première véritable erreur de la rencontre, penalty transformé par le capitaine belge Timmy Simons, déjà. Bruges s'imposera finalement 4-0 lors de cette rencontre aller. « Les gens ici se rappellent surtout de la Coupe de France, mais Bruges restera un grand moment, explique le gardien, Rodolphe Roche, revenu au club cet été. Il y avait eu beaucoup de changements à l'intersaison, et il nous manquait un tueur devant. On partait un peu de l'inconnu en allant là-bas et on se demandait surtout comment on allait se faire manger. »

Vincent Fernandez, lui, fait parler l'expérience : « On avait un groupe formidable, l'alchimie était intéressante et on traversait un moment difficile en championnat. Tout le monde avait la tête à cette double confrontation de Coupe d'Europe et on s'est peut être un peu oublié. » Châteauroux s'inclinera (1-2) au retour. Gaston-Petit connaîtra alors la bombe lacrymogène, la ferveur et l'Europe. Le bon souvenir de la demi-finale de Coupe de France contre Dijon, quelques mois plus tôt, dans un coin de la tête. Comme si rien ne devait s'arrêter et que tout s'était écroulé brutalement. La Berrichonne sortira avec les honneurs, terminera la saison au pied du podium. Onze ans plus tard, la reconstruction est totale. Le club est descendu cet été en National et tente de se reformer sur les bases d'un passé qui a fait sa réussite. De son banc, Armindo Ferreira, aujourd'hui entraîneur de la réserve du club, espère « retrouver un jour ces moments. On en reparle parfois avec les anciens ici, on se dit que le football va vite. On a tellement galéré et aujourd'hui encore plus. C'est sûr, on reviendra. »

Par Maxime Brigand
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