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Cafaro, la deuxième chance

Viré par Toulouse en avril 2017 après avoir été impliqué dans l'affaire Odsonne Édouard, Mathieu Cafaro va retrouver le Stadium et son club formateur, ce mardi soir, en seizièmes de finale de Coupe de France. À Reims, le milieu de terrain a saisi sa deuxième chance et s'est imposé dans le groupe de David Guion. Et ça tombe bien, le bonhomme a envie de prouver au TFC qu'il s'est trompé.

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Il y a des journées qu’on préférerait oublier. Par exemple, celle du 11 février 2017, à Toulouse, lorsqu'un bébé de 18 mois chute du troisième étage d’un immeuble et s’en sort miraculeusement avec une fracture du bras et une petite blessure à la rate. Le même jour, sans transition aucune, deux jeunes adultes – ou vieux adolescents – s’amusent au volant d’une voiture à tirer au hasard avec une arme à air comprimé. Manque de pot : un passant en pleine promenade est touché à l’oreille gauche par un projectile et prend le temps de relever la plaque d’immatriculation. Le propriétaire du véhicule ? Un certain Odsonne Édouard, attaquant de 19 ans prêté par le PSG à Toulouse. Mais ce jour-là, il n’est pas seul, il est accompagné de Mathieu Cafaro, un pitchoun du TFC. Le début du cauchemar.

« Le président a voulu faire un exemple »


Car l’histoire ne fait que commencer. En mars, Édouard est placé en garde à vue et Cafaro reconnaît avoir été présent dans le bolide de son coéquipier. « J’avais fait une lettre au procureur disant que s’il était prouvé que c’était moi qui avais blessé la personne, j’allais assumer, clarifie-t-il dans un entretien donné à L’Équipe en décembre. Mais en aucun cas je ne disais que c’était moi le tireur. » Les enquêteurs, eux, sont dans le flou et les explications d'Édouard sont attendues devant le tribunal correctionnel le 13 juin. Seulement, Olivier Sadran et les dirigeants toulousains, déjà embêtés par l’affaire Tongo Doumbia, n’attendent pas que le jugement soit rendu pour prendre des sanctions exemplaires : le 4 avril, les deux compères sont virés du club. Édouard est renvoyé au PSG, pendant que Cafaro se retrouve au chômage, seulement six mois après avoir signé son premier contrat pro. Violent.


Une punition difficile à avaler pour le milieu de terrain, étant finalement innocenté quelques semaines plus tard, alors qu’Édouard écopera, lui, de quatre mois de prison avec sursis en juin 2018. « Les dirigeants m’ont mis sous pression, sans savoir vraiment le fond de l’histoire. J’ai été entendu par les enquêteurs et ils m’ont mis hors de cause, raconte-t-il dans le quotidien français. Le club s’est emballé, c’est mon plus gros regret aujourd’hui. Toulouse n’a pas été clair avec moi. (...) Le président a voulu faire un exemple et c’était plus facile de le faire avec un jeune qu’avec un cadre. Il a saisi l’opportunité pour montrer que son club ne faisait pas de cadeau. Depuis, j’ai un esprit revanchard. J’ai envie de leur montrer qu’ils ont fait une erreur. » Mais avant cela, il a fallu retrouver un club et relancer sa carrière. Une belle galère.

De la déprime au renouveau


À 20 ans, pas évident d’avoir le droit à sa deuxième chance pour un joueur davantage connu pour son implication dans une bêtise que pour ses quatre petites apparitions en Ligue 1. « Je me suis posé beaucoup de questions. J’ai pensé que les clubs ne verraient que le mauvais côté, que tout pouvait s’arrêter, se souvient Cafaro dans L’Équipe. Je tournais en rond, c’était une remise en question tous les jours : "Est-ce qu’un club va me tendre la main ?" Je n’étais pas déprimé, mais presque. J’avais envie de ne rien faire. » Finalement, Reims s’est présenté en juillet 2017, lui offrant l’opportunité de faire table rase du passé et de retrouver les joies du football. Mais l’intégration a été difficile pour le jeune joueur : « Psychologiquement, j’ai eu du mal à quitter Toulouse de cette manière, je n’étais pas totalement prêt à faire une préparation. Je me suis retrouvé avec la réserve, j’en ai souffert, rien n’allait. » Son bilan en fin de saison ? Une pubalgie et seulement dix minutes de jeu en Ligue 2 sous ses nouvelles couleurs.



Mais tout a changé à l’intersaison à la suite d'un entretien avec l’entraîneur David Guion. « En gros, il m’a dit qu’il ne pouvait pas compter sur moi si je restais le même, précise Cafaro. Si je ne jouais pas, c’est que je ne le méritais pas. J’ai compris ce qu’il attendait de moi, il a eu les mots justes. J’étais d’accord, mais cela m’a fait mal. J’ai voulu lui prouver que je serais différent. » Pari réussi, l’ancien Toulousain s’étant fait une place dans le groupe champenois depuis août, au point d’avoir quasiment gagné sa place de titulaire aujourd'hui (19 matchs, 3 buts en L1). Avant ce renouveau, il s’était forcément empressé de cocher les dates des matchs contre le TFC. Le premier s’était conclu par une défaite de Reims (0-1) le 5 décembre, le second est programmé au Stadium dans dix jours. Mais il n’avait pas prévu de retrouver son club formateur une troisième fois en seizièmes de finale de la Coupe de France (ce mardi soir à 18h30). « J’ai hâte de jouer contre eux. C’est un match qui peut leur montrer qu’ils se sont trompés » , avait-il lâché en décembre, avant de voir Goicoechea repousser ses trois tentatives et sortir à l'heure de jeu. Pas grave, Cafaro affectionne tout particulièrement les deuxièmes chances.

Par Clément Gavard
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