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Carlo Tavecchio, l’indécrottable

Malgré le fiasco de la Squadra Azzurra, le président de la Fédération italienne reste en poste. De toute façon, son éventuel successeur serait très probablement issu du même sérail.

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« Avant toute chose, je dois vous dire que je suis venu vous voir par respect, il y a des journalistes qui sont là depuis ce matin. Aujourd’hui, j’ai parlé avec Ventura, et je lui ai communiqué qu’on n’avait plus besoin de ses services. On a aussi pensé à des entraîneurs importants pour lui succéder. J’ai convoqué un conseil fédéral pour lundi au cours duquel je proposerai un programme qui tiendra compte des aspects techniques et organisationnels et des intérêts des autres Ligues. » Encerclé par une nuée de journalistes le regardant de haut en bas, le président de la fédé italienne, Carlo Tavecchio, s’est frayé un chemin au milieu des micros et des caméras pour prononcer ces quelques phrases avant de rebrousser chemin fissa. Une fugace apparition après une longue réunion où le sort de Ventura a été fixé, mais pas le sien.

La Ligue amateur les tient par les burnes


Soutenus par les deux plus hautes autorités sportives, le ministre des Sports Luca Lotti et le président du CIO Giovanni Malagò, supporters et opinion publique font front. Carlo Tavecchio doit rendre son tablier après la pire désillusion de l’histoire du football italien, mais le pépère tient le choc, fort d’une réélection datant seulement de mars dernier. En ces heures où tout le monde réclame un nom clinquant sur le banc de la Nazionale, il est bon de préciser qu’Ancelotti (ou un autre) ne serait qu’un palliatif. Idem pour Maldini et le poste de dirigeant qu’on lui fait miroiter (Baggio s'y était déjà essayé avant de plaquer l'affaire). C’est tout un fonctionnement qui est à revoir, celui qui a permis au président actuel d'en prendre les rênes, la faute à un système électif complètement absurde. En effet, chaque compartiment du football italien est représenté par des délégués, lesquels représentent à leur tour un pourcentage de voix.


La répartition est la suivante : 12% pour la Lega A, 5% pour la Lega di B, 20% pour les syndicats des joueurs, 10% pour celui des entraîneurs, 2% pour l’association des arbitres, 17% pour la Lega Pro (Serie C), et 34% pour la Lnd, la ligue amateur. Puisque chaque secteur s’accorde souvent pour voter en bloc envers un candidat, il suffit d’avoir le soutien de la Lnd pour s’assurer pratiquement d’être élu. On vous le donne en mille, Tavecchio en a été président de 1999 à 2014, et son successeur – Cosimo Sibilia – est favori en cas de nouvelle élection. Grossièrement, en Italie, le football amateur décide de l’avenir du football professionnel. Une aberration.

Tommasi jette l’éponge


Ancien milieu défensif de la Roma, Damiano Tommasi est le patron des footballeurs professionnels italiens et pratiquement le seul à être ouvertement opposé à Tavecchio depuis toujours. Ce mercredi, il a quitté le conseil fédéral avant sa conclusion. «  On estime qu’on ne peut pas ne pas repartir sans un renouvellement des hauts dirigeants. On ne résout pas le problème du foot italien avec le licenciement d’un sélectionneur, ce serait continuer de mélanger la même soupe indigeste  » , a-t-il déclaré. Une prise de position forte, mais peu suivie, car après un début de premier mandat marqué par les écarts de langage, l’ami Carlo a convaincu grâce à quelques succès électoraux, principalement le soutien à Čeferin et Infantino dans le cadre des élections de l’UEFA et de la FIFA, et l’instauration de la vidéo.


L’Italie « triple-pèse » au sein des institutions, et cela suffit pour flatter l’ego de nombreux dirigeants. Ainsi, beaucoup se sont ralliés à sa cause lors de sa réélection, notamment la Juve pourtant longtemps dans l’opposition. Si en mars, l’alternative s’appelait Andrea Abodi (président sortant de la Ligue de Serie B), en 2014, elle portait le visage de Demetrio Albertini dont le profil d’ancien grand joueur ne doit pas faire oublier son expérience de vice-président de la FIGC de 2007 et 2014 et donc sa co-responsabilité dans les divers fiascos.

Country for old men


Cette fois, la contre-performance a été encore plus effroyable, et Tavecchio en est directement responsable, puisque ayant lui-même choisi Giampiero Ventura au printemps 2016. Une mauvaise intuition qui s’ajoute à toute une série de problématiques. Depuis plusieurs mois, les ligues de Serie A et Serie B sont sans président, le nombre des clubs y est trop important (20 et 22), la vente des droits télé de Serie A pour la période 2018-21 est retardée à cause d'offres au rabais, les stades de nouvelle génération se comptent sur les doigts d’une main, des clubs continuent de faire faillite et maintenant même en cours de saison (Modena il y a quelques semaines), les investissements dans la formation restent insuffisants.

Des problèmes qui viennent de loin, bien avant l’arrivée de Tavecchio, lequel n’a toutefois pas réussi à inverser la tendance. Pourquoi persiste-t-il ? Pas pour une question d’argent, son salaire est de 36000 € bruts annuels, mais plus d’addiction à l'ivresse du pouvoir. Il compte ainsi aller jusqu’au bout de son mandat lorsqu'il aura 78 ans et une vision sur le long terme discutable. Mais après tout, l’octogénaire Silvio Berlusconi s’apprête bien à mener le centre-droit lors des élections italiennes au printemps prochain.

Par Valentin Pauluzzi
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