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Ce mois où Mido est plus fort que Drogba

Ahmed Hossam Mido prend sa retraite à tout juste 30 ans. En guise d'hommage, revenons sur l'apogée de sa carrière, lorsqu'il signe à l'OM et que l'on parle bien plus de lui que de l'autre recrue, un certain Didier Drogba.

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À Marseille, Mido, ce n'est désormais plus qu'un kebab en centre ville, sur le cours Julien pour être précis. Mais même les hipsters qui s'y rendent le jeudi soir lors d'un passage entre deux bars branchés ne peuvent s'empêcher d'avoir une pensée pour Ahmed Hossam en passant leur commande. Mido, c'est pourtant une unique saison à l'OM pour même pas dix buts. « Moi, j'en ai plutôt de bons souvenirs, il me plaisait bien, embraye de suite René Malleville, le supporter charismatique. C'était un attaquant racé, il avait le style, l'élégance, de la même veine que Ravanelli. » Quand on gratte un peu, ce qui fait que la ville se prend d'amour pour l'avant-centre recruté à l'Ajax dès son arrivée en 2003, c'est son caractère. Ce côté grande gueule, avec des supporters qui ressassent juste après sa signature les punchlines qu'il a déjà distribué, sans savoir si elles venaient vraiment de lui ou de son compère à Amsterdam, un mec qu'on appelle Zlatan. « Il y avait une très grosse effervescence, confirme Christophe Champy, alors rédacteur en chef d'OMtv. C'est normal, tout le monde était curieux. Il faut être honnête, on n'avait vu que des bouts de matchs. Puis, il venait de la jet-set égyptienne, il sortait avec Miss Belgique, il parlait un anglais parfait, c'était vraiment un play-boy international. » À l'été 2003, les maillots floqués du numéro 9 fleurissent. Mais c'est le footballeur qui séduit, assure Malleville : « Il y en a qui disaient qu'il était bouffon, mais moi, je trouvais qu'il avait la classe. C'est vrai qu'il faisait le mariole, mais il a très vite prouvé sur le terrain qu'il avait de quoi. Alors on doit plutôt dire que c'est du caractère.  »

Plan rapide avec la maquilleuse

C'est vrai qu'au départ, l'attraction Mido répond aux attentes. Il marque l'unique but du choc de la deuxième journée contre l'Auxerre de Cissé, Kapo, Méxès et Boumsong. « C'est notre recrue vedette. Il avait beaucoup de talent. Une grosse puissance physique, un grosse frappe de balle et de la générosité dans l'effort offensif, se souvient Sylvain N'Diaye, qui arrive lui aussi à l'OM en provenance de Lille, et qui est étonné aujourd'hui de le voir prendre sa retraite à seulement 30 ans. Le joueur et l'homme étaient un peu tout fou. C'est ce qui faisait sa qualité, c'était un gars attachant. Mais visiblement, il n'a pas évolué. » À Marseille, son état de grâce s'estompe au bout de quelques semaines. Ou plutôt, il va se blottir contre un autre joueur, qui va se mettre à enfiler les buts comme les perles. Il s'agit de Didier Drogba, qui a vite droit à sa chanson au Vélodrome. « Voyant qu'il était mis sous l'éteignoir, Mido était moins concentré. S'il avait été seul, comme Gignac actuellement, il se serait sublimé  » , tente de défendre le bon René. Pour N'Diaye, si l'Égyptien est sorti de l'équipe, c'est tout simplement tactique : « C'était vraiment un problème de positionnement. Au début, on était en 4-4-2, mais en peu de temps, Didier a pris une envergure énorme. Il était très fort tout seul devant. Du coup, Alain Perrin et José Anigo après se sont rendu compte que ça ne servait pas à grand-chose de mettre quelqu'un à côté. Mais quand on a eu besoin de lui, il a fait ses matchs. » Pour le journaliste de la chaîne du club, aujourd'hui sur lephoceen.fr, le problème était ailleurs : « C'est surtout qu'il avait 10 kilos en trop. À 20 ans, le mec avait déjà l'argent et la gloire. En fait, il ne courait que pour une chose, les filles. La première chose qu'il est venu me demander, c'est le numéro de téléphone de la maquilleuse, et si elle était ok pour un plan rapide.  » Au bout de quelques mois, Marseille s'en lasse. Et si l'avant-centre joue au remplaçant parfait lorsqu'il joue à la place d'un Drogba suspendu pour le quart retour d'UEFA à l'Inter Milan par exemple, les supporters préfèrent se faire passer cette légende urbaine qui voudrait qu'il se soit pris une claque par le même Drogba lors d'un voyage en avion de l'équipe en réponse à une insulte adressée à un membre du staff.

« Mido-Luyindula, ça aurait fonctionné »


Mido à l'OM, ça aurait dû fort logiquement marcher la deuxième saison, alors que l'Ivoirien est transféré de force à Chelsea. Car si les dirigeants marseillais recrutent des pourvoyeurs (Pedretti, Br. Cheyrou, Luyindula), il est le seul finisseur de l'effectif, avec Bamogo si on veut être gentil. L'Égyptien est même envoyé mi-août à Merano pour se donner toutes les chances de faire une grosse saison. Sauf que le dernier jour du mercato, il est vendu à l'AS Roma pour la moitié de son prix d'achat. Le président Christophe Bouchet se justifie en disant qu'il ne pouvait rien faire, le club de la Louve étant son club de cœur. Quelques jours avant, l'équipe phocéenne s'est inclinée à domicile contre Metz. José Anigo se persuade qu'il faut passer en 4-4-2 losange et recruter un spécialiste du couloir droit. Exit Mido, bonjour Fabrice Fiorèse. Même s'il reconnaît que c'est facile après coup, Sylvain N'Diaye a des regrets : « Mido-Luyindula, ça aurait fonctionné. Parce que Peguy n'était pas le successeur de Drogba. Autour de Mido qui aurait été un vrai point de fixation, ça aurait pu marcher.  » Mais Mido est parti, se plantant derrière à la Roma, à Tottenham, à Middlesbrought, Wigan, West Ham, Zamalek et l'Ajax de nouveau. Aujourd'hui, il restera comme le premier joueur qui a débarqué avec un Hummer dans les rues de Marseille. Et donc au mec à qui on pense juste avant de se demander si on prend son kebab avec le pain rond ou la galette.

Par Romain Canuti, à Marseille
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