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Charles Corver : « S'il y a la télévision en 82, je prends la bonne décision »

Juste devant Ian Foote, Charles Corver est certainement l'arbitre qui a laissé le souvenir le plus douloureux dans la tête des Français. Un soir de 1982, à Séville, c'est lui, pourtant l'un des meilleurs arbitres du monde à l'époque, qui garde les yeux rivés sur le ballon au moment où Schumacher dégomme Battiston...

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Est-ce vrai que les Français et les Allemands voulaient que ce soit vous l'arbitre de la rencontre ?
Non, seulement les Français ! En 1981, j'avais été arbitrer la finale d'une grande compétition de jeunes en France, c'étaient eux qui m'avaient invité. Mais je m'étais déjà rendu dans votre pays : mon père est né à Paris, d'ailleurs. À la fin de la demi-finale Allemagne-France, Platini a déclaré : « J'ai joué contre 12 Allemands » , mais c'est son pays qui voulait de moi au sifflet. Au départ, j'avais été désigné pour arbitrer la finale. Mais comme les quatre demi-finalistes étaient européens, João Havelange, le président de la FIFA, a dit que c'était l'occasion de désigner un arbitre sud-américain pour la finale.

Vous étiez nerveux avant cette rencontre ?
Non, je n'ai jamais été nerveux (rires). C'était ma plus grande qualité : je suis toujours resté calme. En plus, j'arrivais à la Coupe du monde avec de très bonnes notes. Rapidement dans la rencontre, j'ai sifflé un penalty pour la France pour une faute que personne n'avait vue au départ, mais qui est apparue évidente sur les ralentis. Pour autant, à la Coupe du monde 1982, j'avais déjà 46 ans, c'était un âge pour prendre sa pension ça, maintenant c'est même à 45 ans que les arbitres prennent leur retraite internationale.

Vous avez senti beaucoup d'intensité entre les deux équipes ?
Non, c'était une rencontre très agréable. Moi, je n'avais bien entendu aucune affection pour un pays ou pour un autre, j'ai toujours essayé de montrer le plus d'honnêteté possible sur un terrain. Si vous faites des recherches sur Internet, vous trouverez toutes les infos sur ma carrière, mais vous verrez aussi que certains m'ont considéré comme l'arbitre le plus intègre de ma génération.

Vous parliez quelle langue avec les joueurs ?
En anglais et en allemand, mon français n'étant pas bon (rires).

Vous n'avez jamais parlé français avec votre père ?
Oui, quelques mots bien sûr. D'ailleurs, j'essayais toujours de dire quelques mots dans la langue des clubs ou pays que j'arbitrais. Comme ça, je pouvais faire comprendre à un défenseur qui venait de faire une faute qu'il n'avait plus intérêt à la reproduire.

Vous avez senti que Schumacher était nerveux ?
Oui il était très nerveux. Son comportement était très discutable parce que quand l'accident s'est produit, il n'est absolument pas venu auprès de Battiston pour faire ses excuses ou même voir comment allait le Français. Il disait : « Je n'ai rien fait, ce n'est pas ma faute ! » Je dois dire qu'il m'a beaucoup irrité.

Au moment de l'accident, vous ne voyez pas le contact entre le gardien et Battiston…
J'ai directement foncé près de mon assistant qui m'a dit : « It was not intention. » Que pouvais-je donc faire, vu que je n'avais rien vu ? Je voyais seulement Battiston étendu sur le sol… Après, évidemment, j'ai pu voir le déroulement de l'action sur les images. Mais au moment même, je n'ai pas quitté le ballon des yeux.

Comment ont réagi les joueurs français ?
Lors de l'accident et même après, je n'ai reçu aucune protestation des Français, c'est arrivé surtout lors de l'interview de Platini, quand il a dit qu'ils avaient dû jouer contre 12 Allemands.

Quelle a été la réaction des gens après la rencontre ?
J'ai reçu d'énormes compliments et des remerciements de la part des dirigeants français. On ne m'a jamais remis l'élimination sur le dos. Il y a bien sûr eu des critiques concernant l'accident, mais ça, je peux très bien les comprendre. Mais en 15 ans d'arbitrage, dont 11 en tant qu'international, cinq finales européennes et des matchs de Coupe du monde, rien ne m'est jamais arrivé. J'étais connu dans le monde pour mes bonnes prestations.

Vous avez dit par la suite qu'avec l'aide de la vidéo, vous auriez pris une autre décision. Vous êtes donc pour la vidéo dans le foot ?

Oui, absolument ! S'il y a la télévision en 82 et qu'on me dit qu'il y a eu un accident directement causé par Schumacher, j'aurais pu prendre la bonne décision. C'est pour ça que je suis un des défenseurs de la vidéo. Dans tous les sports : hockey, volleyball, tennis… il y a une vidéo pour voir si la balle est in ou out. Il n'y a qu'en football, le sport le plus important du monde, qu'il n'y a rien.

Vous devez trouver bizarre que Michel Platini soit contre la vidéo…
Oui, parce qu'il doit savoir que pour un arbitre, recevoir de l'aide ne fut-ce que deux ou trois fois par match, cela peut tout changer : est-ce qu'il y a faute ? Est-ce qu'il y a carton ? Ça aurait également bien aidé l'arbitre quand Henry a touché le ballon de la main contre l'Irlande, d'ailleurs…

Comment s'est déroulée la suite de votre carrière après cet épisode ?
Après la Coupe du monde, j'ai pu diriger une demi-finale de la Ligue des champions et une finale de Coupe UEFA, ainsi que quatre matchs éliminatoires pour l'Euro 84. J'ai toujours été très bien traité par la FIFA et l'UEFA.

Vous cumuliez votre rôle d'arbitre avec un travail chez Heineken…
Oui, j'ai travaillé 41 ans pour Heineken en tant que directeur des ventes nationales. Si j'avais travaillé pour une autre firme, je n'aurais jamais pu partir 10 jours en Bolivie, six semaines en Espagne, etc. J'ai reçu un énorme soutien de la part de Freddy Heineken, le propriétaire de l'entreprise, qui était mon grand supporter.

Retrouvez notre dossier complet sur France/RFA 82

Propos recueillis par Émilien Hofman
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