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Bryan Dabo à Sainté, saison 1 bis

C’est l’histoire d’un type qui devait tout exploser il y a un an en débarquant dans le Forez. D’une saison finalement ratée, marquée par une mise à l’écart du groupe en fin d’exercice. Puis d’un nouveau départ, cette année sous la houlette d’Óscar García, et d’une romance qui peut finalement débuter. Aujourd'hui, Bryan Dabo s'est mué en patron du milieu des Verts, après en avoir été la grande énigme. Et, blessé, il sera ce soir l'un des grands absents stéphanois pour la confrontation face à son club formateur.

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Il est des soirs où l’ivresse d’une victoire donne des ailes et révèle des personnalités. C’était le cas samedi dernier à Geoffroy-Guichard. Les trois coups de sifflet viennent de retentir, délivrant le chaudron du traquenard messin. Après avoir enjambé la barrière du Kop Nord, Bryan Dabo prend le mic' et, l’espace de quelques secondes, mène le rythme au milieu des Magic Fans dans la traditionnelle communion d’après-match. Quelques minutes plus tôt, le n°7 a provoqué le but qui a relancé les Verts – juste après avoir manqué un penalty houleux – et signé une nouvelle performance de costaud pour contribuer au succès des siens (3-1). Alors ce 14 octobre, comme lors de beaucoup de week-ends depuis le début de la saison, l’ancien Montpelliérain savoure. Parce que ce stade n’a pas toujours été son jardin.

La Galette s’embrase


Quand il signe à Sainté, à l’intersaison 2016, Dabo sort d’une saison pleine du côté de la Mosson, ponctuée de cinq pions et une passe dé, mais surtout d’une nouvelle dimension prise dans la formation montpelliéraine, tantôt installé au cœur du jeu souvent avec l’autre crack Jonas Martin, tantôt trimbalé à plusieurs postes dans le couloir droit. En dehors de « son » MHSC, où il est arrivé en 2007, le CV de Dabo ne possède alors qu’un flop à Blackburn (aucune apparition avec l’équipe première) en 2014. Ce doit donc être l’heure de l’envol, le vrai. « Il fallait qu'il parte de son club formateur, analyse Fabien Lefèvre, aujourd’hui adjoint de Thierry Laurey à Strasbourg et qui l’a eu pendant plusieurs années dans l’Hérault, dans les équipes de jeunes puis en réserve. Il fallait le bouger, qu'il se remette en question et qu'il se rende compte qu'on n'a rien sans rien. » Et à l’époque, Christophe Galtier ne semble pas mécontent des quatre millions déboursés par son club pour attirer le polyvalent milieu relayeur. « Ce profil nous manquait, déclare-t-il en conférence de presse. Je pense que l’AS Saint-Étienne peut l’aider à passer un cap. Il pourra apporter sa capacité de percussion, sa valeur athlétique et son aptitude à se projeter rapidement vers l’avant. »


Touché à la cheville, Dabo manque d’entrée les six premiers rendez-vous de championnat avec sa nouvelle tunique. À son retour, il a la confiance de Galtier, mais ça ne durera qu’un temps. Après trois matchs en tant que titulaire, il va goûter à la banquette, grattant des minutes en fin de rencontres. Puis retrouve du temps de jeu au mois de décembre. Mais, après la vingtième journée et une succession de sorties poussives, la Galette s’agace des performances insipides de sa plus grosse recrue du mercato, et le divorce est acté. Dabo, qui ne regoûtera plus au onze titulaire en Ligue 1, a manqué le coche. Et ce sont Jordan Veretout, Ole Selnæs, Vincent Pajot et Henri Saivet qui font la loi dans l’entrejeu des Verts. « C’est un garçon qui a toutes les qualités techniques et athlétiques, témoigne Rolland Courbis, qui l’a fait exploser au MHSC en 2014-2015. Le problème, c’est qu’il est tellement polyvalent qu’il ne s’est pas encore situé vraiment à un véritable poste. C’est souvent un avantage pour un entraîneur, mais un désavantage pour le joueur. »

Trois hommes pour une loft story


Le paroxysme de cette crispation intervient fin avril, alors que l’ASSE vient de se faire manger tout cru au Vélodrome (4-0) sans que Dabo n'entre en jeu. L’entraîneur emploie les mesures fortes et, en compagnie des autres « boulets  » Nolan Roux et Oussama Tannane, le relayeur est enfermé à double tour au placard, en l’occurrence la réserve stéphanoise, pour un déficit d’ «  investissement et de détermination » . Et à l’arrivée, un bien triste bilan de seulement 14 matchs (huit titularisations) en Ligue 1 pour l’intéressé. « J'avais fait une bonne préparation, mais ça ne l'a pas fait ensuite, déclarait-il au Progrès durant la préparation. On ne m'a pas fait de mal, j’étais simplement mal de ne pas jouer. Le groupe était fourni, c'était la guerre. » Pour Lefèvre, Dabo avait besoin de ça pour évacuer des lacunes qu’il traînait déjà à la Paillade : « Il a tellement de qualités qu'à un moment donné, il n'a pas compris qu'il fallait travailler, être rigoureux, il avait du mal à tenir sur la durée, pas seulement être bon de temps en temps. Alors que quand il veut, il est indiscutable. Cette première année a dû lui remettre les idées en place. »


Des trois lofteurs du Centre de l'Étrat version 2016-2017, seul l’ex-Héraultais s’est accroché au navire pendant l’été : Nolan Roux a filé direction Saint-Symphorien pour enfin retrouver ses sensations brestoises, quand Oussama Tannane a été envoyé en prêt loin du Forez, à Las Palmas. « J'ai eu des opportunités en décembre, avant la fin de saison, des coachs m'ont appelé, mais ça ne m'a pas traversé l'esprit une seconde. Je ne vois pas le cas de figure où je ne m'impose pas. » Une détermination loin d’avoir été anéantie donc, et un choix motivé par l’arrivée du coach espagnol Garcia, qui en a fait l’une des ses pièces maîtresses après avoir posé ses valises dans l’ancienne cité minière.

Le syndrome Raí


Grand bien lui en a pris : dans une équipe qui s’est tranquillement installée juste derrière les locomotives Paris et Monaco et renoue avec le haut de l’affiche après une saison sans grand frisson, c’est bien au cœur du jeu que Dabo surnage et brille, sous les ordres de l’ancien technicien de Salzburg. « C’est mon meilleur début de saison depuis que je joue au foot, s’enflamme-t-il même, toujours dans le quotidien local. Le coach me met dans le système que je préfère, en 8 dans un 4-3-3 ou en 6 dans un 4-4-2. C'est parfait, je m'éclate. Je suis un joueur d'espaces. Je peux faire la différence très rapidement sur ma première touche de balle. » Libéré, il s’est même offert un doublé lors de la réception d’Amiens (troisième journée).

Vidéo

L’occasion, pour illustrer son épanouissement nouveau, de célébrer en sortant les pectoraux puis de se livrer à un gros câlin dans les tribunes stéphanoises, huit semaines avant de fraterniser définitivement avec le peuple vert lors de la réception de Metz. « Une saison sans, ça peut arriver à tout le monde, comme c’est arrivé à Rai au Paris Saint-Germain, pose Courbis. Petit à petit, il s’est habitué à son nouveau club. Ce n’est pas tant une question d’entraîneur, c’est surtout que c’est sa deuxième saison. » Aujourd’hui, pour des ischios qui sifflent, il manquera une nouvelle fois l'occasion d'affronter son ancienne maison en championnat, alors que le déroulement de sa saison précédente l'en avait déjà privé. Mais s'ils le croisent en marge de la rencontre, ses vieux potes sudistes pourront découvrir le Dabo nouveau. Celui qui a enfin passé le cap stéphanois, et donne de la voix après les victoires.

Par Jérémie Baron Propos de Rolland Courbis et Fabien Lefèvre recueillis par JB.
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