Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 1 Résultats Classements Options
  1. // Billet
  2. // Politique

Villani, rien à foot

Engagé dans la course à la mairie de Paris, Cédric Villani se fait régulièrement remarquer pour sa méconnaissance en football, tombant, au choix, dans le piège de la course à la normalité, ou dans ceux tendus par les journalistes. D'où cette question : pourquoi faire semblant ?

Modififié
Cédric Villani est une pipe en football. Il sait compter deux par deux et lacer ses chaussures. Il sait remonter sa fermeture éclair et boutonner ses boutons, rouler à vélo et trottiner à trottinette. En revanche, il s’y connaît encore moins en foot que Franklin la tortue, et c’est bien normal : le type a probablement passé une moitié de son existence le nez collé sur des équations, et l’autre à se blanchir la manche à la craie à force d’écrire sur un tableau d’ardoise. Chacun occupe son temps avec les triangles de son choix ; ceux du Barça ou ceux de Pascal.


Ne rien y connaître en football n’est pas une tare, mieux, ce n'est pas grave, et certains y verraient même une qualité. Alors pourquoi faire semblant ? Car c’est ce que c’est, sinon un mensonge, tout du moins un tour de passe-passe raté : Villani est une pipe en football et, pour une raison inconnue, il s’évertue à prouver l’inverse.

Des ordures en corbeille ?

Le problème, c’est qu’il le fait maladroitement, évidemment, et sur les plateaux TV. « Ça m’arrive d’aller au Parc Saint-Germain » pour l’exemple le plus récent, sûrement pour supporter le Paris des Princes. Encore une fois, ne pas lui jeter la pierre : médaillé Fields en 2010 pour ses contributions relatives aux équations de Boltzmann et de Vlasov, c’est comme si l’on demandait à Jean-Pierre Papin d’expliquer le théorème de Pythagore, ou à Eric Clapton de jouer du violoncelle.


Rarement quelqu’un aura aussi bien correspondu à cette citation de Groucho Marx : « L'ennui, c'est que nous négligeons le football au profit de l'éducation. » Cédric Villani est issu d’une famille d’universitaires et d’artistes, son grand-père était peintre, ses deux parents enseignaient la littérature, ses oncles et tantes étaient jazzmen, agrégés de philosophie, poètes. Trahissons un secret : il y a deux ans, le 1er avril 2017, à l’occasion d’un papier jamais paru sur les rapports entre les mathématiques et le football, nous avions pris contact avec celui qui était encore directeur de l’Institut Poincaré. Un simple échange de cordialité par mail, envoyé depuis un train entre Ljubljana et Zagreb, suffisant pour savoir que le bonhomme était un bon gars, mais aussi qu’il n’avait pas grand-chose à dire sur le sujet. Pourquoi ? Pour ça : « Je suis devenu intéressé par le football sur le tard, mais ma culture en la matière reste rudimentaire. »



Le « tard » dont il parle remontait en réalité à un an plus tôt, à l’Euro 2016, après 43 ans à s’intéresser au tennis et au tennis de table. Soit, et on n’en attendait pas vraiment plus. Non, le souci, c’est que depuis son entrée en politique, et plus particulièrement sa présentation à l’élection de la mairie de Paris, Cédric Villani multiplie les appels de phare : si, si, je m’y connais ! On l’aperçoit régulièrement dans la corbeille du Parc des Princes, il donne des interviews, fait du name-dropping. « Je laisse dire, mais si je n'étais pas au Parc, on me le reprocherait, dit-il. Mais cela veut sûrement dire que j'ai gagné en visibilité. » Sûrement.

Poules, lapins, chat

D’où cette question : quelle est cette doxa qui exige de s’y connaître en football pour être maire de Paris ? Quel est l’idiot qui l’a instaurée ? Anne Hidalgo, qui n’y touche pas bien plus, fait le minimum, mais le fait bien. Messages basiques à Neymar - « J’aime Paris » - et autres banalités. Elle en rajoute un peu, comme Benjamin Griveaux, comme Gaspard Gantzer, comme les autres. Sauf que Cédric Villani est complètement paumé sur le sujet, et que l’effet en devient contre-productif : en bégayant comme John Scatman devant une journaliste qui lui demande de citer les champions du monde de l’effectif du PSG, il se ridiculise. Pas de mal à jouer les connaisseurs, c’est le jeu politique. Et, comme il le dit lui-même, « le PSG est absolument impossible à négliger. Il faut se rendre sur place pour comprendre et partager ce qui fait vibrer les Parisiens passionnés de football. » Mais pour jouer les connaisseurs, il faut s’y connaître.



Le pauvre se fait moquer sur les réseaux, alors que l'on est prêt à parier qu’avouer une totale méconnaissance en matière de football aurait un effet de transparence qui plairait à ceux qui sont dans le même cas, et ne déplairait pas aux autres. Personne n’élit un maire parce qu’il connaît David Rozehnal. Ou parce qu’il tweete « 3-0 ! Un formidable esprit d'équipe, un Di María des grands soirs et un immense Idrissa Gueye ! » après la réception du Real Madrid le 19 septembre dernier. Cédric Villani est une pipe en football et porte des broches araignées. Il en a plus de 40, parce qu’il en est fasciné. Au Parisien en 2014, il confiait avoir chez lui « des poules, des lapins, un chat » . Le problème, c’est qu’il pense aussi parler à 2,141 millions de pigeons.

Par Théo Denmat Tous propos tirés du Parisien
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Olive & Tom

Hier à 16:24 Viens mater OL - Leipzig lors d'une projo So Foot de la dernière chance
Partenaires
Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
Hier à 12:10 Kyle Walker pousse à bout ses voisins 14
À lire ensuite
Colonel Presnel