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  1. // Le derby du week-end – Costa-Rica – Alajuelense/Deportivo Saprissa

Chaleur en Amérique centrale

Une ambiance de fous furieux, des scores fleuves, des commentateurs TV survoltés, une rivalité qui ne se dément pas depuis 65 ans et un avantage à prendre par rapport au palmarès de l'adversaire. Plongée dans le derby le plus taré d'Amérique centrale entre les deux « gros » du football costaricain. Alajuelense contre Saprissa.

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12 octobre 1949, premier match de l'histoire entre la Liga Deportiva Alajuelense et le Deportivo Saprissa. Le premier club nommé est déjà à l'époque l'un des plus gros du Costa Rica. Les Manudos d'Alajuelense jouent en rouge et noir depuis la création du club en 1919. À l'époque, ils comptent déjà 4 titres nationaux au palmarès. En face en revanche, le Deportivo Saprissa est un petit nouveau, jeune et insouciant. La légende raconte que la couleur violet du « S » – qui donnera à l'équipe le surnom de « Morado » , violet en espagnol – est due à une erreur de réglage du teinturier qui s'était vu confier la responsabilité de réaliser les premières liquettes au moment de la création du club de la capitale San José en 1935. Une grosse dizaine d'années plus tard en 1949, c'est donc l'heure du premier rendez-vous historique : barons « manudos » contre gamins « morados » s'affrontent 90 minutes durant pour un score final fleuve de 6-5 en faveur de la LD Alajuelense. Le ton est donné : cette rivalité sera une célébration du jeu offensif et elle garde encore aujourd'hui cette réputation. Régulièrement, une des deux équipes torche l'autre, laquelle cherche à prendre sa revanche – et l'obtient le plus souvent – lors des confrontations suivantes. La chicane dure depuis 327 matchs, avec le bilan suivant : 101 victoires pour Alajuelense, 129 pour Saprissa et 98 résultats nuls.

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Chaque club a droit à sa période d'hégémonie. Les années 60 et 70 sont celles du Deportivo Saprissa. La décennie 80 est la plus disputée (avec le troisième larron, le club d'Herediano, en juge-arbitre), alors qu'Alajuelense a repris le dessus dans les années 90. Depuis le tournant du nouveau millénaire, la bagarre est intense comme jamais entre les deux ennemis, qui se rendent coup pour coup – entendez par là titre contre titre et victoire dans le Clásico contre revanche de l'autre au Clásico suivant. La rivalité est si parfaite qu'actuellement, il y a égalité au niveau du palmarès : 29 titres pour chacun des deux clubs. Autant dire que cette saison 2014 est très attendue, avec en jeu la quête du symbolique 30e titre. Avant le match de ce week-end, le Deportivo Saprissa possède un bel avantage, occupant seul et assez largement la tête du classement devant Herediano et Alajuelense, respectivement 2e et 3e.

Et attention, ça joue au ballon ! Au pays des « Ticos » , on ne triche pas avec le football. La sélection nationale va disputer au Brésil sa quatrième Coupe du monde (après 1990, 2002 et 2006) et l'effectif actuel comporte quelques très bons joueurs, notamment aux postes offensifs, avec l'ancien Lorientais Joel Campbell (aujourd'hui à l'Olympiakos, ancien de Saprissa), l'attaquant du PSV Brian Ruiz (ex-Alajuelense) ou encore l'espoir du LOSC John Jairo Ruiz (ex-Saprissa). Pour en revenir à nos deux clubs, ils jouent aussi très régulièrement la gagne dans la Ligue des champions de la Concacaf (Amérique centrale et du Nord), faisant jeu égal avec les formations mexicaines et dominant globalement les franchises de MLS. Au palmarès continental, Saprissa est devant son rival avec trois C1 à son actif (1993, 1995 et 2005), contre deux pour Alajuelense, conquises en 1986 et 2004. Lors de cette édition 2004, la finale s'était d'ailleurs disputée entre les deux, une configuration 100% costaricaine inédite.

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Le Clásico du Costa Rica, c'est aussi l'occasion de célébrer les figures héroïques passées. La plus célèbre d'entre elles est bien sûr le légendaire Don Ricardo Saprissa, qui avait créé le cadet des deux rivaux en 1935 et lui avait donné son nom. Un sacré personnage, le Saprissa : Catalan d'origine, il avait été champion d'Espagne en 1928 avec l'Espanyol Barcelone, tout en menant en parallèle de multiples autres carrières de sportif de haut niveau (participation au JO et à la Coupe Davis de tennis sous les couleurs de l'Espagne). Entrepreneur éclairé au Costa Rica une fois sa vie de sportif achevée, il est l'un des artisans de la popularité du football dans ce petit pays d'Amérique centrale, devenant du coup la personnalité la plus aimée par la population. Une légende raconte qu'un jour, il s'était fait voler sa voiture. L'information avait circulé dans la rue et via la presse, tant et si bien que le voleur avait fini par lui rendre l'automobile en laissant une note d'excuse où était inscrit : « J'ignorais qu'elle était à vous, Don Ricardo. » Enfin, l'autre figure incontournable du Clásico est un joueur, Rolando Fonseca, l'un des plus fameux de l'histoire du Costa Rica et le meilleur réalisateur du derby, avec 9 buts pour Saprissa et 10 pour Alajuelense. L'un des très rares à avoir joué dans les deux camps et certainement le seul à avoir réussi à se faire aimer des deux publics (dont la très réputée « Ultra Morada » de Saprissa). Le match de ce week-end devrait encore donner lieu en tribunes à une démonstration de force de la part des deux camps. Le genre d'ambiance qui mérite d'être vécue une fois dans sa vie pour tout passionné de foot. Sinon à la télé, c'est pas mal aussi, grâce aux vocalises complètement cinglées des commentateurs (dont certaines avec de la réverbe !). Oui, ce derby est fou et c'est pour ça qu'on l'aime.


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Par Régis Delanoë
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