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« C'est ça, l'Espagne ? »

Ce n'est peut-être que la Coupe des confédérations, mais la presse brésilienne a bien pris soin de savourer la victoire de Neymar et ses copains, mais aussi de chambrer la Roja. Du côté espagnol, on préfère donner rendez-vous en 2014.

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Craignant un nouveau Maracanãzo, les Brésiliens n'étaient pas vraiment rassurés avant la finale contre l'Espagne. Le soulagement de ne pas s'être fait humilié à domicile par les champions du monde en titre est palpable. Ce matin, la presse brésilienne s'est donc fait un plaisir en démontant la Roja pour mieux célébrer ses nouveaux héros. Le quotidien Lance titre ainsi « Brasil Furioso ! » en référence à la Furia Roja, et bombe le torse : « C'est ça, l'Espagne ? La Seleção détruit les actuels champions du monde et remporte la Coupe des confédérations dans une fête qui donne un avant-goût pour la victoire en 2014.  » Lance s'attarde sur l'entente entre Neymar et Francis Fred Perrin : « Le duo est responsable des trois buts marqués aux Espagnols et a permis de laver les âmes brésiliennes de la déroute de 1950.  » Rien que ça. « Un, deux, trois… Quatre ! Comme le nombre de buts et de Coupe de confédérations en vitrine. Avec un football incontestable, le Brésil a lapidé l'Espagne dans le match le plus attendu de ces derniers temps. Discrédité avant le tournoi, le Brésil a désormais le moral au-dessus des nuages et s'affirme comme l'un des favoris pour remporter sa sixième Coupe du monde en 2014 » , s'enflamme même le journal brésilien.

Le site du mensuel Placar préfère parler de «  nuit inoubliable » et s'attarder sur l'ambiance mystique qui régnait au Maracanã : « À la 53e minute, le Marcana a chanté en chœur : "Tu veux jouer ? Tu veux jouer ? Le Brésil va te montrer !" Le score était déjà de 3-0 et la sélection brésilienne maîtrisait le ballon face à une équipe espagnole qui n'était pas habituée à ça. Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas vu une telle osmose entre les joueurs et le public. Plus que le saut de l'inconnu au statut de favori pour le Mondial 2014, la plus belle conquête des jeunes joueurs du groupe durant ce tournoi aura été de se réconcilier avec son public. Voilà le grand mérite mérite des joueurs et de Luis Felipe Scolari. » Le principal mensuel de foot du pays applaudit aussi le tournoi du crack Neymar : « Danse, golaço et détermination : plaisirs. Espagne, voilà Neymar ! »

Le plus grand quotidien du pays, Folha de São Paulo se félicite pour sa part que la Seleção ait stoppé la série de victoires de l'Espagne : « L'équipe de Felipao a évité que la Roja remporte le seul titre qui manquait à sa collection en réalisant une prestation parfaite. » Il s'attarde aussi sur la relation pendant le match entre Neymar et ses futurs coéquipiers barcelonais : « Est-ce que la cordialité entre Neymar et les Barcelonais allait résister à la pression du match ? Avec Busquets, oui, pas avec Piqué. Neymar aurait pu mettre encore un but s'il l'avait voulu, mais il a passé les dernières minutes à taper les mains de ses futurs coéquipiers plutôt que de continuer à les humilier. » Mouais.

L'Espagne donne rendez-vous l'été prochain


Coté espagnol, la presse ne remet pas en cause la défaite logique de la Roja et préfère s'interroger sur les raisons de la débâcle. Le quotidien madrilène AS évoque ainsi l'entrée en matière patriotique impressionnante des Brésiliens : « Les Brésiliens nous ont marqués leur premier but au moment de l'hymne. Le protocole d'avant-match est devenu stratégique lorsque la musique s'est arrêtée pour laisser place aux poumons des joueurs et des spectateurs du Maracancã. » Selon le même quotidien, c'est justement de l'oxygène qui a manqué à la Roja. Mais pas que : « L'Espagne n'a pas eu d'idées parce qu'elle ne pouvait pas respirer. Quand nous ne nous condamnions pas avec nos propres imprécisions, les Brésiliens cassaient le rythme avec des fautes sous l'œil complaisant de l'arbitre. La Roja n'a jamais trouvé l'antidote pour contrer cette combinaison d'enthousiasme et d'agressivité.  » L'auteur de l'article finit en mettant une boîte subtile à Fred pour mieux encenser Neymar : « Auteur d'une grosse prestation, Neymar a réussi à faire en sorte que Fred paraisse bon. Ce dernier, attaquant peu exquis, a finalement provoqué le délire du Maracanã en marquant le troisième et dernier but du match. Le résumé est cruel. L'Espagne termine où commence le Brésil. À moins que ce ne soit le contraire. » Marca, l'autre quotidien madrilène, a utilisé un jeu de mot : « Maracantazo » (Cantazo = débacle), pour qualifier la défaite de la bande à Del Bosque et remarque que l'Espagne sait désormais à quoi s'en tenir après cette répétition générale pré-mondialiste : « L'Espagne sait ce qui l'attend l'été prochain. De l'humidité, une chaleur étouffante et des infrastructures hôtelières et de transports plus que douteuses. » Marca ponctue en prenant le bon côté des choses : «  La déception de la troisième place lors de la Coupe des confédérations 2009 avait été oubliée lorsque Casillas avait soulevé le trophée au ciel l'année suivante en Afrique du Sud. »

L'analyse du quotidien généraliste El Pais est moins partisane, mais nettement plus intéressante. Pour le meilleur journal du pays, « l'Espagne, sans ballons, a été mise à nue » . Plus que le titre perdu, c'est avant tout une bataille symbolique que la Roja a livrée : « L'Espagne ne cherchait pas un nouveau Maracanãzo, mais aspirait à gagner définitivement ses galons d'héritière historique du Joga Bonito brésilien. La Verde Amarelha a renoncé depuis longtemps à son passé footballistique flamboyant pour devenir le pire animal compétitif qui soit, hier soir, pour une équipe aussi vertueuse que celle de Del Bosque. La Selección n'a pas pu avec sa propre léthargie, l'affiche et la réputation du football brésilien et du Maracanã. Il n'y a plus de Jairzinho, Gerson, Tostao, Pelé ou Rivelinho. Ni de Zico, Sócrates, Cerezo ou Falcao. Il n'y a même pas de Mauro Silva ou Mazinho. Le football actuel du Brésil appartient aux défenseurs de la taille de Thiago Silva et à la verticalité de Neymar. Le nouveau joueur du Barça se rêve en successeur de Ronaldo, Rivaldo, Romario ou Ronaldinho. Les milieux de terrains, eux, jouent en Espagne : Iniesta, Busquets, Xavi, Cesc, Silva, Mata, Cazorla ou Javi Martínez sont des footballeurs de talent qui évoquent les meilleurs 10 du Brésil 70 ou 82. Excellents dans le toucher de balle et la passe, ils résolvent les matchs grâce à la possession de la balle. Celle-là même qui a été confisquée par leurs adversaires du soir. Malgré la déception, Del Bosque dispose néanmoins de jeu et de footballeurs suffisants pour triompher l'année prochaine au Brésil. Il n'y aura plus alors de place pour la symbolique ni les rêves. »

Par Javier Prieto Santos
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