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On a regardé Russie-Égypte sur la ligne 7 du métro de Moscou

Le magnifique métro de Moscou profite du Mondial russe pour diffuser tous les matchs sous la terre. L'ambiance n'est pas toujours au rendez-vous. Même les jours où la Russie gagne.

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Spartak n’est pas que le nom d’un des deux stades de Moscou qui accueille le Mondial. C’est aussi la quatrième des 23 stations de la ligne 7 du métro de Moscou, appelée aussi ligne Tagansko-Krasnopresnenskaya et qui relie Planernaya (au nord-ouest) à Kotelniki (au sud-est). Un mardi 19 juin 2018 à 21h33, il n’est donc pas illogique de voir des Polonais, la mine déconfite après la défaite face au Sénégal (1-2), monter à bord du vaisseau afin de rejoindre leur hôtel. Enveloppé dans une écharpe Polska et un maillot rouge et blanc, Sergio n’est pourtant pas du tout polonais. Il est argentin et son maillot est celui de Huracán, l’un des clubs de Buenos Aires. « Je l’ai mis pour faire illusion parce qu’il est rouge et blanc. L’écharpe, c’est un supporter polonais qui me l’a filée, je l’ai échangée contre un maillot de Messi, débite-t-il en haussant les épaules, comme s’il était en train de se rendre compte qu’il n’avait pas vraiment gagné au change. C’est ça l’esprit Coupe du monde, on s’échange des trucs avec des gens qu’on ne connaît pas !  » Parfois, ce « truc » est une danse avec une Polonaise, une vraie, que Sergio fait tourner du bout de sa main jusqu’à la station Schukinskaya. Puisqu’on ne danse pas en calquant ses pas sur le bruit des rails, Sergio peut compter sur les talents de DJ de l’un de ses deux amis. La massive enceinte rouge qu’il porte en bandoulière crache Amorfoda, de Dani Cejas.




Les passagers sortent leurs smartphones. Le spectacle leur en aurait presque fait oublier que la Russie affronte en ce moment l’Égypte. Abandonnant Sergio, son ami disc-jockey s’approche de l’écran de 15 pouces où Salah vient de louper de peu le cadre d’une frappe en pivot. « Ah, il y a Russie-Égypte à la télé ? Je n’avais même pas vu. Ça joue bien ?  » Histoire de faire participer tout le monde à la fête et de montrer aux touristes qu’elle est à la pointe de la technologie, la compagnie de transport public moscovite a en effet choisi d’équiper 1800 rames de 8500 écrans diffusant en direct les matchs du Mondial. La ligne 7 est la mieux achalandée. Elle dispose aussi du wifi ainsi que de ports USB où les trois Argentins rechargent leurs portables. Alors que le défenseur égyptien Ali Gabr tire grossièrement le maillot d’Artem Dzyuba sur un corner, Sergio entame un collé-serré avec une jeune bénévole sud-coréenne estampillée FIFA, qui en descendant du wagon lui offre une bise à deux doigts de dériver en smack.

Mousseux et sudoku


À la station Oktiabrskoïe Pole, un couple monte, une bouteille de Martini mousseux à la main. En avisant les écrans, monsieur insiste auprès de madame pour s’en rapprocher. Madame, talons aiguilles et robe chic, accepte en bougonnant. « Avec Ivana, on doit aller à une fête, mais j’adore le foot, donc je suis bien content de pouvoir suivre le match ici » , sourit Sergeï. Mais Sergeï est une exception, car la population qui prend le métro en plein match n’en a, manifestement, pas grand-chose à foutre du score. La preuve : en arrivant à la station Kitay-Gorod, Fathi inscrit un CSC qui ne provoque absolument aucune effusion de joie. Pas loin d’un écran de milieu de rame, une dame garde les yeux plongés dans son magazine people. Une autre, sac sur les genoux, continue à remplir les cases de son sudoku comme si de rien n’était.


À Proletarskaya, deux garçons montent et se positionnent en face d’une des télés, aux côtés de trois jeunes filles qui rigolent lorsque la caméra filme les tribunes, où une femme danse avec un drapeau russe devant un Égyptien qui se tient la tête entre les mains. Juste avant d’arriver à Tekstilchtchiki, Cheryshev double la mise. Un homme en costard bleu et chemise à carreaux fait un petit bruit avec ses lèvres, et un peu plus loin de discrets applaudissements se font entendre. Alors que le métro repart de la station, Dzyuba rajoute un troisième but et plie le match, sans provoquer plus d’enthousiasme. Mo Salah réduira finalement le score entre Riazanski prospekt et Vykhino.




Le train arrive à son terminus alors qu’il reste cinq minutes de jeu. Sur le chemin du retour, le coup de sifflet final est donné devant des banquettes vides. De retour à Kitay-Gorod, dans le centre de Moscou, une quinzaine de minutes après la fin du match, une poignée de supporters entrent dans la rame, chantent « Rossya, Rossya ! » Puis s’assoient sagement, comme si le métro avait le pouvoir de tuer tous les enthousiasmes. Pour s’amuser un peu, il faudra emprunter le couloir entre les stations Okhotny Ryad et Teatralnaya, près de la Place Rouge, où un baby-foot en libre-service a été installé. Ou remonter à la surface, où les klaxons retentissent et prouvent enfin qu’à l’air libre, les Russes sont en fait capables de s’enthousiasmer pour les résultats de la Sbornaya.

Par Matthieu Pécot et Thomas Pitrel, sous la terre
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