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Pourquoi Canal + avait besoin de la Premier League

Canal plus a reconquis les droits de la Premier League pour la saison prochaine (2019-2020). Cette victoire était devenue une impérieuse nécessité. Le duché audiovisuel de l'empire Bolloré, qui avait construit son succès originel en grande partie sur le ballon rond (ainsi qu'autour des films pour adultes du samedi soir minuit), ne pouvait rester nu, au risque de voir son existence même questionnée. Est-ce néanmoins suffisant pour demeurer une chaîne de foot ?

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C'est officiel depuis ce mercredi 31 octobre 2018 : Canal+ a récupéré les droits de la Premier League à compter de la saison prochaine. Il existe plusieurs manières d'interpréter l'information. Ces dernières années, le groupe Canal ressemblait de plus en plus à une famille dépouillée et éternellement perdante. L'évolution technologique avait considérablement réduit l'attrait de ses principaux produits d'appel. Le porno a envahi le web, Netflix et consorts ont révolutionné la donne en matière de consommation de cinéma et de séries, sans parler du streaming. Il restait les matchs en direct, qui, malgré la multiplication des sites « illicites » , demeuraient un atout non négligeable, celui d'un « monopole » de la diffusion de qualité et du savoir-faire en matière de traitement journalistique.

Progressivement, la chaîne cryptée avait néanmoins vu son royaume se morceler et de nouveaux acteurs (beIN, SFR...) conquérir son territoire, voire lui subtiliser ses places fortes, notamment la Ligue des champions. Dernière estocade, le géant espagnol Mediapro a raflé la Ligue 1, à partir de 2020, pour près de 1,153 milliard d’euros par an. Une bonne affaire pour le foot hexagonal (surtout les petits clubs qui ont su défendre leur intérêt dans la répartition de cette manne), mais qui semblait en retour menacer jusqu'à la viabilité du modèle Canal, inauguré en grande pompe le 9 novembre 1984 avec un mythique Nantes-Monaco.

Échange de bons procédés avec SFR


En arrivant à reprendre les droits de la Premier League, perdus en 2017, pour une somme apparemment raisonnable, Canal conserve donc une offre de valeur, sinon bankable, en la matière, en tout cas parmi les plus recherchées du marché. La satisfaction de son président Maxime Saada était à peine dissimulée dans le tweet annonçant cette revanche, jusque dans les hashtag. « Très fier d’annoncer que le groupe @Canalplus a remporté l’appel d’offres de la Premier League qui fera son grand retour sur les chaînes @Canalplus dès la saison prochaine #welcomeback #larouetourne »



Tout cela en attendant de voir comment vont se dérouler d'éventuelles négociations avec les Espagnols pour rester diffuseurs, même partiellement, de la Ligue 1, qui conserve encore aujourd'hui la capacité rare de rameuter (ou conserver) les abonnés. Sans oublier, bien sûr, de surveiller l'évolution de la tarification des divers bouquets. Quoi qu’il en soit, dans le « monde idéal  » où Canal+ garderait le grand rendez-vous du dimanche soir, et donc en soutien les affiches du championnat anglais, la perspective purement entrepreneuriale de l'affaire paraîtrait se dégager. Pourtant,
nombreux sont les observateurs qui commençaient à spéculer sur le besoin de refonder complètement la marque Canal et son positionnement.


La simple dimension économique ne saurait néanmoins résumer l'enjeu de cette bataille. La défaite est d'ailleurs, de ce point de vue, plus cruelle pour SFR (qui possède les chaînes RMC) que réjouissante pour Canal+. Le groupe Altice a d'ailleurs immédiatement répondu qu'il désirait « travailler avec le groupe Canal+ afin de permettre aux abonnés RMC Sports de continuer à vivre la Premier League sur ses antennes après l'été 2019 » . Cette entente va s'avérer nécessaire pour rentabiliser un tant soit peu l'investissement. RMC en avait fait de même pour que son offre complète soit accessible aux abonnés satellites de Canal+.


Culture mainstream


En revanche, une question reste en suspens. Quel bénéfice, en matière d'image, la Premier League apportera-t-il auprès du public, tant Canal paraissait tranquillement sombrer dans la rubrique « Histoire » de la fiche Wikipedia des droits télé du football. On se souvient, par exemple, que le choix de se positionner au départ sur le basket US avait surpris, et sûrement peu pesé sur l'acquisition des décodeurs. Il a malgré tout permis à Canal de se « brander » , d'accoler à son nom une étiquette singulière en matière de « culture mainstream » dans le paysage sociétal français, anticipant la montée en puissance de la NBA.


S'octroyer à nouveau la Premier League, malgré son indéniable dimension de monstre économique, relève aussi d'un quasi-choix esthétique. À défaut d'engendrer de l'abonné – à l'exception des bars pour lesquels le match au-dessus du zinc est désormais incontournable –, il s'agit presque d'un discours de conviction sur l'importance du foot dans l'avenir de la chaîne. SFR (puis RMC) avait aussi utilisé cet argument : « S'abonner chez nous démontre que vous êtes vraiment un fin connaisseur.  » De la distinction pour se lancer au départ, campagne de pub « fish and chips » à l'appui. L'enjeu, pour Canal, est bel et bien autant de se rappeler au bon souvenir des actionnaires du secteur que des fans froggies des Spurs ou des Red Devils. Et de prouver à tous que la chaîne cryptée est toujours dans la place.



Par Nicolas Kssis-Martov
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