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Cédric Kanté : « Diabaté, techniquement, il est intéressant »

Sélectionné à 43 reprises avec le Mali, l'ancien capitaine Cédric Kanté nous livre ses impressions sur le début de cette CAN, analyse les polémiques qu'elle engendre et disserte sur les chances des Aigles, opposés ce soir à l'Ouganda.

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Salut Cédric, que deviens-tu depuis ton passage à Ajaccio ?
J'ai mis un terme à ma carrière et je tente de me reconvertir. Là, je viens de recevoir mon diplôme en management du sport, pour lequel le Racing club de Strasbourg m'a bien aidé. En parallèle, je me suis lancé dans la sommellerie. Je suis fan de vins depuis de nombreuses années.

D'où ton retour en Alsace, où le vin blanc est roi...
Oui, mais en ce moment, je travaille surtout en tant qu'importateur et distributeur d'alcools grecs. C'est un reste de mon passé de joueur au Panathinaïkos.

C'est comment de l'autre côté alors ?
Les semaines sont très chargées. En arrêtant ma carrière à trente-cinq ans, je pensais avoir du temps pour profiter, mais en fait pas du tout. D'autant plus que je joue encore, pour le plaisir, à l'association sportive Pierrots Vauban, là où tout a commencé pour moi. Bref, je n'ai pas une minute.


J'imagine que tes journées sont aussi rythmées par les matchs de la CAN, et notamment ceux du Mali...
Je regarde quand je peux. Les matchs tombent souvent à l'heure des entraînements, mais comme je suis dans un club avec des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, des Congolais et des Camerounais, on se chambre pas mal là-dessus.

Quel bilan tires-tu de la phase de poules ?
Je trouve cette CAN assez faible pour l'instant au niveau du rythme.
« Je trouve cette CAN assez faible pour l'instant au niveau du rythme. »
Les individualités ont du mal à s'exprimer, on sent moins d'adversité, des équipes peu préparées. Les favoris n'arrivent pas à faire la différence dans le jeu, donc il y a nivellement vers le bas. Pour l'instant, je reste un peu sur ma faim, même si l'intensité va monter à partir des quarts.


Que penses-tu des performances du Mali jusqu'à présent ?
Après le match nul contre l'Égypte, on a été dominateurs contre le Ghana, on a poussé, mais ça n'a pas suffi. C'est une équipe qu'on rencontre souvent et qui ne nous réussit pas.

Tu les as pourtant battus pour la petite finale en 2012 !
Ce n'était que pour le bronze, certes, mais pour moi, c'était un moment important. J'avais à cœur de faire quelque chose avec le Mali, surtout après avoir récupéré le capitanat de Seydou Keita qui venait de signer en Chine. Alain Giresse était déjà notre sélectionneur à l'époque, je m'entendais très bien avec lui. J'avais joué mon rôle de cadre à fond. Ce n'est pas un titre, bien sûr, mais cela reste dans les mémoires, car c'était une belle aventure humaine, symboliquement forte dans le contexte politique du pays...

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Lors de ce match pour la troisième place, Cheikh Diabaté avait inscrit un doublé, terminant parmi les meilleurs buteurs de la compétition à égalité. Que penses-tu de sa non-sélection chez les Aigles cette année ?
Il paye ses six mois en Turquie où il n'a pas joué. Le rythme, dans une compétition, c'est très important. Giresse a privilégié le temps de jeu.
« Diabaté, humainement aussi, il est très attachant. C'est quelqu'un de très sensible. »
Après, on sait qu'il est désormais en pleine maturité après avoir mis du temps à exploser au haut niveau. Selon moi, c'est dommage de se passer de lui, il a des qualités énormes. Techniquement il est intéressant, physiquement j'en parle pas. Pour l'avoir affronté à plusieurs reprises, il est vraiment hors norme. Humainement aussi, il est très attachant. C'est quelqu'un de très sensible. Je voudrais le remercier, car c'est lui qui m'a fait la passe décisive pour mon seul but en équipe du Mali (rires) (contre le Liberia lors des éliminatoires de la CAN 2012, ndlr).

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Tu fais partie des voix qui s'élèvent contre la programmation de la CAN au mois de janvier. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?
Avec l'européanisation des joueurs africains, j'ai toujours pensé qu'elle devait se tenir en juin. La situation actuelle crée des conflits qui pourraient être évités facilement. Il n'y a qu'à voir ce qui est arrivé au Cameroun, avec six ou sept de leurs convoqués qui déclinent au dernier moment. Bien sûr, si tu es Aubameyang ou Eto'o, le problème ne se pose pas, mais pour les joueurs moins cotés, c'est toujours délicat de se rendre disponible. Je l'ai vécu personnellement au Panathinaikos. En France, il y a une tradition, mais en Grèce, ils en ont juste rien à foutre de la CAN. Avant notre épopée de 2012, je ne jouais plus, car le coach disait que j'allais partir pendant un mois et qu'il voulait essayer d'autres joueurs. Finalement, ça m'a coûté une prolongation de contrat.
« Il n'y a qu'à voir ce qui est arrivé au Cameroun, avec six de leurs convoqués qui déclinent au dernier moment. »

Selon tes estimations, tu aurais pu jouer deux CAN de plus si le calendrier avait été aménagé...

J'ai parfois regretté certaines décisions, mais je n'avais pas le choix. Si tu pars un mois, il peut se passer plein de choses, il y a la concurrence qui joue à fond. Il n'y a pas de cadeaux dans le monde pro. Les clubs font tout ce qu'il faut pour te retenir, ils te forcent à déclarer une petite blessure, où ils attendent fin décembre pour te faire opérer du ménisque. C'est ridicule, mais je ne jette pas la pierre, quand on investit sur des joueurs et qu'on voit les conditions d'organisation, c'est aberrant. Reste que les sélections devraient être prioritaires, et les fédérations plus fermes.

Autre question : pourquoi disputer un tournoi d'une telle ampleur tous les deux ans ?
Pourquoi Issa Hayatou est il-là depuis quarante ans ? Je n'en sais rien, ce sont des choses incompréhensibles qui se passent.


Comme le choix de faire du Gabon le pays d'accueil de la compétition, alors même que le pays traverse une grave crise sociale et politique...
Oui enfin, sur ce point précis, je vois pas en quoi le Gabon pose problème si ce n'est pas le cas de la Russie pour la Coupe du monde 2018, sans parler du Brésil pour celle de 2014. Les autres pays ne sont pas éthiquement plus recommandables.


Pour en revenir aux terrains, penses-tu que le Mali va se qualifier ce soir ?
« Pour que le Mali aille très loin dans cette CAN, il faudrait plus de stabilité dans l'effectif et que nos cadres soient tous à 100%. »
Oui. Nous avons encore un petit palier à franchir pour être dans les cinq meilleures équipes du continent, mais ce serait vraiment dommage de sortir de la compétition à ce stade-là. On peut espérer battre l'Ouganda et voir l'Égypte perdre, c'est possible, il faut y croire. Après, pour aller très loin, il faudrait plus de stabilité dans l'effectif et que nos cadres soient tous à 100%. En ce moment, il y a trop d'interrogations, le climat n'est pas propice.

Sur qui paries-tu alors pour la victoire finale ?
Je n'ai pas vu les chapeaux, donc c'est difficile de se prononcer. Malgré les absents, je pense que le Cameroun va être dur à battre... La Tunisie aussi, je les vois bien aller loin. Ils ne font pas trop de bruit, mais ils ont tapé l'Algérie... c'est quand même pas rien.

Propos recueillis par Christophe Gleizes
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