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Ce qu'il faut retenir de l'Euro à Lens

Quatre matchs, des ambiances de feu, des bars qui ont écoulé plusieurs mois de stocks de bière... Lens vient de finir son Euro sur la purge Croatie-Portugal. Mais la ville de l'Artois a kiffé sa seconde grande compétition internationale après le Mondial 1998.

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Le match qu'il ne fallait pas manquer

Angleterre 2-1 Pays de Galles



On nous annonçait un match de Premier League, le duel pour la suprématie sur l'île depuis que les Gallois avaient débuté leur tournoi par une victoire sur la Slovaquie. Et le choc a tenu ses promesses. Pas forcément ce qu'il y a eu de plus élevé au niveau technique, l'opposition britannique a donné lieu à un match d'une grande intensité, avec le but tardif de Daniel Sturridge en dénouement dramatique. Mais le plus costaud, cela restera l'ambiance dans les tribunes, entre des Anglais qui n'ont plus rien à prouver et des Rouges gallois qui ont continué à chanter et applaudir leurs joueurs malgré la défaite in extremis. Exemplaire.



Le match qu'il fallait rater

Croatie 0-1 Portugal



On se réjouissait à Lens de recevoir la plus belle équipe de la phase de poules. On en a été quitte pour l'un des matchs les plus indigestes du tournoi. Pas un seul tir cadré avant le but de Quaresma à la 117e, cela place une rencontre sur l'échelle de l'ennui. Après la défaite, Ivan Rakitić s'est plaint de voir la meilleure équipe de l'Euro sortir trop tôt, quand son sélectionneur estimait que tout avait été parfait, sauf la finition. Faudra leur expliquer qu'une compétition internationale ne débute vraiment qu'avec les matchs à élimination directe.



Le but qu'on va retenir



La tête de raccroc de Quaresma ? Celle de Schär sur une boulette de Berisha ? L'égalisation de Vardy contre les Gallois ? Ou encore le missile d'Ozan Tufan pour finir la Tchéquie ? Le stade Bollaert n'a pas forcément vu que des réalisations dégueulasses. Mais aucune ne tutoie le coup franc de Gareth Bale face à l'Angleterre. Même si Joe Hart est coupable d'une faute de main. Le public de Bollaert n'avait probablement pas vu ça depuis l'époque Juninho et le Grand OL des années 2000.

Vidéo


Le top 5 des joueurs




Bollaert-Delelis a vu passer du lourd et devrait sentir la différence quand la saison de Ligue 2 reprendra ses droits. Cristiano Ronaldo, Gareth Bale, Xherdan Shaqiri, Wayne Rooney, Luka Modrić... Mais si l'on doit retenir les meilleures performances de l'Euro, la palme revient dans le désordre à Aaron Ramsey, omniprésent contre l'Angleterre. À Emre Mor, qui a justifié son transfert au Borussia Dortmund en démontant la défense tchèque du haut de ses 18 ans. Également à Daniel Sturridge, qui a fait retourner sa veste à toute la presse anglaise sur les talents en coaching de Roy Hodgson, à Yann Sommer, très solide contre l'Albanie et bien sûr Gareth Bale. Bien que discret contre les Anglais, il a placé une mine sur coup franc qui justifie presque à elle seule le prix du billet.


Le fait marquant dans la ville : l'union entre Anglais et Gallois



Qui dit supporter britannique dit potentiellement hooliganisme et violences. Alors, après les heurts de Marseille entre Anglais et Russes, on a forcément senti une grosse appréhension à l'approche du choc entre les Trois Lions et l'équipe de Gareth Bale, qui avait fait monter la sauce face à la presse. Pourtant, entre supporters, les seules tensions se sont déroulées à Lille quand les ultras anglais cherchaient des Slaves pour venger l'injure subie quelques jours plus tôt dans le Sud. En ce qui concerne l'opposition de Bollaert, elle a permis de voir des fans anglais et gallois main dans la main, en train de chanter et boire de concert avant et après le match. Il faut dire que les deux camps s'étaient trouvés un ennemi commun avec la Russie.


Le mot du maire



« L'Euro s'arrêtera le soir de la finale quand on commencera à démonter la fan zone, pas avant. On a eu de belles ambiances, de bons matchs. Dans l'atmosphère en ville, l'Albanie-Suisse a été exceptionnel avec des supporters qui commençaient à arriver dès six heures du matin dans une ambiance festive... Le match de l'Angleterre, il y a eu une psychose : on a reçu 20 demandes d'interviews minimum avant, aucune après. Tout le monde voulait qu'on dise que cela allait être ville morte, que cela se passerait mal. Tout le monde a fait le parallèle avec Marseille sauf qu'à Marseille, il y a cinq sites à surveiller alors que nous, on a tout dans un rayon d'un kilomètre. Et pour Tchéquie-Turquie, les restaurants kebab ont bien profité... Même pour Croatie-Portugal, sans parler du match, on a eu une belle ambiance, tout le monde est content ici. » Sylvain Robert, maire de Lens.


Le point police




Lens s'est préparé au pire avec le match Angleterre-Pays de Galles, le lendemain d'un Russie-Slovaquie à 40 kilomètres de là, à Lille. Une prouesse d'organisation qui a accouché d'une souris, selon le commissariat de Lens : « On a eu 27 interpellations pour ce match, soit un ratio extrêmement bénin au regard des 60 000 étrangers présents en ville. Et seulement des IPM (ivresse publique et manifeste, ndlr), de la vente à la sauvette et quelques fumigènes. » Soit, aussi, le chiffre le plus élevé sur les quatre matchs joués à Lens (Suisse-Albanie, Angleterre-Pays de Galles, Tchéquie-Turquie et Croatie-Portugal). Une présence policière massive pour une petite ville et des restrictions de vente d'alcool sont les raisons de ce bilan, en plus du bon comportement général des supporters, d'après la police : « Suisse-Albanie était super bon enfant. Globalement, il y a toujours eu une excellente ambiance. Comme à la Coupe du monde 98 en fait. À part l'incident dramatique avec le gendarme Nivel, ça avait été aussi festif. » Et le capitaine de conclure : « En fait, il ne s'est rien passé, pas plus que lorsque Lens joue en championnat. » Effectivement, l'Euro s'est terminé à Lens sur la purge Croatie-Portugal. Au nord, rien de nouveau.


Le point France Boisson



Sylvie, serveuse expérimentée d'une brasserie rue Jules Lestienne, qui fait face à la gare, est formelle : « C'était bien, l'Euro, on a fait un bien meilleur chiffre d'affaires que d'habitude. Les meilleurs supporters, c'étaient les Suisses et les Albanais. Le problème des Anglais et des Gallois, c'est qu'on n'avait plus le droit de leur vendre des alcools forts. » Nos amis britanniques n'ont donc pas pu goûter l'eau de vie des Hauts-de-France. Mais ils se sont rattrapés sur la bière. Celle des pubs mais pas celle des supérettes, qui ont fait la gueule à cause d'un arrêté du préfet : « l'interdiction de vente d'alcool à emporter nous a fait très mal » confie Anne, d'un petit supermarché aux abords du stade. « Les clients ne pouvaient pas se fournir chez nous, donc ils allaient de l'autre côté de la rue dans les bars. On est déçus, car on s'est sentis un peu à l'écart, on n'a pas pu profiter de l'ambiance. » Sauf pendant le premier match entre Albanais et Suisses, « car on ne savait pas encore qu'on ne pouvait pas vendre d'alcool, donc on a eu un gros passage dans le magasin... »


L'intendant du stade



« Guillaume Bouisset est extrêmement occupé et ne pourra pas vous accorder cinq minutes avant la semaine prochaine. » Le passage de l'Euro à Bollaert a lessivé le Stadium Manager du RC Lens. C'est sûr, c'est autre chose que la venue du Football Bourg-en-Bresse Péronas 01 un vendredi soir.


Une chanson pour résumer l'Euro à Lens ?



- Chant anglais sur le boulevard Emile Basly avant le match contre les Gallois

Vidéo

- La même chose à Lille

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- Sinon, The Replacements, Beer for Breakfast, car cela n'a pas arrêté à Lens

Vidéo


Par Eric Carpentier et Nicolas Jucha
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