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Schillaci, Milla, Stojković : les outsiders du mondial 1990

À côté des stars déjà célèbres, quelques héros sortis de l’ombre ou revenus à la lumière ont animé le mondial italien 1990. Petite galerie de ces joueurs grandioses ou sympas qui ont laissé une trace dans les mémoires...

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#1: Salvatore Schillaci

Salvatore Schillaci

Le notti magiche di Toto Schillaci ( « Les nuits magiques de Toto Schillaci » ) sera le tube de cet été italien... Au moment du mondial, le petit buteur sicilien de la Juve (25 ans, 1,75m) n’a qu’une sélection au compteur et n’a été retenu par le sélectionneur Azeglio Vicini qu’en remplaçant des titulaires Vialli et Carnevale. N°19 au dos, il entre à la 75e du premier match de l’Italie contre l'Autriche et il marque de la tête trois minutes après, 1-0 final ! Remplaçant contre les USA (1-0), il sera ensuite toujours titulaire. Contre la Tchécoslovaquie (2-0), il marque de la tête, et en 8es, contre l’Uruguay (2-0), il plante du gauche d’une lourde patate sous la barre. En quarts, face à l’Irlande (1-0), il marque en renard sur renvoi du gardien. En demies, il fait hurler le commentateur de la Rai ( « Encora Toto ! » ) quand il ouvre le score à la 17e contre l’Argentine qui ne passera qu’aux tirs au but. Il finit en beauté contre l’Angleterre pour le match de la troisième place (2-1) : il offre un but à Baggio et transforme le penalty qu’il a lui-même provoqué. Avec 6 buts, « le remplaçant » finit meilleur buteur de la compète dont il est aussi sacré meilleur joueur. Avant une suite moins glorieuse : « Ma carrière, d’une certaine manière, a duré trois semaines. Mais je ne les échangerais pour rien au monde contre des titres. » Vu sous cet angle, en effet...

#2: Roger Milla

Roger Milla

À 38 ans, le printemps 1990 a apporté au bon vieux Roger un titre de champion de La Réunion avec le club de la Saint-Pierroise (DHR). Retraité international depuis janvier 1988, il est rappelé chez les Lions indomptables pour le mondial italien sur intervention du président Paul Biya ! Cantonné au banc de touche, il entre contre l’Argentine à la 81e, puis contre la Roumanie à la 58e. En catalyseur du jeu, il plante deux buts de vrai 9, coup de patte du gauche et missile du droit sous la barre (76e et 86e) ! Roger « Miller » (ainsi nommé par la réalisation TV) s’en va danser le makossa au poteau de corner en ignorant qu’il est devenu le buteur le plus âgé de l’histoire de la Coupe du monde ! En 8es, contre la Colombie (2-1 a.p), il entre à la 54e à 0-0 et marque du gauche à 106e d’un raid tout en dribbles et à la 108e, en piquant le ballon dans les pieds d’Higuita ! En quarts, une première historique pour l’Afrique, le super sub entre à la 46e contre l’Angleterre qui mène 1-0. Il obtient le péno égalisateur de Kundé, avant d’offrir une passe décisive lumineuse à Ekéké : 2-1 à la 65e, l’Afrique est en demies ! Mais deux penaltys de Lineker auront raison du Cameroun (3-2 a.p)... « Dans sa grande sagesse Dieu a voulu que le Cameroun soit éliminé, car sinon il y aurait eu des morts au Cameroun » , philosophera Miller-Milla. Au mondial US 1994, l’Afrique aura désormais trois places. Merci Roger !

#3: Sergio Goycochea

Sergio Goycochea

« Quand Diego a manqué son tir au but contre la Yougoslavie, je lui ai dit : "Ne t’en fais pas, je vais en arrêter deux."  » Et bingo ! Sergio stoppe les tirs de Brnović et Hadžibegić, qualifiant l’Albiceleste pour les demies (0-0, 4 TAB 3). Il entre dans la légende en récidivant contre l’Italie après avoir repoussé les tirs au but de Donadoni et Serena (1-1, 4 TAB 3) ! « Mon principal mérite ? Ma concentration, l’intuition, les informations que j’avais et ma volonté d’arrêter ces penaltys. Les 50 mètres que les tireurs doivent effectuer jouent en faveur du gardien » , révélera-t-il. Et dire que pour ce mondial, Sergio Goycochea, exilé aux Millonarios de Bogota, partait en troisième gardien derrière l’intouchable Nery Pumpido et Luis Islas. Déçu de n’être que doublure, Islas préfère zapper la compète et c’est une vilaine fracture de la jambe de Pumpido contre l’URSS (2-0) qui propulsera Sergio en numéro 1. Jusqu’à la finale face à la RFA, où il ne pourra arrêter le penalty vainqueur d’Andreas Brehme. Mais il se consolera de sa médaille d’argent : « Pour moi, c’était comme si nous avions gagné la Coupe du monde. » Ses arrêts héroïques contre Careca en 8es, puis contre Baggio sur coup franc en quarts, la chance des grands gardiens (trois tirs brésiliens sur les barres !) et son sang-froid prouveront qu’il était beaucoup plus qu’un simple penalty killer. Il ne prit que trois des quatre buts encaissés par l’Argentine...

#4: Tomáš Skuhravý

Tomáš Skuhravý

Une tronche de hardeur et un mulet indécent pour 193 centimètres de plafond. Joueur d’altitude, l’avant-centre HLM a réalisé en 8es avec la Tchécoslovaquie un triplé de la tête inouï contre le Costa Rica (4-1). En poule contre les USA, il avait signé un doublé, dont encore un pion sur un méchant coup de casque (5-1). Malgré ses 5 buts et une place de deuxième meilleur buteur du mondial derrière Schillaci, le tank tchèque n’aura pas le Ballon d’or, faut pas déconner ! Mais il signera au Genoa, en Italie. Autre grand pays du hard.

#5: Carlos Valderrama

Carlos Valderrama

Capitaine et n°10 des Cafeteros, notre Montpelliérain adoré a promené en Italie sa touffe blonde au gré de ses inspirations. Après un but contre les Émirats arabes unis (2-0), il signe son chef-d’œuvre contre la RFA (1-1)... Insaisissable, le génial Carlos est partout, orientant toujours dans le sens du jeu : vers l’avant. Même cerné par deux, ou parfois trois, quatre Allemands (avec coups bas et tirages de maillot), il ajuste à la Riquelme les passes des deux pieds qui aèrent le jeu. Il sert Fajardo qui rate tout seul devant le but d’Illgner avant d’ajuster du gauche une passe divine à Rincón qui égalise à la 93e. Le dérèglement tactique causé à lui tout seul à la Mannschaft (certes déjà qualifiée) fut un spectacle rare. En 8es contre le Cameroun (1-2 a.p), il offrira bien une nouvelle passe décisive à Redin qui marquera à la 115e. Mais en vain, puisque ce clown d’Higuita avait cru malin de taquiner Roger Milla...

#6: Khalid Ismaïl Mubarak

Khalid Ismaïl Mubarak

On se demande encore comment les Émiratis ont pu planter un but à la Mannschaft... Mubarak l’a fait. D’une frappe croisée du gauche. La fausse note du 5-1 final qui a dû fâcher Kaiser Franz. Mubarak recevra une Rolls Royce pour cet exploit. Son équipier Jumaa qui plantera contre la Yougoslavie (1-4) recevra aussi un joli cadeau. Même marque. Même concessionnaire.

#7: Andreas Brehme

Andreas Brehme

À 30 ans et plusieurs compètes internationales derrière lui, « Andy » n’était bien sûr pas un outsider du football. Mais à l’Olimpico de Rome, c’est en outsider de la gloire qu’il est entré dans la légende. En marquant en finale le penalty historique contre l’Argentine à la 85e (1-0). « J'ai tout de suite su que j'allais le tirer. Lothar Matthäus ne se sentait pas bien (à cause des chaussures trop neuves enfilées à la mi-temps, N.D.L.R.). Alors j'y suis allé. Völler m’a dit : "Si tu le marques, on est champions du monde. Merci pour la pression ! » En face, Sergio Goycochea avait déjà stoppé quatre tirs au but... Mais l’ambidextre Andreas, buteur du gauche face à l’Angleterre, ajustera du droit un tir rasant dans le petit filet. Avec trois buts au mondial, le n°3 de la Mannschaft finira troisième au Ballon d’or 1990. Logique.

#8: David Platt

David Platt

Au mondial 1990, Paul Gascoigne, déjà titulaire chez les Three Lions et célèbre pour un transfert record à Tottenham en 1988, avait été plus révélation qu’outsider. Alors que David Platt, lui, avait commencé le tournoi sur le banc ! Deux fins de match en poule contre les Pays-Bas (parce que Bryan Robson s’était blessé) et contre l’Égypte, puis une entrée tardive à la 71e contre la Belgique, en 8es. En prolongation, à la 119e minute, David sauve une Angleterre dominée d’un super but en volée-pivot sur coup franc de Gazza (1-0 final). Son destin a basculé : « Avant ce but, je n’étais connu que comme simple joueur d’Aston Villa. » Face de lune à la houppette blonde et aux dents de lapin, il finit le mondial à fond les ballons en complice de Gazza. Il est titulaire et buteur contre le Cameroun (super but de la tête), contre l’Allemagne en demies (un TAB réussi avec le sourire) et contre l’Italie, pour la quatrième place (1-2, mais super but de la tête encore). L’histoire d’amour entre David et l’Italie se prolongera pour lui dès 1991 à l’AS Bari, puis à la Juventus et enfin à la Sampdoria...

#9: Dragan Stojković

Dragan Stojković

Pixie en Italie, c’est d’abord la face triste d’une superbe sélection qui essayera à travers le football de maintenir l’unité de la Fédération Yougoslave déchirée... Le génie virevoltant de Stojković ne transpire vraiment qu’à partir des 8es contre l’Espagne (2-1 a.p) qu’il élimine à lui tout seul d’un somptueux doublé : une volée après un contrôle balayette sur Martín Vázquez, puis un coup franc direct d’une précision GIGN ! Contre l’Argentine, en quarts, il brille dans le duel de 10 au sommet qui l’oppose à Maradona. Même malmené par Olarticoechea, il orchestre divinement la domination d’une Yougoslavie pourtant réduite à dix depuis la 30e. Sušić puis Savisevic, seuls, face au but gâcheront, hélas !, ses deux offrandes... En héros de tragédie balkanique, Pixie ratera son TAB en frappant sur la barre et l’Argentine passera. Mais il figurera bien dans la All-star team FIFA du mondial 1990 !
Chérif Ghemmour