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Canal+ : le Messie du foot français ?

Le foot français, après l’avoir lâché en 2018, ferait tout pour faire revenir Canal+ dans la diffusion de son championnat professionnel. Il faut se débarrasser de Mediapro et récupérer le soldat Canal. Mais est-ce aussi simple ?

La rumeur circulait depuis de nombreuses semaines, RMC en a dévoilé les coulisses: la LFP, par l’intermédiaire de son nouveau président, Vincent Labrune, se démènerait pour convaincre Canal+, diffuseur historique du football français, de récupérer les lots de diffusion actuellement détenus par Mediapro et ainsi sauver un modèle en perdition. Des présidents de clubs interrogés, à savoir Waldemar Kita de Nantes et Jean-Pierre Caillot de Reims, n’y seraient pas totalement opposés et verraient d’un très bon œil le retour de la chaîne cryptée. D’après eux, cela garantirait une diffusion et une couverture élargie des rencontres françaises tout en assurant une solvabilité et un retour sur investissement. Canal a les reins assez solides pour honorer ses engagements, contrairement au groupe espagnol Mediapro, et suffisamment d’abonnés – autour de 8 millions –, afin de pérenniser une audience importante.

La bataille du dimanche soir


Mais cela n’est pas aussi simple, et il va falloir attendre avant de présenter Canal+ comme le sauveur, comme le messie du football français. D’abord, tant que la procédure judicaire de conciliation entre Mediapro et la Ligue n’a pas pris fin, les Espagnols détiennent toujours 80% des droits TV. Et quand bien même ils ont suspendu leurs versements, ils assurent toujours la diffusion des matchs. La procédure devrait être conclue début décembre, mais elle peut encore être prolongée jusqu’en février, et sur cette période, la Ligue ne peut rien faire, ni récupérer ses droits ni les céder à un autre acteur.

Ensuite, c'est tout bête à dire, mais pour que Canal revienne... il faudrait déjà qu’il le souhaite ! Rien n’est sûr de ce côté. Le dirigeant de la chaîne, Maxime Saada, affirmait, dans une récente interview donnée au quotidien économique Les Échos, que « l'arrivée de Téléfoot ne nous a pratiquement pas fait perdre d'abonnés. [...] Nous enregistrons même, pour la première fois depuis longtemps, une croissance de notre parc d'abonnés en France. » Enfin, Mediapro garde la main sur la cession. La LFP aurait beau organiser des rencontres avec les dirigeants de Canal et tenter de les influencer, de les caresser dans le sens du poil, il ne pourra rien se passer. Seule possibilité : que Marc Sénéchal, le mandataire judiciaire nommé conciliateur dans le dossier, impose au groupe de Jaumes Roures, afin de garantir le troisième versement de 150 millions d’euros prévu le 5 décembre, une vente en sous-licence d’une partie de ses droits à la chaîne cryptée ; en l’occurrence les affiches du dimanche soir.

Adieu le milliard !


Et encore, même dans ce cas de figure, rien ne dit que le football français (se) sortira de la crise. Parce que le prix payé, s’il est payé, sera forcément au rabais et ne sera très certainement pas négocié entre 300 et 400 millions, comme cela a été le cas pour le lot 1 en 2018. Canal n’aura ni l’intérêt ni l’envie de mettre autant et profitera d’ailleurs de la situation pour obtenir une baisse. Il faudra donc s’attendre, si cela se fait, à une déflation de la valeur totale des droits.

Dès lors, quel avenir pour la chaîne Téléfoot ? À 25€ par mois avec 8 affiches de L1, 8 affiches de L2 par semaine plus les matchs de Coupe d'Europe, la chaîne qui compte 600 000 abonnés au total, dont un peu plus de 275 000 avec engagement d’un an, ne marche pas. On a du mal à imaginer la situation s'améliorer si Mediapro venait à perdre le toujours prestigieux match du dimanche soir... Selon l’économiste Christophe Lepetit, interrogé par Le Parisien, si une telle chose venait à voir le jour, « l’offre de Mediapro s’en trouvera dégradée au point que son modèle ne tienne plus. Cela scellerait par conséquent son retrait. [...] Auquel cas, le foot français ne tablerait plus sur 1,2 milliard annuel, mais plus vraisemblablement sur 800 ou 900 millions d’euros. »

Un plan sans accroc ?


Voire moins... À l’heure actuelle, en période de crise économique, avec une croissance négative, un taux de chômage à la hausse et une loi anti-piratage sur Internet pas encore votée et renvoyée aux calendes grecques, l’écosystème n’est absolument pas favorable. La concurrence n’existe plus, Canal et beIN se tiennent la main, RMC Sport ne veut plus surenchérir après l’échec de ses premiers investissements sportifs et Mediapro n’est pas assuré de rester. De plus, les nouveaux acteurs, comme les GAFA, Amazon, Netflix ou Apple+, ne semblent pour le moment pas très chauds pour entrer sur un marché secondaire peu valorisable. Canal pourrait donc, si tout se passe comme annoncé, redevenir le principal, voire le seul diffuseur du football français, à moins de 800 millions d’euros. Il ne serait plus seulement le Messie, mais surtout le Machiavel, capable d’avoir profité de la situation sans s’alarmer ni se plaindre.

En 2018, en Italie, la Sky était allée à l’affrontement judiciaire pour briser le deal de la Ligue avec Mediapro, exigeant que le groupe présente des garanties financières et bancaires, alors que cela n’avait jamais été demandé. En France, Canal, la même année, n’a rien fait hormis des déclarations dans la presse. Il a simplement attendu, affiché son scepticisme et a, de loin, observé la chute de Mediapro. Maintenant, tout le monde lui fait des appels du pied pour qu’il revienne dans la danse. Si le plan se déroule sans accroc, la chaîne pourrait être la grande gagnante de la crise actuelle : elle reviendrait très certainement avec un prix au rabais et, surtout, avec les honneurs.

Par Pierre Rondeau
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