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Ce qu'il faut retenir de 2007/08 : La Russie de GuGuus, le « nouveau » PSG et la mort de monsieur Gilardi

So Foot fête ses dix ans cet été, l'occasion de revenir sur dix ans de foot saison par saison. Aujourd'hui, 2007/2008, avec au casting : un roman russe, un Parc des Princes en mutation et la disparition d'une grande voix du foot.

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Coach de l'année :

Guus Hiddink, le dernier tsar


21 juin 2008, parc Saint-Jacques de Bâle. Devant les 38 374 spectateurs venus assister au troisième quart de finale de cet Euro, la Russie n'est clairement pas favorite face à l'épouvantail néerlandais. Les Pays-Bas viennent d'atomiser l'Italie, d'humilier la France et de maîtriser la Roumanie. Les Russes, eux, ont arraché leur qualif' grâce à deux victoires étriquées contre la Grèce et la Suède. Autant dire que toute l'Europe du foot s'attend à une nouvelle démonstration des Oranje, menés par Sneijder, Van Nistelrooy, Van Persie et Van der Vaart. Mais face à ses compatriotes, Guus Hiddink sort le grand jeu. Surtout, le coach aux cheveux gris peut compter sur un Andreï Arshavin en pleine bourre. Suspendu pour les deux premiers matchs de poule suite à un carton rouge aussi stupide qu'évitable contre Andorre, l'attaquant de poche a des fourmis dans les jambes. Dans la foulée d'une saison de porc au Zénith qui l'a vu soulever la Coupe UEFA, Andreï est virevoltant. Dans son sillage, la Russie court, vole, percute, tacle, frappe. Bref, elle s'éclate.

La simplicité du jeu collectif des troupes de cap'tain Semak saute alors aux yeux de tous : passes redoublées, débordements, frappes de loin, centres précis et surtout une verticalité qui ravit tous les amateurs de ballon rond. Van Nistelrooy a beau arracher la prolongation, les Pays-Bas coulent à pic et tombent de très haut ce soir-là. Alors certes, Hiddink et sa bande déchanteront au tour suivant, face à une Espagne enfin victorieuse. Mais l'essentiel est ailleurs. Comme en Corée du Sud, comme en Australie, comme à Eindhoven, le Hollandais a encore réussi à sublimer une équipe somme toute moyenne et à révéler des talents méconnus. Cette fois, il a même ajouté un nouvel ingrédient à sa potion magique : un jeu léché et agréable. Pour la petite histoire, Roman Pavlyuchenko ira à Tottenham juste après l'Euro, avant qu'Arshavin ne débarque à Arsenal et Zhirkov à Chelsea. Aucune des trois vedettes ne retrouvera jamais son niveau de 2008. Le facteur Hiddink, sans doute.

Vidéo

Requiem de l'année 2007/2008 :

Thierry Gilardi


Comme pour toute mort de célébrité digne de ce nom, le lendemain de l'annonce du décès de Thierry Gilardi, le Grand Journal a fait une émission spéciale, et Michel Denisot a éclaté en sanglots en moins d'une minute. Son intro faisait évidemment mouche. On peut être supporter de l'OM jusqu'au bout des ongles, Gilardi pour Denisot, c'est quelque chose de sacré, l'esprit Canal pour le ballon rond. Dans le fond, Gilardi était comme tous les autres disciples de Charles Biétry sur la chaîne cryptée à qui l'on tape aujourd'hui sur les doigts parce qu'on les trouve trop lisses : la culture de la fiche bristol où on note plein d'infos, et c'est parti pour le commentaire propre sur soi. Mais Gilardi, c'était une voix qui faisait la différence. Une manière à part entière de vivre le match. C'était aussi deux émissions auxquelles il a donné ses lettres de noblesse. L'Équipe du Dimanche tout d'abord. Parce qu'il y en aura toujours pour la ramener et évoquer le début avec Pierre Sled et ses chemises, mais l'émission dominicale a vraiment pris son envol avec le fan de rugby. Et bien sûr, le must, les plateaux Ligue des champions avec Michel Platini, où la complicité des deux hommes permettait de mettre l'ambiance et d'envoyer des scuds dans tous les sens sans que ça ne choque personne. On n'a jamais fait mieux. Jamais. Au milieu des années 2000, il part sur TF1 pour prendre la place de Thierry Roland. Téléfoot, le grand public, l'équipe de France, les ménagères, une tournée avec les Enfoirés, les gros matchs de Ligue des champions, le classement des personnalités préférées des Français… toutes ces choses l'attendent. Il se fond bien dans le moule, peut-être même trop, puisque son commentaire au Mondial 2006 au moment de l'expulsion de Zidane, moralisateur à souhait ( « Mais comment un grand champion de la sorte peut-il faire ça ?! » ) fait regretter tout d'un coup l'authenticité de Thierry Relou. Il n'en reste pas moins que le vide qu'il a laissé se ressent toujours aujourd'hui, aussi parce que son successeur, Christian Jeanpierre, est toujours en place.



Phénomène naissant :

L'agonie du Parc des Princes



« Pédophiles, chômeurs, consanguins: Bienvenue chez les Ch'tis !  » 29 mars 2008, finale de la Coupe de la Ligue, 55e minute. Les ultras parisiens anéantissent leurs homologues lensois en dégainant l'un des plus fameux morceaux de tissu de l'histoire des tribunes hexagonales. Une vanne que le pays, alors en pleine hype Danny Boon, digère mal, Nicolas Sarkozy en tête. Non content d'ordonner lui-même l'intervention des stadiers, le président de la République et accessoirement grand supporter du PSG ira même jusqu'à exiger l'ouverture d'une enquête pour « provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes » . Le 17 avril, les Boulogne Boys sont officiellement dissous par le ministère de l'Intérieur. La première stèle d'une longue série noire pour le Parc des Princes.


Désormais, Colony Capital ne se cache plus. S'il veut revendre le club dans de bonnes conditions, et ainsi réaliser la plus-value promise aux actionnaires, le fonds d'investissement Yankee doit « kärcheriser » son stade. Deux mois plus tard, Alain Cayzac, le dernier des dinosaures, se voit contraint de céder son bureau à Charles Villeneuve. Sauf que le spécialiste du safari télévisé en cités démissionne le 3 février 2009, sans avoir, lui non plus, réussi à ouvrir le robinet. Un coup pour rien. Sébastien Bazin s'obstine et débauche Robin Leproux, un apôtre du « mainstream » formé chez Procter & Gamble, Polygram, M6 ou RTL. Si les premiers mois sont paisibles et encourageants, l'accalmie s'avère à nouveau éphémère. Le 18 mars 2010, Yann Lorence, un « indép » de Boulogne, décède suite à une rixe avec les gars d'Auteuil. La goutte d'eau.

Brice Hortefeux poursuit alors la tâche amorcée par Alliot-Marie et dissout les derniers groupes de supporters (à Auteuil essentiellement), avant de faire place au fameux « plan Leproux » la saison suivante. Au programme : suppression des abonnements en virage, interdiction de s'abonner avec plus de quatre potes au même endroit, impossibilité de choisir entre Auteuil et Boulogne, tarifs préférentiels pour faire venir femmes et enfants, et rafles à la moindre insulte ou au premier pétard allumé en tribune. Le tout dans une ambiance à mi-chemin entre fête foraine et centre aéré. Résultat ? De 21 000 abonnés, le club passe à seulement 1 000 en tribune centrale. Un « no man's land » qui intéresse désormais les investisseurs. À commencer par les bâtisseurs qataris, convaincus que leurs pétrodollars achèteront aussi une ambiance. Dès lors, le Parc se transforme petit à petit en « lounge » ultra select, où le public se presse pour voir Beckham, Zlatan et consorts s'échauffer sur un set d'Ariel Wizman. L'excès inverse.

Un changement de moeurs surtout, inéluctable pour certains, mais que bon nombre d'anciens du Parc refusent toujours en bloc. Au premier rang desquels Francis Borelli, le plus illustre d'entre eux, qui a préféré casser sa pipe en octobre 2007 plutôt que d'assister au massacre. Sans doute parce qu'il était le seul à connaître la fin de l'histoire…



Par la rédaction de So Foot
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