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Cassano, (encore) une nouvelle aventure

C'est officiel : Antonio Cassano jouera la saison prochaine à Parme. Pour Fantantonio, c'est un nouveau défi, mais c'est surtout un sixième maillot de Serie A pour lui. Mais pourquoi n'arrive-t-il jamais à rester dans un club ?

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Bari. Rome. Madrid. Gênes. Milan. Encore Milan. Parme. Antonio Cassano, en 15 ans de carrière, aura vu du pays. Son dernier voyage en date : un Milan-Parme (130 bornes), après sa signature officielle chez le club parmesan. L'énième rebondissement d'une carrière avec très peu de cohérence, et avec beaucoup de retournements de situation. « Je suis orgueilleux de pouvoir dire que Cassano est un nouveau joueur de Parme. Il aura le numéro 99. Demain, pour sa présentation, j'attends beaucoup de monde » , a affirmé l'administrateur délégué de Parme, Pietro Leonardi. Une transaction qui va d'ailleurs envoyer Ishak Belfodil, l'ancien Lyonnais, vers l'Inter. Pour l'arrivée de Cassano, le club parmesan va faire les choses en grand : le stade sera aujourd'hui ouvert au public, pour que les tifosi viennent saluer leur nouvelle pépite, et le maillot floqué du 99 de Cassano sera mis en vente, au prix de 69 euros. Mais une question reste en suspens : Cassano mérite-t-il tout cela ? On parle là d'un joueur qui n'a jamais réussi à s'imposer sur le long terme dans un club, et qui a toujours laissé un goût d'inachevé à ses supporters. L'impression d'avoir eu un joueur qui aurait pu vous emmener vers les sommets, vous faire tout gagner et qui, finalement, s'est toujours arrêté aux portes du Panthéon. Un Scudetto avec le Milan AC, un championnat d'Espagne avec le Real (en n'ayant joué que 12 matchs cette saison-là) et deux Supercoupes d'Italie. Voilà le palmarès de celui qui aurait pu gagner beaucoup, beaucoup plus.

Les « cassanate »

Que Cassano soit bourré de talent ne fait aucun doute. Pour personne. Et cela, on le sait déjà depuis 15 ans. Depuis ce jour où, au San Nicola de Bari, il est parti du milieu de terrain en contrôlant le ballon en pleine course d'une aile de pigeon, avant d'enrhumer Laurent Blanc avec une feinte et de tromper le portier de l'Inter d'une frappe sèche du droit. Cassano a alors 18 ans, des boutons d'ado plein le visage, et, lors de l'interview d'après-match, difficile de comprendre ce qu'il baragouine dans son dialecte barese. Mais le diamant brut est là. Un diamant brut qui, pour la petite histoire, avait effectué des tests, quelques années auparavant, avec l'Inter et Parme, sans jamais être retenu. Deux clubs dont il aura finalement porté les maillots (revanche personnelle). C'est à la Roma que Cassano montre au grand public tout son potentiel. Il débarque à Rome lors de la saison qui suit le titre de champion d'Italie. Là-bas, il va alterner le très bon et le moins bon, avec des rapports toujours compliqués avec son coach, Fabio Capello.

Personne n'a oublié ce pétage de câble en septembre 2002, lors d'un match de Ligue des champions face à l'AEK. Cassano refuse tout simplement d'entrer en jeu, ce qui rendra fou de rage Capello. Quelques semaines plus tard, il refuse de se présenter lors d'une mise au vert, après avoir compris qu'il ne jouerait pas contre Perugia, en Coupe. Capello le descend dans la presse, en inventant le terme « cassanate » (faire une cassanata = faire une connerie), ce à quoi le joueur répondra plus tard : « T'es une merde, t'es plus faux que les billets du Monopoly. » Le club romain passe l'éponge, mais les frasques s'enchaînent. Son permis lui est retiré après avoir causé un accident. Un accident provoqué à 4h du mat, parce qu'Antonio était au téléphone dans sa caisse et envoyait un texto avec la deuxième main. Avant d'appeler les pompiers, Cassano a l'idée lumineuse d'appeler son cousin, de le barbouiller avec du sang et de le mettre au volant. Supercherie foirée, évidemment. Le joueur part ensuite au Real, où il retrouvera encore Capello. Puis le retour à Gênes, rive Sampdoria. Pour enfin se poser ?

Le fil rouge de la revanche


À vrai dire, les tifosi y croient. Cassano semble assagi, même si, de temps à autre, il se laisse aller à quelques cassanate, comme lors de ce match contre le Torino, où il inscrit d'abord un but magnifique, avant de se faire exclure plus tard dans la rencontre. Le joueur pète un câble, interpelle M. Collina, l'arbitre, enlève son maillot et se met sur le bord de la pelouse, torse-poil, en lançant à l'arbitre : « Je t'attends ici, on se voit après. » Il s'excusera publiquement le soir même. Paradoxalement, à Gênes, Cassano réalise des merveilles. C'est son duo avec Giampaolo Pazzini qui permet à la Sampdoria de se qualifier pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. On pense alors que Fantantonio va reste à Gênes toute sa vie. Mais chassez le naturel… En octobre 2010, il traite le président Riccardo Garrone (paix à son âme) de « vieux con » . Garrone, qui l'avait toujours considéré comme un fils, ne lui pardonne pas et ordonne que Cassano soit transféré. Le joueur rebondit au Milan AC, où il effectue six mois de très bonne facture, avec un Scudetto à la clef. La Sampdoria, privée de sa pépite, se retrouve à la fin de la saison en Serie B. Lien de cause à effet ?

La suite sera moins marrante. En octobre 2011, Cassano est victime d'un AVC, après un déplacement du Milan AC à Rome. On craint pour sa carrière, mais aussi pour sa vie. Finalement, une opération au cœur et six mois plus tard, le revoilà sur pied. Et sur la pelouse. Prandelli, le sélectionneur azzurro, décide de l'emmener à l'Euro. Un Euro où il apparaît à court de forme, même s'il réalise quelques prestations honorables. C'est aussi l'un de ses grands regrets : n'avoir jamais été là au bon moment avec la Nazionale. Certainement la faute de son caractère, qui avait poussé Marcello Lippi à ne pas l'amener en Allemagne pour le Mondial 2006, remporté par la Squadra Azzurra. À Milan, Cassano tire la tronche après les départs de Zlatan et Thiago Silva pour le PSG. Si c'est comme ça, lui aussi se barre. Et pour bien faire chier les Rossoneri, il se tire chez le rival interista. Mais là-bas aussi, la même rengaine. Des bons matchs, quelques coups de génie, et puis une embrouille avec son coach, Stramaccioni. Une de plus. 28 matchs joués en championnat, 7 buts à la clef : l'aventure nerazzurra est déjà terminée. Cassano veut encore rebondir, veut encore « une revanche » (le fil rouge de sa vie, en fait). Ce sera le stadio Tardini de Parme, où Roberto Donadoni l'attend de pied ferme. Le coach sait déjà qu'il ne sert à rien d'essayer de dompter la bête. Cassano est un être qui ne se dompte pas. Il fait. Parfois très bien. Parfois n'importe quoi. C'est à prendre ou à laisser. Et tant pis pour les regrets de ceux qui sont persuadés qu'il aurait pu devenir le meilleur joueur italien des 20 dernières années, avec quelques cases en plus dans le cerveau.

Par Eric Maggiori
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