Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 13 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Burnley

Burnley - FC Racisme, le match qui dure depuis trop longtemps

Alors que depuis plusieurs semaines, les acteurs du football anglais se sont unanimement rangés derrière le mouvement Black Lives Matter, des supporters de Burnley ont tout gâché en faisant apparaître une banderole raciste lors du déplacement des leurs à City, ce lundi. Une provocation à ciel ouvert qui en dit long sur les maux qui rongent la cité anglaise depuis de longues années.

Modififié
Ce lundi soir, quelques minutes après que les vingt-deux acteurs de Manchester City-Burnley ont mis un genou à terre en soutien au mouvement Black Lives Matter, un avion a survolé l’Etihad Stadium, laissant apparaître une bannière sur laquelle on pouvait lire « White Lives Matter Burnley » . Une provocation à ciel ouvert qui n’est pas sans rappeler celle fomentée le 13 juin dernier par le groupuscule d'extrême droite Génération identitaire, place de la République, lors de la manifestation contre les violences policières. Sauf qu’aucun acrobate n’était en mesure de grimper dans le ciel de Manchester pour arracher ce slogan suprémaciste. Pourtant, le club et la ville de Burnley – qui luttent depuis plusieurs années contre le racisme – auraient bien eu besoin d'un sauveur.

Réactions en chaîne


À peine la mi-temps sifflée, le club de Burnley s’est logiquement empressé de se désolidariser de ce message haineux, prévenant que les responsables seraient interdits de stade. Après la rencontre, le coach des Clarets, Sean Dyche, s’est lui aussi excusé : « C'est clairement inacceptable. Tout ce que je peux faire, c'est m'excuser en tant que coach de l'équipe et au nom du club. »   Même son de cloche de la part de son homologue Pep Guardiola, qui n’avait pas hésité à tancer les fachos après la victoire des siens contre Arsenal. Dans la foulée du match, l'association FARE (Football Against Racism in Europe) a également condamné l’affront via son directeur exécutif Piara Powar : « En contradiction avec le message du BLM sur l'égalité des droits, "White Lives Matter" ne peut être motivé que par le racisme et la négation de l'égalité des droits. Cela montre exactement pourquoi la lutte pour l'égalité est si importante et pourquoi la majorité des gens l'ont soutenue. » Mais c’est surtout le capitaine de Burnley, Ben Mee, qui a le mieux exprimé son dégoût, lors d’une interview avec Sky : « J’ai honte et je suis gêné qu’un petit nombre de nos fans aient décidé d’afficher ça au-dessus du stade. [...] Ces gens doivent entrer dans le XXIe siècle et s'instruire. Ils sont complètement à côté de la plaque et ne représentent pas ce que nous sommes. J'espère que ça ne se reproduira plus. »

Burnley, épicentre de l'extrême droite


Hélas, voilà plusieurs années que certains supporters de Burnley défraient la chronique à la suite d’actes racistes, obligeant le club du Lancashire à condamner ces propos. Comme en juillet 2016, lors d’un match de préparation à Bradford, quand un supporter des Clarets avait été exclu du stade pour propos racistes. Ou comme en décembre dernier, quand un gosse de Burnley, tout juste âgé de 13 ans, a été viré du Tottenham Hotspur Stadium pour avoir balancé des gestes et insultes racistes à l'encontre du Sud-Coréen Heung-min Son. Mais ce problème ne date pas d'hier. En 2002, déjà lors d’un Burnley-Tottenham, un fan des locaux avait fait un salut nazi en tribune, créant un véritable tollé en Angleterre. Rien de bien étonnant au regard de l’implantation du British National Party dans le Lancashire. En 2002, justement, ce parti fasciste créé par des admirateurs d'Adolf Hitler avait remporté ses premières élections dans la ville de Burnley ; et un an plus tard, il comptait déjà dix conseillers dans la ville. La même année, après le salut nazi à l’encontre des Spurs, le Conseil municipal de Burnley avait proposé une motion soutenant la décision du club d'interdire de stade les racistes. Mais le conseiller du BNP, Stuart Caddy, avait refusé de la voter.



D’ailleurs, surprise : Jake Hepple, l’homme qui a revendiqué avoir payé un aviateur pour faire planer cette banderole, n’est autre qu’un petit nazillon. Ce hooligan des Clarets s’est affiché fièrement aux côtés du très sulfureux Tommy Robinson, ancien adhérent du BNP et fondateur de l’English Defence League, un mouvement identitaire anti-islam. Entre-temps, Hepple a supprimé certains contenus tendancieux, mais continue de relayer sur les réseaux sociaux son White Lives Matter, slogan promu, rappelons-le, par des groupes tels que l’Aryen Renaissance Society, une organisation suprémaciste blanche basée au Texas. Après la défaite de Burnley à Manchester ce lundi (5-0), une enquête a été ouverte par la police du Lancashire, afin de faire toute la lumière sur cet événement. D'après le Telegraph, le Suicide Squad, un groupe de hooligans de Burnley dissous en 2009, est impliqué dans la collecte de fonds ayant permis l'affichage de cette banderole haineuse. En attendant que les responsables soient interrogés, puis sanctionnés, la bannière déployée ce lundi continue à faire couler beaucoup d'encre outre-Manche. Elle montre surtout la bêtise de ceux qui ne comprennent pas que le slogan universaliste Black Lives Matter est un appel à l’égalité et à la fraternité. Tout l'inverse du White Lives Matter.

Par Maxime Renaudet
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons MAILLOTS FOOT VINTAGE Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Tsugi Olive & Tom

Hier à 12:19 EuroMillions : 143 millions d'€ à gagner + 1 millionnaire garanti ce mardi 1
Partenaires
Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
Hier à 15:34 Waasland-Beveren officiellement relégué en D2 belge
Hier à 14:32 Décidez du résultat de France-Pays Bas en demi-finale de l'Euro 2020 9 Hier à 12:24 La reprise du championnat brésilien fixée au 9 août 1 Hier à 11:40 La moitié des employés de Wigan vont perdre leur emploi 15 Hier à 09:17 Dallas retiré de la reprise de la MLS à la suite de 11 cas de Covid-19 2