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C'est quoi encore le problème avec Ben Arfa ?

Privé du numéro 10, prié de jouer avec la réserve, mis à l'amende pour 1,5kg de surpoids : Hatem Ben Arfa vit un été pourri du côté de Newcastle. À un an de la fin de son contrat, sa relation avec Alan Pardew n'a jamais été aussi mauvaise et selon son entourage, le traitement qui lui est réservé s'apparente ni plus ni moins à du harcèlement...

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France Football y consacre deux colonnes cette semaine : Hatem Ben Arfa est l'un des feuilletons de l'été. Le milieu français est clairement dans le creux de la vague. Certes, l'ancien Lyonnais n'est pas le seul banni - Jonás Gutiérrez et Gabriel Obertan s'entraînent aussi avec la réserve - mais à en croire son conseiller Michel Ouazine, sa disgrâce n'est pas motivée par ses performances sportives : « C'est incompréhensible. Pardew dans le passé avait déclaré qu'Hatem était extraordinaire. Il y a des intérêts qui ne sont pas sportifs : Adebayor à Tottenham, Gomis à Lyon... On s'inscrit dans un schéma similaire alors qu'Hatem a tout fait pour Newcastle, on a tout fait pour discuter (ndlr : d'une prolongation de son contrat qui expire en juin 2015). On est dans une situation où ils voudraient qu'Hatem pète les plombs, qu'on puisse dire qu'il est ingérable. Lui se contente de faire son boulot : il s'entraîne bien, il prend du plaisir avec la réserve où il a un super coach Peter Beardsley » .

Ben Arfa, simple bouc émissaire ?


« C'est à la fois un problème entre deux hommes, Pardew et Ben Arfa, et une conséquence du manque de discipline personnelle du joueur » estime pour sa part Mark Douglas, journaliste spécialiste de Newcastle pour The Chronicle et The Sunday Sun. La guerre larvée entre les deux était prévisible selon lui : « Alan Pardew n'a pas seulement des problèmes avec Ben Arfa à Newcastle, il en a eu avec beaucoup de monde. Le manque de discipline de Ben Arfa sur et en dehors du terrain - dont les nombreuses blessures sont une conséquence - n'a fait qu'accentuer la tension entre les deux » . À en croire l'avocat du joueur français, Maître Jean-Jacques Bertrand, les problèmes du joueur ont commencé en avril, dans les vestiaires après une lourde défaite contre Manchester United (0-4) : « Quel est le motif de la mise à l'écart ? Une discussion d'après-match dans le vestiaire où il a été demandé de s'exprimer. Le seul qui a osé, c'est Hatem, et il a parlé football, expliquant que selon lui l'équipe jouait avec trop de longs ballons. L'entraîneur l'a très mal pris alors que c'est lui qui avait demandé aux joueurs de parler. En plus, il s'agissait d'une circonstance de vestiaire... Cherche-t-on à lui faire porter le chapeau des mauvais résultats du club ? Toujours est-il qu'on l'a mis à l'écart et cette mise à l'écart s'est perpétuée jusqu'à la fin de saison. On aurait pu penser qu'après les vacances, le différend aurait été apaisé. »

1,5kg de surpoids, mais 2% de masse graisseuse en moins...


Mais en lieu et place d'une paix des braves, le Lyonnais écope d'une amende d'environ 10 000 euros, pour avoir pris 1,5 kilos pendant ses vacances, une sanction que Michel Ouazine trouve injuste : « c'est du harcèlement, de l'humiliation. L'amende qu'ils lui mettent, on va la contester. On leur a demandé de nous donner le compte-rendu physique de tous les joueurs. Hatem est parti en vacances avec un préparateur physique, il a bossé pour préparer cette saison. Il a pris 1,5 kg ? Oui, mais il s'agit d'un kilo de muscle et 500 grammes de graisse. Il a perdu 2% de masse graisseuse. On conteste donc les amendes. » Cette amende et sa justification restent un mystère pour Mark Douglas, pourtant observateur avisé : « Le club a refusé de confirmer la raison de cette sanction et l'ampleur du surpoids imputé à Hatem Ben Arfa. La situation est regrettable. Le club refuse de communiquer plus que cela sur la situation de ses bannis. » Ce manque de transparence, c'est précisément le terrain sur lequel Maître Bertrand compte défendre son client : « Il y a deux choses : la sanction pose problème sur son principe et sur son quantum. Quelle procédure a été suivie ? Si on avait affaire à une situation qui porte conséquence sur ses performances de manière claire, et s'il était certifié qu'il était le seul joueur en surpoids... Je n'imagine pas une seule seconde qu'en rentrant de congés, sur 25 joueurs, un seul soit en surpoids. Et on parle de surpoids pour 1,5 kg, pas 5. Le motif de l'amende pour moi est abusif, mais en plus, l'amende s'inscrit dans un contexte général de mesures successives qui relève d'un harcèlement sur le joueur. »

«  Dans deux mois, Pardew peut être très loin »


En plus de cette amende et de sa mise à l'écart de l'équipe première, Ben Arfa s'est vu retirer son numéro 10 et n'a pas pris l'avion pour la Nouvelle-Zélande, où ses coéquipiers sont en tournée. Le plus surprenant concerne le logement du joueur, comme l'explique Maître Bertrand : « Il y a environ trois semaines, on a appris que le propriétaire de son logement n'avait pas reçu le loyer depuis trois mois. On a donc vérifié ses fiches de paie, pour y voir que le loyer était toujours déduit de son salaire. Le club s'est donc dispensé depuis mai de reverser au propriétaire les loyers qu'il a prélevés sur le salaire du joueur... » Les recrutements cet été de deux milieux offensifs, Siem de Jong et Rémy Cabella, ne font que confirmer un avenir bouché dans le club anglais... « Le club veut clairement le faire partir et je ne pense pas qu'il ait vraiment le choix. Il n'a pas de futur à Newcastle. Même si les choses peuvent changer très vite en football, vu la situation actuelle, il est peu probable de voir Ben Arfa s'éterniser à St James' Park » , analyse Mark Douglas. Mais à en croire Michel Ouazine, l'international français n'a pas encore bouclé ses valises : « Hatem est capable d'aller au bout de son contrat. Six mois, un an, ce n'est rien du tout. Il n'est pas à la rue, si le club veut le pousser à la faute, il ne sera jamais à la faute. Dans deux mois, Pardew peut être très loin. Hatem aime ce club, il est idolâtré par les supporters... Il risque de se passer beaucoup de choses. »


Si en mai, la presse anglaise avait fait état d'un intérêt de Liverpool, aujourd'hui Ben Arfa semble dans une impasse, ce qui n'effraie pas son conseiller : « Il ne peut que se comporter en professionnel, après, les événements, ce n'est pas vous qui les commandez. Il doit bien bosser, être pro. Les éléments sont défavorables pour le moment car on ne sait pas où le club veut aller par rapport à lui pour le moment... Il n'y a pas de dialogue, on ne lui parle pas. Vous avez vu comment ils ont traité Marveaux... » Un retour à Lyon aurait les faveurs du joueur, mais celui-ci n'est pas forcément économiquement réaliste : « Lyon, c'est son club formateur, il y est forcément attaché. Il adore Bernard Lacombe, avec Aulas c'est « Je t'aime, moi non plus » . Derrière il y a un challenge, un club compétitif. Pour moi, c'est cependant très compliqué financièrement, Newcastle demanderait beaucoup » , estime Michel Ouazine.

Bad boy, vraiment ?


Dans l'attente d'un dénouement favorable, la situation actuelle de l'ancien Lyonnais rappelle à quel point sa carrière, à l'image des trajectoires de toute la génération 87, s'éloigne des attentes qu'elle suscitait : « En Angleterre, on pense que Ben Arfa a un énorme potentiel, suffisant pour devenir l'un des meilleurs joueurs de Premier League, mais il a également l'image d'un joueur difficile à gérer en raison de ses soucis passés dans d'anciens clubs » souligne Mark Douglas. Cette image de bad-boy, Maître Bertrand pense que Newcastle s'appuie dessus aujourd'hui : « On essaie de faire porter à Hatem une image négative, mais au vu de la situation, son attitude est très professionnelle. » Pour Michel Ouazine, son protégé n'a rien à se reprocher : « La vie d'un joueur, ce n'est pas uniquement d'être footballeur. Il se doit d'avoir de la personnalité et d'être correct avec lui-même. On dit "Hatem Ben Arfa c'est un bad boy, c'est ceci, c'est cela..." Personne ne le connaît vraiment. Si lui est un bad boy, Balotelli, qu'est-ce que cela doit être... Dans l'esprit des gens "forte personnalité" cela veut dire que l'on fait n'importe quoi. Forcément, dans ce monde de béni-oui-oui, la personnalité peut vous amener des désagréments. » Et flinguer une carrière ?

Par Nicolas Jucha
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