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Bugs Rony

Revenu à Monaco cet été après un peu moins de vingt mois passés à Lille, Rony Lopes semble capable de devenir cette saison ce que l'ASM rêvait d'en faire : soit une nouvelle poule dorée.

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Comme un chef en plein travail sur une nouvelle pâtisserie, Leonardo Jardim connaît la difficulté pour atteindre la perfection. En sport, cette notion reste relative et souvent temporaire. À Monaco plus qu’ailleurs, ce circuit permanent est cruel : constater, dessiner, monter, démonter et recommencer. Le Portugais a connu ça il y a deux ans, distribuant sa première collection à succès – Kondogbia, Yannick Ferreira Carrasco, Kurzawa, Abdennour, Martial – à l’Europe du foot, avant de répéter un schéma identique cet été. Au soir de la récente défaite à Nice (0-4), Jardim n’avait d’ailleurs toujours pas reposé sa toque : « Il y a un chantier énorme. On a changé les joueurs, même si on travaille avec la base de la saison dernière. Après, petit à petit, on va incorporer les joueurs qui sont arrivés. » L’histoire ne dit pas si l’entraîneur monégasque s’est déjà attardé sur les traces laissées par Auguste Escoffier, mais Jardim est aujourd’hui à son tour un cuistot reconnu et un expert du concept de brigade de cuisine, inspiré du modèle militaire et qui dicte un modèle de répartition des tâches dans une cuisine. Cet été, l’histoire a recommencé à Vienne, en plein mois de juillet, au cours d’un stage qui avait une mission simple aux yeux de l’entraîneur monégasque : « Cela va me servir à voir d’autres joueurs. » Soit de nouveaux ingrédients.


Voir pour tester et pallier les nombreux départs dont le principal, celui de Bernardo Silva. Pour ce poste, Jardim s’est alors retrouvé avec une belle pile de CV entre les mains : Gabriel Boschilia, Jordi Mboula – arrivé cet été du Barça –, Allan Saint-Maximin – depuis parti à Nice –, et donc Rony Lopes, qui n’a jamais caché ses intentions, au point de couper tous les débats éventuels dès le mois d’avril. « Je suis sous contrat avec Monaco et c’est normal pour moi d’y retourner, avait-il alors expliqué avec un survêt du LOSC sur les épaules. Il y aura sans doute des départs, c’est normal vu la saison qu’ils font. Je ne suis pas surpris. Il y a de très bons joueurs à l’ASM. Des places vont se libérer cet été. Mais ce sera à moi de faire le travail pour gagner la mienne. » Cinq mois plus tard, voilà Lopes (enfin) sorti du tupperware dans lequel l’ASM l’avait placé depuis qu’elle avait filé un chèque de douze millions d’euros à Manchester City en août 2015. Un été où il retrouvait un certain Bernardo Silva à ses côtés dans les starts.

« Rony est un chef d'orchestre »


Un pote, aussi. Car avant de se croiser plus que de jouer ensemble à Monaco, Bernardo et Rony ont bu dans les mêmes biberons, à Benfica comme chez les équipes de jeunes du Portugal. La comparaison s’arrête là, Lopes affichant un profil plus percutant, puissant, que le Silva danseur, même si les deux garçons ont toujours eu un rêve commun : évoluer en position de meneur de jeu, ce qu’ils n’ont que rarement eu l’opportunité de faire. Reste une constante dans la ligne de vie de Rony Lopes, obligé de quitter le Brésil à l’âge de quatre ans avec ses parents pour rejoindre sa grand-mère à Poiares, au Portugal, histoire de « tenter une vie meilleure » . L’exil est au centre de la carrière du joueur de 21 ans, qui cavale encore avec un sac de promesses en bandoulière : repéré par Benfica à onze ans, il part ensuite à Manchester City à seize avant d’être baladé malgré de jolis bulletins. Son histoire avec l’AS Monaco n’a rien de différent, et sa route n’a pas toujours été facile à suivre. Seule certitude : entre son recrutement en 2015 et son retour cet été, il n’y avait pas vraiment de place pour lui et Rony – une contraction de « Ronaldo » devenue marque de fabrique, Lopes jouant en permanence avec le maillot du Fenomeno sur les épaules lorsqu'il était gosse – avait besoin de jouer, avant tout. Leonardo Jardim n’a jamais dit autre chose à son sujet.


Son apprentissage s’est donc essentiellement construit à Lille, qu’il retrouvera vendredi soir, où il a été prêté une première fois par City lors de la saison 2014-2015 avant d’être refilé par l’ASM de janvier 2016 à juin 2017, Lopes entrant dans les négociations autour du transfert de Djibril Sidibé en Principauté. Ancien directeur général adjoint devenu directeur du centre de formation au LOSC, Jean-Michel Vandamme a toujours eu un regard juste sur un joueur qu’il a eu tranquillement l’occasion d’observer : « Eden Hazard était un soliste, Rony, lui, est un chef d’orchestre. (...) Il a tous les outils pour devenir un très bon joueur. » Ça, Jardim le sait, comme le fait que Lopes a toujours souhaité s’intégrer au projet monégasque, le milieu empilant en plus les louanges au moment du titre de champion de l’ASM au printemps dernier. Le bonhomme s’est fait une place en préparation et est même devenu un titulaire régulier de Jardim, en attendant que les autres recrues soient prêtes. Précision : Lopes a été très bon, notamment contre l’OM (6-1) et face à Strasbourg samedi dernier (3-0) où il a marqué son premier but sous le maillot monégasque, et ce, alors que Jardim avait décidé de l’aligner pour la première fois côté gauche, Ghezzal s’installant à droite. Dans le couloir, celui qui attend toujours sa première sélection avec le Portugal s’est une nouvelle fois contenté de s’enfoncer dans son sweat avant de lâcher timidement dans un français parfait « être très content » et vouloir « continuer à aider » son club. Pierre-Mauroy est un beau carrefour pour prouver que le virage monégasque peut être maîtrisé.



Par Maxime Brigand Propos de Jean-Michel Vandamme extraits de L'Équipe.
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