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  1. // Coupe du monde 1982
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Cauchemar à Séville !

Ce soir, la France s’est inclinée 3-3 et 5 TAB à 4 face à la RFA en demi-finales du Mondial. Les Bleus sont passés à deux doigts de leur première finale de Coupe du monde. Ils menaient 3-1 au début de la prolongation, puis se sont fait rattraper par les Allemands. C'est terrible.

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France 3-3 (4 TAB 5) RFA

Buts : Platini (27e), Trésor (92e), Giresse (98e) pour la France // Littbarski (17e), Rummennige (103e), Fischer (108e) pour la RFA

Match de légende ? On s’en fout... Quel jour on est, d’abord ? Il faisait encore jour quand ça a commencé à 21 heures et là c’est la nuit totale. La nuit noire. Le match a duré presque trois heures. On est peut-être déjà vendredi. Impossible d’aller dormir. Le cauchemar va revenir... Italie-Allemagne en finale, alors qu’on s’était imaginé un peu avant un France-Brésil avec les deux plus belles équipes du tournoi... Cet aprem, les Italiens ont logiquement battu la Pologne 2-0 grâce à un doublé de Paolo Rossi. Italie-Allemagne en finale ! Impossible d’aller dormir. Le cauchemar va revenir... Hrubesch qui danse après le dernier tir au but. Insoutenable... Schumacher qui défonce Battiston et qui ne prend même pas un jaune ! Même pas un péno, alors qu’il y avait faute dans la surface. Et l’arbitre hollandais qui plaisante avec lui pendant les tirs au but ! Écœurant... Sans compter toutes les fautes allemandes jamais sifflées par ce M. Corver qui n’a sorti qu’un avertissement à la RFA (Bernd Förster), alors que Genghini et Giresse en ont pris un chacun. On comprend mieux le petit conseil amical de Franz Beckenbauer aux joueurs de la Mannschaft et à leur entraîneur Jupp Derwall avant cette demie : « Jouez dur ! Les Français détestent ça.  » Impossible d’aller dormir. Le cauchemar va revenir...

C’est quand donc que tout s’est joué ? Sur le missile d’Amoros sur la barre transversale à la 90e, alors qu’on était à 1-1 ? C’était ça le signe du destin qui annonçait que de toute façon la France ne passerait jamais parce qu’en face, c’était l’Allemagne ? Encore une histoire de barres, six ans après Glasgow et les Verts qui se fracassent sur le Bayern. Cette fois-ci à Séville, pour beaucoup d’observateurs, la France était favorite face à la RFA, surtout avec l’absence de Rummenigge. Oui, mais bon : il y a 18 mois à peine, les Bleus avaient pris un méchant 4-1 à Hanovre... Comment être passé à côté alors qu’ils menaient 3-1 pendant la prolongation ? Il faut être français pour être incapable de gérer un avantage pareil. Les Italiens auraient tenu des jours entiers à 3-1. Mais c’est quoi le problème avec l’Allemagne ? Reprenons le cours du match...

Des Bleus au Carré...


Au coup d’envoi, Hidalgo a reconduit le Carré magique au milieu qui a fait vibrer tout le monde face à l’Irlande du Nord. Devant Platini-Giresse-Tigana-Genghini, Rocheteau et Six sont alignés et derrière, la défense décline la ligne Bossis-Trésor-Janvion-Amoros. Ettori est dans les cages. Une sorte de 4-4-2 face à un 3-4-3 allemand avec Breitner dans le cœur du jeu entouré de Dremmler, Briegel et Kaltz. Devant, trois attaquants : Littbarski, Fischer et Magath. Que du costaud, comme d’hab, face aux petits Fransözen... Premier quart d’heure pour la Mannschaft : coup franc sur la barre et but signés Littbarski : 1-0 à la 17e. Logique. Bon retour des Bleus qui égalisent sur péno de Platoche après une faute de Rocheteau accroché par B. Förster (1-1 à la 27e). Le reste de la première période est équilibré, et les deux équipes jouent bien en attaquant à tour de rôle. Platini décoche une bonne frappe pas loin du poteau de l’affreux Harald.


La nervosité, la chaleur (33° au coup d’envoi) et la pelouse pourrie de Sánchez Pizjuán occasionnent pas mal de ratés techniques, ceci dit. En seconde mi-temps, nette domination française qui fait reculer la Mannschaft. Genghini sort à la 50e, remplacé par Battiston. Dix minutes plus tard, lancé dans l’axe par Platini, il part en duel avec Schumacher et du gauche tire de peu à côté avant de se faire exploser la face d’un coup de hanche ultra violent... Il reste inanimé avant de sortir sur civière. L’arbitre fait jouer le six mètres... Incroyable et scandaleux ! Lopez remplace Patrick. Pourquoi un défenseur axial et pas un milieu de métier comme Larios ou Girard ? Mystère. En tout cas, les Bleus déroulent comme jamais : ça régale et ça déboule de partout avec les montées de Trésor, Amoros ou Bossis. Le jeu court à une touche fait merveille. Les Allemands sont baladés ! Les Allemands sont cuits ! Ils reculent et multiplient les fautes. Platoche va les punir sur coup franc direct, comme il sait si bien le faire ! Nan... Dans le mur. Hrubesch est entré, mais c’est Briegel qui réveille un peu la Mannschaft à la 82e d’une frappe stoppée à bout portant par Ettori. Ouf ! C’était limite. Le tir d’Amoros repoussé par la barre envoie donc tout le monde en prolongation...


Karl-Heinz tout-puissant !


Et là, tout va très vite ! Sur coup franc de Giresse côté droit, Trésor décoche une reprise de mule sous la barre au bout de deux minutes. Puis Gigi catapulte une passe en retrait de Six qui fait poteau rentrant : 3-1 à la 98e ! Gigi court encore : la France est en finale ! Qui ne l’a pas pensé ? Pour la première fois de son histoire, la France jouera une finale de Coupe du monde. Dans la foulée, Rummennige remplace Briegel. C’est sans doute à ce moment que le match a basculé. Comme des zombies sortis du tombeau, les Allemands ont rajeuni : ils courent partout, à l’image de Kaltz et Dremmler qui étaient sur les rotules cinq minutes plus tôt. Et la RFA est redevenue la terrible Mannschaft, une équipe de géants qui submerge les Bleus comme s’ils jouaient à quinze contre onze. Rummennige plante juste avant la mi-temps (3-2) et dégomme les Français au mental. À la mi-temps de la prolongation, les Blancs sont debout à attendre les Bleus encore assis à se faire masser et à se désaltérer... Il faut trois minutes pour que Fischer expédie d’une bicyclette le ballon dans les cages sur une tête en retrait que Hrubesch est allé rabattre à six mètres du sol. Sur ce but, les Bleus ont reculé à trois sur leur ligne de but : Ettori, Trésor et Amoros.

À 3-3, on sent que le rêve est passé. Fin de la prolongation et tirs au but, une première dans l’histoire de la Coupe du monde. On y croit encore une dernière fois quand Ettori repousse le tir de Stielike, mais Didier Six rate aussi le sien dans la foulée sans que le réalisateur TV ne saisisse ce moment crucial. Le grand Max échouera avant que HH n’éteigne les lumières. RFA bat France 3-3 et 5 tirs au but à 4. La France jouera le match pour la troisième place dans deux jours contre la Pologne. C’est pas qu’on s’en fout, mais le cœur n’y est pas. Le cauchemar allemand continue... Le sourire de Schumacher. Le chewing-gum de Schumacher. Le poing levé de Schumacher sur le péno de Six. La France a été merveilleuse. Trop joueurs, les Bleus ? Oui, peut-être. Mais la bande à Hidalgo ne sait pas jouer autrement... Les Allemands sont d’une autre trempe, avec un mental surpuissant de compétiteurs parvenus à leur quatrième finale de Coupe du monde. L’équipe de France et les clubs français n’ont jamais rien gagné à l’international. Impossible d’aller dormir. Le cauchemar va revenir... Vivement l'Euro chez nous dans deux ans.

Vidéo


Par Chérif Ghemmour
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Coupe du monde 1982 - Demies - France-RFA (3-3, 4 tab 5)





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