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Chafik : « Le Maroc a deux stratégies »

Après vingt ans d’absence, le Maroc va retrouver la Coupe du monde, grâce à sa victoire en Côte d’Ivoire samedi (2-0). Le défenseur de Dijon, Fouad Chafik, plus souvent remplaçant que titulaire, explique comment les Lions de l’Atlas ont réussi leur coup. Et il est souvent question d’un certain Hervé Renard...

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Avez-vous eu le temps de fêter cette qualification, la cinquième de l’histoire du Maroc ?
Oui. Cela a commencé dans notre vestiaire, à Abidjan, puis dans le bus allant à l’aéroport, et dans l’avion. Nous sommes arrivés à l’aéroport de Rabat, et il y avait beaucoup de supporters pour nous accueillir et nous féliciter. Puis on a rejoint notre hôtel, à Casablanca. Les dirigeants ne voulaient pas trop qu’on en sorte, tellement il y avait de monde dehors pour fêter la qualification.

L’attente – vingt ans – peut justifier cette ferveur...
C’est clair. Les Marocains attendaient une qualification depuis tellement longtemps... Il y avait une grosse attente. Et évidemment un peu de pression. Le Maroc est un pays dingue de foot. Ces derniers mois, on a progressé. Il y a eu cette Coupe d’Afrique au Gabon. On a été éliminés en quart de finale par l’Égypte (0-1), mais cela faisait un certain temps que le Maroc n’avait pas franchi le premier tour (2004, quand les Lions de l’Atlas avaient atteint la finale face à la Tunisie, ndlr). Et la façon dont a géré la fin des qualifications pour la Coupe du monde a prouvé que quelque chose avait changé. Nous avions ce pressentiment que nous pouvions le faire.


Dans un groupe compliqué (Côte d’Ivoire, Mali, Gabon), ce n’était pas gagné...
Le favori, c’était la Côte d’Ivoire. Normal, elle était championne d’Afrique en titre, elle venait de participer à trois Coupes du monde consécutives, elle a de très bons joueurs. Le Maroc était plutôt l’outsider du groupe. On a commencé difficilement. Il y avait eu ce tour préliminaire face à la Guinée équatoriale. Le match aller, nous le remportons 2-0. Au retour, je me rappelle que nous avions souffert, après avoir encaissé un but assez rapidement. Les Équato-Guinéens avaient mis une grosse pression, sans réussir à inscrire le second but. En phase de groupes, on commence par un nul au Gabon (0-0), puis par un autre 0-0 chez nous contre les Ivoiriens.


Que s’est-il passé lors des quatre dernières journées ?
Comme je vous l’ai dit, on a gagné en expérience avec la CAN et les matchs qui ont suivi. Le coach, Hervé Renard, a continué à mettre en place ses idées. Il sait exactement ce qu’il veut et il est très exigeant. À force de jouer des matchs, l’équipe était de plus en plus compétitive. On a terminé par trois victoires très nettes face au Mali (6-0), au Gabon (3-0) et en Côte d’Ivoire (2-0) et un nul au Mali (0-0). Le Maroc est quand même la seule équipe à ne pas avoir encaissé un seul but en phase de groupes ! Et face à des adversaires de qualité...

La méthode Renard, comment la définiriez-vous ?
Déjà, il connaît très bien l’Afrique. Il a gagné deux CAN avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015). C’est un sélectionneur exigeant. Il a beaucoup de caractère, une forte personnalité. Parfois, il est un peu chaud (rires), il est très expressif dans son travail. Il forme d’ailleurs un duo très complémentaire avec son adjoint Patrice Beaumelle, qui est plus calme. Il veut qu’on soit solides en défense, que les milieux fassent le pressing. Il nous demande de mettre de l’impact dans les duels. Mais il veut aussi qu’on pratique un football offensif. Le Maroc a d’excellents joueurs, très techniques, comme Hakim Ziyech, Younès Belhanda, Mbark Boussoufa, Sofiane Boufal, etc. On a fait de très beaux matchs, notamment face au Gabon et au Mali.


C’est surtout à domicile que le Maroc montre du jeu...

C’est vrai. Il y a une raison à cela. Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, les pelouses ne sont pas toujours en bon état. Comme l’autre jour, à Abidjan, où ce n’était pas évident de pratiquer un football bien construit. Mais chez nous, où les terrains sont de bonne qualité, on y arrive ! Le staff technique l’a très bien compris. À domicile, on propose un jeu offensif. À l’extérieur, on mise davantage sur la solidité, sur l’impact dans les duels. Et ça a marché... On a deux stratégies qui fonctionnent.


Comme d’autres joueurs, tels Fajr ou Boufal par exemple, vous n’êtes pas titulaire...
(Il coupe) Oui, mais le staff technique nous fait comprendre que nous sommes tous importants, qu’il compte sur nous. Et les remplaçants sont complètement impliqués dans le projet ! Cela aussi fait notre force. Bien, sûr, j’aimerais jouer davantage, comme n’importe quel joueur. Mais il y a une telle cohésion dans le groupe que je vis très bien cette situation.

Maintenant que le Maroc est qualifié, et qu’il devrait se retrouver dans le quatrième chapeau, le plus dur commence, non ?
On sait que ce sera difficile, bien sûr. Cela dépendra aussi du tirage au sort du 1er décembre. Mais nous n’irons pas en Russie pour faire de la figuration. On jouera nos chances à fond. Et je pense que nous avons de quoi embêter pas mal d’équipes...

Propos recueillis par Alexis Billebault, à Dijon
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