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Mbeumo : « Être dans le tunnel avec De Bruyne, Kanté ou Salah, ça te marque »

Promu cette saison en Premier League pour la première fois de son histoire, Brentford peut compter sur Bryan Mbeumo pour animer le côté droit de l'attaque des Bees. Né à Avallon dans l'Yonne, formé à Troyes et arrivé à Londres en 2019, l’ailier français de 22 ans fait le bilan de ses premiers mois dans l'élite anglaise avant la lutte finale pour le maintien. Une mission survie au sein de l'actuel quinzième de Premier League qui plaît à ce fan de Koh-Lanta.

Sois 100% honnête avec nous : quand Brentford t’a approché pour la première fois avant que tu n’y signes en 2019, savais-tu où le club se trouvait ?
Pour être honnête, au moment de la première prise de contact, je ne connaissais pas vraiment le club, son histoire et je ne regardais pas le Championship. Je savais seulement que c’était un club londonien. Après quand ils m’ont approché, forcément, je me suis renseigné.

Brentford fait partie des clubs qui ont révolutionné l’approche du foot via la data. Est-ce que celle-ci a eu un impact sur ton transfert ?
Oui. Dès les premiers contacts, ils m’ont montré un descriptif très détaillé du joueur que j’étais. Ils savaient de quoi ils parlaient, quel profil de joueur ils prenaient en misant sur moi. Cela a attisé ma curiosité, car ils avaient vraiment beaucoup d’infos.

« Ils avaient fait un tableau basé sur le nombre de matchs de Ligue 2 qu’ils ont supervisés quand je jouais à Troyes. Sur les 35 matchs de Ligue 2 que j’avais joués en 2018-2019, Brentford est venu me voir 27 ou 28 fois. C’est énorme. »

Quoi par exemple ?
Ils avaient fait un tableau basé sur le nombre de matchs de Ligue 2 qu’ils ont supervisés quand je jouais à Troyes. Sur les 35 matchs de Ligue 2 que j’avais joués en 2018-2019 (pour 10 buts et 3 passes décisives, NDLR), Brentford est venu me voir 27 ou 28 fois. C’est énorme. Dans ce tableau, il y avait tous mes points forts, mes points faibles aussi, ainsi que l’ensemble de mes caractéristiques. Je ne sais pas s’ils avaient, à ce moment-là, le nombre moyen de sprints par match que je faisais ou le nombre de kilomètres parcourus par exemple. Mais cela ne m’étonnerait pas, car ce sont des données que l’on a à notre disposition aujourd’hui, au club, après chaque match.

Comment t’ont-ils convaincu de les rejoindre ?
Ils étaient en Championship, mais leur discours était cohérent avec leur classement. C’était un club ambitieux qui projetait de monter en Premier League dans les deux ans. Ce que l’on est parvenu à faire la deuxième année. Il y avait quelques noms dans l’effectif que je connaissais comme Saïd Benrahma, qui m’a aidé à m’intégrer par la suite. Ça m’a plu.



Tu es arrivé là-bas à 19 ans, après une saison et demie dans les jambes à Troyes. Quelle est la plus grande difficulté lorsque l’on passe de Troyes à Brentford ?
Elle se situe au niveau mental. Car tu changes de pays pour découvrir un nouveau football, une nouvelle culture, une nouvelle vie. L’entourage est très important, surtout au début, et après c’est comme tout : il faut du temps pour se faire à ce nouvel environnement. C’est tout bête, mais à l’école, j’étais pas trop mal en anglais. Sauf que de là à ne parler qu’anglais tous les jours, il y a un monde... (Rires.) Il y a quelques similitudes entre Troyes et Brentford – ce sont deux clubs familiaux, sans clans, où tout le monde se parle –, mais il y a aussi des différences dans la vie de tous les jours. Je trouve par exemple qu’en Angleterre, les gens te jugent moins. Tu peux avoir un style extravagant et sortir dans la rue, personne ne va te dévisager pendant cinq minutes.

« Cette première victoire d’entrée contre Arsenal (2-0) restera gravée. C’était le premier succès du club à ce niveau dans son histoire et cela coïncidait avec mes débuts en Premier League. »

Tu disputes ta première saison en Premier League. Quel a été le moment le plus fort depuis le coup d’envoi de la saison ?
Cette première victoire d’entrée contre Arsenal (2-0) restera gravée. C’était le premier succès du club à ce niveau dans son histoire, et cela coïncidait avec mes débuts en Premier League. C’était un rêve qui se réalisait. Dans le tunnel, tu prends conscience que t’es dans le vrai, que c’est à toi de jouer. J’avais toujours rêvé d’avoir l’opportunité d’évoluer à ce niveau-là. Ce jour-là, on avait tous fait un super match, avec comme récompense d’avoir fait tomber un cador du championnat à la maison. Et puis, forcément, je ne peux pas ne pas mentionner mon premier but en Premier League à Wolverhampton (0-2).

Vidéo

Est-ce qu’il y a un joueur qui t’a particulièrement impressionné depuis le début de la saison ?
Comme j’ai l’habitude de jouer à FIFA, forcément quand tu te retrouves dans le tunnel avec Kevin De Bruyne, N’Golo Kanté ou Mohamed Salah, ça te marque. Ce sont des gars qui sont champions du monde, qui jouent les plus grandes compétitions européennes. Pour te donner un exemple, sur le terrain, ils se démarquent par leur efficacité et l’influence qu’ils ont sur le jeu de leur équipe. Ce sont des joueurs qui sont capables sur une action de débloquer la situation : De Bruyne va trouver la passe parfaite qui va se transformer en passe décisive, Kanté va par une interception amener une contre-attaque qui va aller au bout, Salah pareil dans la finition. Ils ont ce truc qui peut faire basculer le match n’importe quand.

Vous n’avez pris qu’un point depuis votre dernière victoire face à Aston Villa en Premier League le 2 janvier dernier. Qu’est-ce qui ne marche plus ?
De l’extérieur, tout le monde s’attendait à ce qu’on ait un petit coup de mou. Cela résulte peut-être d’une perte de confiance collective due à l’enchaînement des défaites. Mais il reste encore beaucoup de matchs. C’est un passage à vide, mais la roue va tourner et on va vivre une fin de saison excitante.

Ton coach Thomas Frank a l’air d’être un sacré personnage. Qu’est-ce que tu peux nous dire sur lui ?
C’est un coach charismatique, mais ce n’est pas non plus un personnage comme peut l’être José Mourinho par exemple. Il est très proche de ses joueurs, j’échange beaucoup avec lui. Il fait beaucoup pour me mettre en confiance et me fait des demandes très précises. Exemple : comme je suis un joueur rapide et qu’on a beaucoup d’opportunités dans le dos des défenses, il me demande de beaucoup prendre la profondeur pour étirer un maximum la défense et derrière permettre aux autres joueurs d’avoir plus d’espaces à l’intérieur du jeu.



« Au moment de son arrivée, Eriksen a fait un discours devant le groupe où il expliquait qu’il allait bien, qu’il était prêt à travailler et qu’il ne fallait pas qu’on hésite à lui poser des questions sur son pacemaker, sur ce qu’il s’est passé à l’Euro. »

Christian Eriksen a fait ses débuts avec vous le week-end dernier. Peux-tu nous raconter son arrivée dans le groupe ?
Il connaissait déjà le coach, car Thomas Frank l’avait eu sous ses ordres au sein des équipes de jeunes du Danemark. En plus, il a beaucoup de partenaires ici qu’il retrouve en sélection (avec Eriksen, ils sont désormais six Danois dans l’effectif, NDLR). Au moment de son arrivée, Eriksen a fait un discours devant le groupe où il expliquait qu’il allait bien, qu’il était prêt à travailler et qu’il ne fallait pas qu’on hésite à lui poser des questions sur son pacemaker, sur ce qu’il s’est passé à l’Euro, qu’il y répondrait avec plaisir. Personnellement, je ne me sens pas encore à l’aise de parler de ce genre de choses avec lui. J’attends de mieux le connaître.

Comment l’as-tu senti sur les premiers entraînements ? Certains de tes coéquipiers y vont moins fort avec lui ?
Déjà à l’entraînement, mais c’est le cas partout je pense, on ne va pas au contact comme des brutes. Eriksen a eu besoin d’un temps d’adaptation, car il n’avait pas joué depuis un moment, mais on sent qu’au fil des semaines, il prend du rythme, et on voit l’étendue de son talent : il a une qualité de jeu long incroyable, et techniquement, dans les petits espaces, c’est très dur de lui prendre le ballon.




Parlons un peu de ton enfance. Tu viens d’Avallon, une commune de l’Yonne, où tu as passé toute ton enfance avant de partir à Troyes. C’est comment de grandir là-bas ?
Moi j’habitais au quartier de la Morlande, à Avallon. Je jouais tout le temps dehors au foot, je suis très content d’avoir grandi là-bas. Même si ce n’est peut-être pas la même chose en tous points qu’un quartier dans la région parisienne, il y a des similitudes et ça te forge un caractère. Je n’ai jamais manqué de rien, mais ce n’était pas un milieu facile non plus.

Mais Avallon, ce n'est pas un peu la campagne aussi ?
C’est vrai, mais à l’époque, il y avait du monde qui y habitait. Mon quartier était rempli, il y avait énormément de gens dehors : c’était vivant. Maintenant, quand j’y retourne, il y a moins cet aspect-là. Il y avait une place à côté de chez moi qui était toujours pleine de monde, où je jouais tout le temps au foot. Je ne sais pas pourquoi ce n’est plus le cas... Peut-être que c’est lié au développement de la ville qui s’est arrêté. Aujourd’hui, les jeunes vont dans les villes un peu plus grandes pour leurs études ou pour y habiter, car il n’y a pas forcément beaucoup de choses attractives à Avallon. Le côté campagne, on le voyait davantage lorsqu'on allait jouer en déplacement dans les villages aux alentours comme à Magny.

Tu vas te balader dans le parc naturel du Morvan ?
Non, ce n'est pas trop mon truc. (Rires.) Quand je vais à Avallon, je retourne très souvent voir ma famille et dans mon club du CO Avallon, car j’aime l’image que les gens ont de moi là-bas. J’ai le sentiment de pouvoir guider les enfants qui ont le même rêve que moi. Je veux leur faire comprendre que tu n’as pas besoin d’habiter à tel ou tel endroit pour réussir, que tu n’as pas besoin d’être comme ci ou comme ça. Tu peux réussir tant que tu t’accroches à ce rêve et que tu mets tout en œuvre pour qu’il se réalise.

Il y a un complexe chez eux d’être né à Avallon ?
Pas forcément un complexe, mais quand tu regardes les statistiques, c’est indéniable qu’il y a un plus grand nombre de jeunes de la région parisienne qui suivent un cursus pro qu’à Avallon. Même si ces dernières années chez nous, tu en as de plus en plus qui vont se former à Auxerre. Autre exemple : mon petit cousin Théo Ndicka qui jouait avec moi, après avoir été formé au centre de formation de l’OL, joue à Ostende aujourd’hui.

« J’ai envie de faire Koh-Lanta une fois dans ma vie ! Le mélange entre la survie, le challenge, la compétition avec les autres, le social aussi, c’est un truc qui me plaît et qui me correspond. »

Maintenant que tu es footballeur pro et que tu joues en Premier League, de quoi rêves-tu aujourd’hui ?
Mon rêve depuis tout petit, c’était d’être joueur pro et de passer à la télé. (Rires.) Vu que c’est accompli, maintenant, le rêve c’est de jouer un jour une compétition européenne.

Passer à la télé, on est d’accord que c’était bien en étant joueur pro ? Pas en faisant un jeu télé comme Koh-Lanta ?
Figure-toi que depuis que je suis petit, j'ai toujours voulu faire Koh-Lanta ! Avant que l’on s’appelle, je rattrapais le dernier épisode en replay. J’ai envie de faire Koh-Lanta une fois dans ma vie ! Le mélange entre la survie, le challenge, la compétition avec les autres, le social aussi, c’est un truc qui me plaît et qui me correspond.



Propos recueillis par Andrea Chazy
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