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Ca rime à quoi tous ces 0-0 en Serie A ?

La semaine dernière, il n’était pas bien difficile de se souvenir des scores en Serie A. 0-0, 0-0, et puis 0-0. Une journée qui a confirmé la tendance : depuis le début de la saison, on marque peu de buts dans le Calcio. Explications.

142. C’est le nombre de buts qui a été inscrit, depuis le début de la saison, en Serie A. Faisons les comptes. Avec six journées écoulées, cela fait 23,6 buts de moyenne par tour, et donc un petit 2,36 buts par match. Pas énorme. Surtout si l’on se met à comparer aux autres championnats majeurs. Les pays où l’on marque le plus de buts cette année, c’est de loin l'Allemagne (2,87) et l’Angleterre (2,84), devant la France (2,66) et l’Espagne (2,55). Alors quoi ? Moins de buts, donc moins de spectacle ? Pas forcément. Cela dépend du point de vue que l’on adopte. Il y a ceux qui affectionnent les 8-0, avec des buts, mais sans la moindre opposition. Et puis ceux qui préfèrent un 0-0 tendu, intense, et indécis jusqu’au coup de sifflet final. La seule chose certaine, c’est que le 0-0 revient à la mode en Serie A. Déjà 11 matches (sur 60) depuis le début de la saison, se sont soldés sur ce score nul et vierge. A titre comparatif, la Ligue 1, souvent fustigée pour son manque de buts, n’affiche que six 0-0 depuis le début de l’année, en 100 rencontres. L’Italie serait-elle en train de retomber dans ses travers, et de donner raison à ceux qui pensent, souvent à tort, que les entraîneurs prônent encore le catenaccio ?

Tactique et tac

C’est le grand mot. Facile à ressortir à chaque fois qu’une équipe italienne se met à défendre. L’Inter vient à Barcelone chercher le 0-0 après avoir gagné 3-1 à l’aller ? Catenaccio. Le Milan AC incapable d’aller débloquer le score à Tottenham ? Le faute au catenaccio. La Juve qui fait 0-0 face à Salzbourg ? Catenaccio, catenaccio et encore catenaccio. Un terme qui colle à la bouche de ceux qui, au fond, ne cherchent pas à aller voir plus loin. Alors, pour mieux comprendre, mieux vaut s’adresser aux principaux intéressés. Et le premier à lâcher le morceau, après la dernière journée de Serie A au cours de laquelle cinq matches se sont soldés par un 0-0, c’est Giuseppe Sannino, le coach de Siena. Son équipe, 14ème du classement, vient d’aller chercher le nul sur la pelouse de Cagliari. Le mister s’explique. « Le match a été avare en occasions, mais le spectacle, ce n’est pas seulement de marquer des buts. En réalité, ici, en Italie, on regarde trop les résultats. C’est le championnat le plus tactique au monde, mais le problème, c’est que lorsque tu perds, on ne te le pardonne pas. Et il suffit de regarder les entraîneurs en poste. Le coach qui est sur son banc depuis le plus longtemps, c’est Mazzarri, et il n’est à Naples que depuis deux ans  » affirme-t-il.

Sannino soulève donc un problème. Les présidents de clubs auraient la main facile pour limoger à tout va, et leur pression serait telle, que les techniciens préfèrent ne pas s’exposer à un éventuel revers, plutôt que d'aller chercher la victoire. Une justification qui se tient. Voilà donc pourquoi, après le 0-0 obtenu sur la pelouse de la Lazio il y a trois semaines, Devis Mangia, le coach de Palerme, arborait un sourire immense, comme s’il venait de remporter la Ligue des Champions. Oui, car avec Maurizio Zamparini, chaque défaite peut sonner le début du chômage. Alors oui, 0-0, ça fait bien. C'est toujours ça de gagner. Et cela peut vouloir dire, indirectement : « j’ai parfaitement maîtrisé mon match tactiquement » . Et ça, les dirigeants apprécient.

4-2-4, 0-0, 3-5-2, bonne combinaison


Pour d’autres, il existe une théorie qui dit que le 0-0 est le résultat parfait. C’était, par exemple, le credo de Gianni Brera, considéré comme le plus grand journaliste sportif italien du siècle. Ou encore celui d’Annibale Frossi, un joueur des années 30 qui porta le maillot de l’Inter et de la Squadra Azzurra. Ce dernier, devenu plus tard commentateur et analyste sportif, a d’ailleurs écrit un bouquin sur les schémas tactiques. Il y affirmait que « le 0-0 est le résultat parfait, parce qu’il est l’expression de l’équilibre total entre l’attaque et la défense des équipes sur la pelouse » . Le 0-0 serait donc un art. D’accord. Néanmoins, cette théorie, certainement avérée dans les années 50, peine à s’appliquer de nos jours. Aujourd’hui, une victoire vaut trois points. Et non plus deux. Jouer le 0-0 veut donc dire se contenter d’un point : pas forcément la meilleure des stratégies pour forger son classement.

Même si des exceptions confirment la règle. L’an dernier, le Chievo, avec huit matches nuls 0-0 à son actif, a réussi à terminer à la 11ème position. Zdenek Zeman peut s’en retourner dans sa tombe. D’ailleurs, parenthèse, le coach tchèque, en Serie B, reste toujours fidèle à son football offensif. Avec Pescara, il vante déjà la meilleure attaque du tournoi (+23) et l’une des pires défenses (-17). Merci. Parenthèse close. La réalité de la Serie A est autre. Et pourtant, les entraîneurs prônant le jeu offensif existent. De Guidolin à Mazzarri, adeptes du 3-5-2, en passant par Conte et son 4-2-4, ou encore Luis Enrique et son jeu à la barcelonaise. Et pourtant, le Napoli, meilleure attaque de Serie A, n’a marqué que 10 buts, quand le Barça en plante 26, Manchester City 27 et le Bayern 25. Alors, la conclusion de cette affaire, c’est que les clubs italiens continuent inexorablement leur descente aux enfers ? Si l’on veut, oui. En attendant, l’Inter est première de son groupe en Ligue des Champions, le Napoli est devant City, Milan devance le Barça à la différence de buts particulière et l'Udinese vient de plier l'Atletico Madrid. Et tout ça, sans avoir jamais fait 0-0.

Par Eric Maggiori
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