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Ce que Manchester United doit à la Juventus

Classiques des années 1990, les confrontations entre Manchester United et la Juventus ont toujours eu une allure spéciale, mais auront également servi d'apprentissage au club anglais et notamment à Sir Alex Ferguson pour enfin gagner sur la scène européenne.

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Deux minutes suffisent amplement à décrocher la mâchoire d’un homme. Le 26 mai 1999, vers 22h28, Lennart Johansson, un ancien directeur d’une entreprise de production de lino devenu président de l’UEFA au début des années 1990, décide de se lever de son siège, au Camp Nou, et de descendre vers la pelouse. Voilà 82 minutes que le Bayern d’Ottmar Hitzfeld mène face au Manchester United d’Alex Ferguson, pourquoi ouvrir la porte à l’impossible ? Et, alors qu’il zigzague entre les couloirs de l’enceinte barcelonaise, Johansson sent le sol trembler une première fois. Puis, une seconde au moment où le Suédois s’approche du gazon. Un regard à droite, à gauche : « Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Les gagnants pleurent et les perdants dansent ? » On connaît l’histoire : Ferguson qui finit la rencontre avec trois buteurs (Yorke, Solskjær, Sheringham), qui accepte de mettre de côté la raison, Teddy Sheringham qui égalise, Solskjær qui pousse au fond une déviation de Sheringham sur corner dans la foulée, United qui a retourné l’affaire, Ferguson qui résume le foot à un « immense bordel » ... Tout sauf ça, en réalité : ce sacre est l’aboutissement d’une « croisade » entamée par le coach écossais cinq ans plus tôt, à Barcelone, et qui trouve majoritairement ses racines sous la jupe d’une Vieille Dame.

Les voyages de Fergie


Retour à Barcelone, donc, et au 2 novembre 1994 : un soir de Barça-Manchester United et de claque dans la gueule pour Ferguson. Cette nuit-là, en Catalogne, au bout d’une déferlante monumentale pour sa défense (4-0), celui qui est arrivé à Manchester huit ans plus tôt comprend une chose : son équipe doit « apprendre et grandir » et transformer la Premier League en laboratoire pour ses conquêtes européennes. « Lorsque vous êtes battus tactiquement de la sorte, vous levez les mains en l’air et vous cherchez à comprendre, expliquera dans la foulée l’Écossais. Le problème, c’est qu’on n’a pas vraiment l’occasion de vivre de réelles batailles tactiques en Angleterre et à United, beaucoup de joueurs souhaitent jouer leur propre football. Cela ne marche pas en Europe, il faut savoir proposer autre chose et trouver une discipline tactique. » Au fond de lui, Alex Ferguson sait qu’il ne sera jamais considéré comme un grand entraîneur en empilant seulement les trophées nationaux, qu’une réputation passe par un sacre européen et qu’il lui faut pour cela voyager : dans les mois suivants, il sera aperçu à Amsterdam, à Barcelone de nouveau, à Milan, mais aussi à Turin. Avec une conclusion au retour : « En Europe, nos adversaires gagnent les rencontres au milieu, en multipliant les triangles et en réussissant à imposer une supériorité numérique quasi permanente dans cette zone du terrain. » Ce qui est l’inverse en Premier League, où le milieu est une zone de guerre et où le milieu créatif n’a pas de place pour s’exprimer.


« La Juve nous a appris à gagner en Europe »


Dans cette période de recherche, la retraite de Cantona après un quatrième titre de champion d’Angleterre en 1997 est une aubaine. La raison est simple : durant plusieurs saisons, le Français a obligé Ferguson à tourner son 4-4-2 en un 4-4-1-1 qui n’a jamais marché sur la scène européenne, et ce, malgré une saison 1996-1997 bouclée par une demi-finale de C1 perdue face au Borussia Dortmund. Quelques mois plus tôt, la Juventus est venue gagner à Old Trafford (0-1) et a laissé une image dans la tête d’Alex Ferguson : « J’étais dans le tunnel avant le coup d’envoi et les joueurs de la Juve avaient réussi à transformer mes joueurs en des hommes incroyablement petits. » Ce match est une bascule, et la Vieille Dame devient l’exemple à suivre, comme le confirmait il y a quelques années Gary Neville : « C’était la référence pour nous, et la Juve avait tout ce que je voulais voir dans mon équipe. C’est elle qui nous a appris à gagner des matchs européens. » Pour faire simple, Manchester United doit devenir une équipe versatile, capable de répondre à n’importe quel adversaire, de le surprendre, ce qui a principalement fait la force des Turinois lors de leur sacre de 1996. Lippi a réussi à mettre dans sa poche un effectif qui voit le foot comme un travail – là où les Anglais le voient davantage comme un « jeu » pour reprendre les mots de Gianluca Vialli – et capable de lire le match comme personne.

La masterclass et la place sur la carte


Le départ de Cantona permet alors à Ferguson de renforcer son 4-4-2, système fabriqué selon les complémentarités, et d’affiner pour de bon un des carrés de milieux les plus équilibrés de l’histoire – un centreur (Beckham), un tacleur (Keane), un passeur (Scholes), un dribbleur (Giggs) – derrière la doublette Solskjær-Sheringham. La force de l’Écossais aura été de faire naître pour de bon, à cette époque, un ensemble qui pense comme un seul homme, qui ne perd jamais pied, lucide et en permanence conscient de ce qu’il est en train de faire. Ce qui lui permettra d’obtenir son premier vrai succès d’ampleur en C1, à l’automne 1997, face à la Juve : une victoire (3-2) avec l’utilisation de Ronny Johnsen pour éteindre Zidane. La masterclass, la vraie, sera pour le printemps 1999, contre la même Vieille Dame, en demi-finale de la Ligue des champions, juste après avoir sorti l’Inter de Lucescu grâce à un premier coup de génie de Fergie. Simple, aux yeux de l’ancien coach de Manchester United, le retour à Turin restera à jamais comme « la meilleure prestation possible » de l’une de ses équipes après un match aller (1-1) compliqué, où United a été longtemps dépassé par le diamant (Deschamps, Conte, Davids, Zidane) d’Ancelotti avant de voir Beckham se repositionner en troisième milieu. Ce qu’il s’est passé le 21 avril 1999 est brillant : mené 2-0 après onze minutes de jeu, Alex Ferguson a vu son choix d’installer Butt plutôt que Scholes permettre à Keane de se libérer offensivement et son équipe retourner le script avec une maîtrise totale (2-3).




Ce soir-là, Manchester United a prouvé qu’il était définitivement devenu une équipe européenne, capable de répondre tactiquement, enfin mature, ce qu’on avait déjà pu apercevoir lors d’un nul autoritaire ramené du Camp Nou (3-3) en poules grâce à une copie délicieuse de la paire Yorke-Cole. La suite est connue et aura permis à Ferguson, via notamment ces confrontations face à la Juve, de changer la dimension du club à l’échelle européenne. Un peu moins de vingt ans plus tard, la Vieille Dame est de retour à Old Trafford avec une question : United peut-il redevenir cet ensemble uni lors des grands soirs ? Difficile à croire, même si les dernières semaines ont ramené de vieux souvenirs à la surface, en matière de caractère et de scénarios inversables, comme l’a rappelé Andreas Pereira ce week-end : « Nous avons montré que nous pouvions rebondir, que nous avions toujours de l’espoir et que nous étions le Manchester United dont tout le monde parle. Ce n’est jamais fini, on n’arrêtera pas de se battre. » Le début d’une nouvelle croisade populaire, avec un même point de départ possible : la Juventus, encore et toujours.

Par Maxime Brigand
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