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Ça va ressembler à quoi, le Séville de Sampaoli ?

Emery parti passer un cap au PSG, le FC Séville a confié son destin à Jorge Sampaoli. Un entraîneur argentin qui a mené le Chili sur le toit de l’Amérique, et qui va affronter son premier défi sur le continent européen. Décryptage d’un projet prometteur.

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Il y a une semaine, le bordel argentin a traversé les frontières, pour s’immiscer dans la calme Séville. Jorge Sampaoli a signé depuis longtemps déjà pour le triple vainqueur de la Ligue Europa. Mais voilà que la Fédération argentine veut mettre son grain de sel dans le début d’une nouvelle ère. Après la démission de Tata Martino au poste de sélectionneur de l’Albiceleste, la valse des possibles successeurs débute. Dans le lot, un certain Marcelo Bielsa qui a planté la Lazio, d’autres entraîneurs qui ne quitteront pas leurs clubs de sitôt (Gallardo et River, Pochettino et Tottenham), et Jorge Sampaoli. Un homme qui, après son départ tumultueux du Chili, se cherchait un nouveau défi. Alors que des discussions ont été entamé avec Boca Juniors ou Independiente pour le chauve et guide de la nation chilienne vers la conquête de l’Amérique en 2015, son fanatisme pour River Plate l’a fait changer d’avis. En Argentine, Sampa ne dirigera aucun autre club que celui à la bande rouge. Sa signature à Séville en remplacement d’Unai Emery, parti prouver qu’il peut gagner autre chose que la Ligue Europa du coté de Paname, apparaît alors comme une évidence. Une cellule de recrutement efficace, un chantier à retaper depuis zéro, et une attente énorme autour de son premier défi en Europe. Monchi se charge d’aller le chercher à l’aéroport, de présenter l’Argentin comme un « entraîneur confirmé du football mondial » , et lui file les clés d’un Sánchez Pizjuán qui digère doucement le départ d’Emery. Mais quand l’Argentine perd Gerardo Martino, le nouvel entraîneur du FC Séville apparaît sur toutes les lèvres sur sa terre natale. La presse locale affirme même que Juan Sebastián Verón va être envoyé par l’AFA pour convaincre Sampaoli de venir prendre les rênes d’une sélection en pleine crise. Les journaux espagnols avancent même qu’une clause lui permet de rompre son contrat avec Séville pour répondre à l’appel de la mère patrie. Finalement, toutes ces rumeurs ont été balayées rapidement. Sampaoli peut tranquillement prendre ses marques du côté de Nervión et entamer une nouvelle ère prometteuse.

Des recrues adaptées au style de Sampa


D’abord, Jorge Sampaoli s’est occupé de coucher sur le papier une liste de possibles recrues. Et son duo avec l’architecte Monchi promet. Comme chaque année, le FC Séville a dû faire face à une vague de départs. Banega a signé à l’Inter Milan, et Krychowiak a suivi Unai Emery. Soit deux titulaires indiscutables, et deux piliers du jeu prôné par Emery. Lors de sa présentation devant les médias, Sampaoli a tenu à calmer le jeu quant à la perte du milieu polonais : « Dire que Krychowiak est indispensable et irremplaçable, c’est exagéré. Quand je suis arrivé, on parlait déjà de son départ. Le club a une politique de reconstruction et le fait très bien. Ce sont des faits qui donnent de la crédibilité à ce club. Je suis plein d’illusions, grâce à ceux qui arrivent et ceux qui restent. » Pour remplacer l’ancien Rémois et l’international argentin, Séville a conclu le prêt de Kranevitter, cinco à l’argentine qui n’a pas fait son trou à l’Atlético et le transfert de Joaquín Correa, meneur de jeu qui ne s’est pas adapté à la Serie A. Deux recrues qui collent au style de Sampaoli. Les signatures de Kiyotake et de Pablo Sarabia, et celles attendues de Roque Mesa, du Mudo zquez ou de Ganso (dont Sampaoli a affirmé qu'il voulait en faire son Pirlo) montrent parfaitement la volonté de Sampaoli de changer le style de jeu de Séville, d’imposer ses idées.

Sampaoli, le bâtisseur


Le chauve hyperactif qui écoutait des discours de Bielsa quand il faisait du footing a bien changé. Depuis la victoire du Chili sur ses terres lors de la Copa América 2015, Jorge Sampaoli est convoité de toute part. La raison ? Sa capacité à bâtir. Lors de sa première conférence de presse en Espagne, il a mis les choses au clair : « Je ne peux pas garantir que l’on va gagner autant de titres qu’avant. Ce que je peux vous assurer, c’est que nous allons travailler sur un projet, une idée, qui génère de l’illusion chez le public. » Comprendre, il sera difficile d’aller chercher une quatrième C3 de suite et de venir se hisser sur le podium indétrônable de la Liga. Devant les médias qui lui rappelaient que Carlos Bilardo était le seul entraîneur argentin à s’être assis sur le banc du FC Séville, Sampa a tenu à bien s’en démarquer : « Je reconnais son travail, c’est un entraîneur qui a marqué une époque, et j’ai célébré son succès en Argentine. Il a une méthode de travail qui lui a apporté des résultats. J’ai une manière de penser et de travailler totalement différente. »



Si le projet est prometteur, le FC Séville sait qu’il prend un risque. L’échec ne serait pas pardonné et Sampaoli pourrait longtemps entendre la comparaison avec Emery. En conférence de presse, Daniel Carriço, cadre du vestiaire andalou, a tenu lui à marquer les différences entre le natif de Casilda et le nouvel entraîneur du PSG : « Unai avait ses idées, Sampaoli en a des différentes. Il faut s’y adapter le plus vite possible. C’est un homme qui a gagné des titres, qui se base sur la pression haute. On a quelques matchs pour lancer la machine, et être prêt pour les Supercoupes. On repart à zéro avec un nouveau concept, mais on a un groupe très fort. » Le FC Séville a pris un risque en offrant son destin à un novice en Europe. En espérant que ce dernier connaisse la même réussite qu'au Chili. Le mot de la fin revient à Carlos Arias, adjoint de Monchi au FC Séville : « Les méthodes du club n'ont pas changé. On s'adapte aux besoins de l'entraîneur et de sa philosophie. Mais le modèle du club ne changera pas. On a toujours vendu pour grandir. Par exemple, on ne recrute jamais pour trouver un remplaçant à celui qui est parti, mais plutôt un joueur qui va entrer dans le moule. Nous sommes convaincus que le nouveau Séville va plaire au public. »

Par Ruben Curiel Propos de Carlos Arias recueillis par RC.
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