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Cédric Barbosa : « Ce n'est pas facile d'être moins exigeant »

Retourné à Alès (N3) cet été dans son club formateur, où il a débuté en 1994, Cédric Barbosa a fait partie du groupe tombeur de l'AC Ajaccio samedi, en Coupe de France (2-0). C'est au téléphone depuis le fond du Gard, « sans la 3G et beaucoup de réseau » , que l'homme aux plus de 500 matchs en pro a accepté de revenir sur cet exploit, mais aussi sur une longue carrière dont la fin arrive à grands pas.

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Bonjour Cédric. Ton équipe s’est brillamment qualifiée samedi face à Ajaccio (2-0) pour le compte du septième tour de la Coupe de France. Qu’est-ce que vous avez réussi à faire de spécial pour contrecarrer cette équipe de Ligue 2 ?
Rien de particulier en comparaison de ce qu’on a l’habitude de faire. On a juste fait un peu plus de vidéos sur des aspects particuliers, sur des joueurs, mais nous n’avons pas bouleversé notre rythme pour ce match. Il n’y a pas eu de stratégie en particulier. Le plus important, c’était de rassurer les mecs. De leur dire de profiter du moment et de jouer comme ils en ont l’habitude. De vivre le match, de ne pas le subir et surtout ne pas avoir de regrets.

Existe-il des moyens pour s’assurer de ne pas passer à côté de l'événement ?
C’est un peu difficile pour moi d’en parler parce qu’on peut dire que j’ai eu l’habitude de ces matchs-là pendant de nombreuses années. (Rires.) Mais, c’était pareil à mon niveau lorsque tu jouais des équipes comme le PSG par exemple. Tu veux tout mieux faire, toute la semaine tu fais plus attention à tout. Le risque, c’est de jouer le match avant, de moins bien dormir et de passer à côté. Mais ça reste très personnel, il n’y pas vraiment de vérité. Parfois, c’est aussi le premier ballon que tu vas toucher, le premier duel que tu vas gagner qui va ensuite donner le ton pour le reste du match.

Tu as bien dormi par exemple avant ce match contre Ajaccio ?
Oui, car je savais depuis vendredi que j’allais commencer sur le banc. Ce qui était très sincèrement une petite surprise. Après, je suis venu à Alès en ne réclamant rien. Juste du respect. C’est cette confiance mutuelle, que l’entraîneur me le dise avant que je n’allais pas jouer par exemple, que je suis venu chercher. C’est franc, mais ça te permet de te préparer en conséquence ensuite.

« Je savais depuis vendredi que j’allais commencer sur le banc. Ce qui était très sincèrement une petite surprise. Après, je suis venu à Alès en ne réclamant rien. Juste du respect. »

Est-ce qu’on fête à 42 ans de la même manière une qualification que lorsqu'on en a vingt de moins ?
C’est la situation, le groupe dans lequel tu es, qui détermine si tu fêtes ou pas. C’est d’ailleurs l’une des premières choses que j’ai dites après le match contre Ajaccio : qu’il fallait garder les pieds sur terre, car le plus dur allait arriver, mais qu’il fallait aussi profiter, car c’était un exploit et qu’on ne sait pas quand le prochain de la sorte arrivera. Je suis donc allé boire mon petit verre avec mes potes, tout simplement. Je ne peux plus faire n’importe quoi non plus, même si je n’ai jamais été dans l’excès, car la récupération est plus difficile et que le championnat arrive vite derrière. Les grosses fiestas, on les garde pour les vacances. (Rires.)

Vingt-quatre ans après, tu as choisi de revenir à Alès avec plus de 500 matchs professionnels au compteur. Qu’est-ce qui a motivé ton choix, hormis celui de revenir dans le club de tes débuts ?
C’est un choix familial à la base. Et puis, sans faire offense aux autres équipes, je ne me voyais pas jouer à un niveau trop bas non plus. Je ne me serais pas vu jouer dans un autre club de N3 qu’Alès. J’ai quand même fait une carrière et je m’étais mis certaines limites, que j’avais dépassées en allant à Annecy sans le regretter, car le contexte s’y prêtait. Là, c’est le cœur qui a parlé.

Benjamin Nivet, par exemple, continue de jouer à 41 ans en Ligue 2. Tu n'as pas été tenté de retrouver un challenge dans les clubs de l’élite après la fin de l’ETG ?
Très sincèrement, je n’ai pas cherché. J’ai attendu que les gens viennent à moi. Il n’y a eu que Béziers, qui était à l’époque en National et avec qui ça ne s’est pas fait. Si l’ETG était resté en Ligue 2, peut-être que je serais encore à ce niveau aujourd’hui.



Tu as donc choisi de repartir avec le FC Annecy. J’imagine que tu as été touché par le choix du club de ne pas t'avoir gardé en fin de saison dernière après deux ans...
(Il coupe.) Moi, je n’ai pas été touché. J’ai été déçu de la façon dont ça s’est passée, c’est tout. À partir du moment où le coach ne veut pas travailler avec toi, que les relations sont fraîches et qu’il est sous contrat, le club ne peut pas s’opposer. Soit il vire son entraîneur, soit il laisse partir ses joueurs en fin de contrat (Olivier Sorlin aussi notamment, N.D.L.R.). C’était la meilleure façon de procéder pour le club, même si je suis convaincu que tout le monde n’était pas d’avis que l’on parte.

Qu’est-ce qui ne marchait pas entre le coach et toi ?
Je n’aime pas trop étaler publiquement ce genre de choses. Nous n’avions pas la même vision des choses, tout simplement.

« Je ne me serais pas vu jouer dans un autre club de N3 qu’Alès. J’ai quand même fait une carrière et je m’étais mis certaines limites, que j’avais dépassées en allant à Annecy, sans le regretter, car le contexte s’y prêtait. Là, c’est le cœur qui a parlé. »

Comment as-tu géré le retour au niveau amateur au quotidien ?
Je n’ai pas eu ce problème tout de suite, car à Annecy, on s’entraînait tous les jours. Ici à Alès, on s’entraîne minimum trois fois par semaine, mais c’est l’ensemble du changement pro/amateur qui n’est pas évident. Footballistiquement, il faut s’adapter. Tout le monde dit qu’on va surnager à ce niveau, mais non. Ce n’est pas toujours le même football. Il y a de très bons joueurs, mais plus tu montes de division, plus tu joues simple et vite. Quand tu descends, parfois, certains portent trop le ballon, car ils n’ont pas connu ces sphères-là et il faut réadapter tes courses en conséquence.

Et dans la vie de tous les jours ?
Pour le moment, le foot rythme encore ma vie, car c’est tout frais, ça ne fait que deux mois. Je vais commencer à partir de janvier à préparer ma reconversion, car ça va arriver vite, là. Je la sens arriver depuis quelques années, et le problème, c’est que je ne la travaille pas. Il va falloir que je m’y mette. Je ne sais pas encore dans quel domaine, mais j’ai envie de rester dans le football.

Dernièrement, tu as insisté sur le fait de devoir encore plus jouer « avec sa tête » . Pourquoi ?
Déjà, à la base, le joueur de foot doit être réfléchi et ceux qui gagnent jouent en permanence avec leur cerveau. C’est ce qui fait la différence. Mais plus tu prends en âge, plus tu y es forcé par exemple, car tu cours moins vite et donc tu te dois d’anticiper.

C’est difficile d’accepter que l’on va moins vite qu’avant ?
Ce n’est pas évident. Dans la tête, c’est vrai que parfois on se dit : « Putain, si j’avais encore ce petit truc-là, j’aurais pu faire la différence. » Aussi, par exemple, lorsque tout le monde est crevé, t’es tout seul et il reste cinq minutes, tu attends une passe, et finalement, le mec dégage loin. Il faut prendre sur soi parce que tu ne joues qu’en National 3, les mecs sont fatigués et tu ne peux pas leur en vouloir. Ce n’est pas facile d’être moins exigeant. Après, moi non plus, je ne réussis pas tout, et peut-être qu’ils n’osent pas me le dire quand c’est le cas du fait de cette barrière qui n’a pas lieu d’être.

« Parfois, lorsque tout le monde est crevé, t’es tout seul et il reste cinq minutes, tu attends une passe, et finalement le mec dégage loin. Il faut prendre sur soi parce que tu ne joues qu’en National 3, les mecs sont fatigués, et tu ne peux pas leur en vouloir. »

Il y a cinq ans et demi, tu perdais la finale de cette Coupe de France face à Bordeaux (3-2) avec Évian Thonon Gaillard. Cela t’arrive d’y repenser lorsqu'un match de cette compétition se profile ?
C’était un match particulier, cette finale. Je n’avais déjà pas du tout accepté le choix du coach (Pascal Dupraz, N.D.L.R.) de ne pas commencer le match. Je fais plutôt une bonne entrée, où je délivre une passe décisive d’ailleurs à Brice (Dja Djé Djé), et finalement, on s’incline dans les arrêts de jeu d'un match qui aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. C’est un mauvais souvenir. Mais plus souvent, ce sont les gens qui me le rappelle. Parfois même en me demandant jusqu’où je suis allé en Coupe de France. Ce à quoi je dois répondre : « Bah jusqu’en finale, mais je l’ai perdue... » Une finale, ça reste une finale. Tu ne peux pas faire des paris... enfin bref, c’est comme ça.

Tu étais peut-être frustré de ne pas avoir pu jouer tout ce match ?
Oui, peut-être un peu. J’avais 36 balais, je faisais une belle saison et j’étais tout le temps titulaire. Je n’avais pas fait la demie (face à Lorient, N.D.L.R.), ni le match contre Nice où on gagne deux fois 4-0. On s’est senti pousser des ailes, et je pense qu’on n'a pas pris en compte que c’était une finale. On avait des jeunes joueurs, et ça s’est vu sur la première période où on était trop crispés, on était pris par l’événement. C’est là où les joueurs d’expérience peuvent faire la différence, même si on ne sait pas ce que j’aurais fait ce jour-là. Tout le monde nous dit : « Avec Évian, vous nous avez emmenés en finale, c’était magnifique, on est allés au Stade de France.. » Ouais, mais on l’a perdue, cette finale. J’aurais préféré qu’ils nous disent : « Putain, vous nous avez ramené la Coupe de France. » Pour eux, ce serait peut-être la même chose. Pas pour moi.

Propos recueillis par Andrea Chazy
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