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Bruno Luzi : « Il faut peut-être que je réfléchisse à deux fois »

Sur la planète Ligue 2 et plus particulièrement dans l'Oise, l'annonce a fait l'effet d'une bombe. Après trois décennies au FC Chambly, un club qu'il a fondé en 1989 avec son père Walter et son frère Fulvio, dont il détient le record de buts (260) comme joueur et qu'il a fait passer en 19 saisons du District au monde pro comme entraîneur, Bruno Luzi a décidé de plier les gaules. Embrouille familiale, différend d'ordre financier ou simple besoin de relever un nouveau défi ? S'il refuse de s'épancher sur les raisons qui l'ont poussé à claquer la porte, le technicien, retenu par ses joueurs, son staff et tout un peuple, a pris soin de l'entrouvrir. Et si l'histoire d'amour finissait bien, pour une fois ?

Avant cet entretien, vous avez été clair, par SMS : « Vous n’en saurez pas plus que les autres. » C’est important, pour vous, de gérer ce départ dans la plus grande discrétion ?
Depuis le début, c’est surtout les journalistes qui font des parallèles. Quand un couple se sépare, dans l’esprit des gens, ce n'est pas normal. Il faut toujours creuser, chercher le croustillant, l’extraordinaire... Je sais très bien comment ça se passe avec la presse : parfois, pour avoir une réponse, on pose 250 fois la même question, mais tournée autrement. Mais parfois, il ne se passe pas grand-chose, en fait. C’est pour ça que les insinuations dans votre premier article, bon... ça n’engage que vous. Il y a un an déjà, les gens avaient évoqué le besoin de donner un nouveau souffle au club. Peut-être que ce serait bien. Mais depuis vendredi, il y a eu beaucoup de choses qui m’ont touché : mon staff et mes joueurs sont venus me voir, les supporters ont fait une pétition... On ne peut pas rester indifférent à tout ça. De tels témoignages, c’est rare. Je n'ai pas souvenir d’avoir déjà vu des joueurs qui vont chez le coach pour le retenir, surtout à ce niveau-là.

Il est tout aussi rare de rester dix-neuf ans sur le banc d'un même club. Comprenez-vous au moins l’emballement médiatique autour de votre départ ?
Bien sûr, c’est normal. Dans l'esprit des gens, Chambly, c’est Luzi. Tartempion qui est viré de je-ne-sais-où en Ligue 2 ou en Ligue 1, c’est monnaie courante. C’est même devenu un jeu : « Qui tiendra le moins longtemps ? » Il y a des spécialistes d’ailleurs, qui entraînent avec un panneau « Virez-moi comme ça j’aurai mon indemnité ! » (Rires.)

« Aucun défi ne me fait peur. Quand on a gravi toutes les divisions avec rien ou pas grand-chose... La chance, c’est une fois, deux fois. Pas au bout de sept montées. À chaque fois, on m’a prédit l’enfer dans la division supérieure. J’ai vu. Je suis venu, j’ai vu et j’ai vaincu, donc mettez-moi en Ligue 1 et on va voir ce qu’on va voir. »
Mais le turn-over n'est pas monnaie courante à Chambly, qui s’apprête à vivre son premier changement de coach depuis 2001. (Il avait alors remplacé son frère Fulvio, devenu ensuite président du club, N.D.L.R.) Croyez-vous le club capable de s’en remettre rapidement ?
Le club continuera à avancer si je ne suis pas avec eux. Je n’en doute pas un instant.

À l’inverse, vous sentez-vous capable de réussir ailleurs qu’à Chambly ?
Aucun défi ne me fait peur. Quand on a gravi toutes les divisions avec rien ou pas grand-chose... La chance, c’est une fois, deux fois. Pas au bout de sept montées. À chaque fois, on m’a prédit l’enfer dans la division supérieure. J’ai vu. Je suis venu, j’ai vu et j’ai vaincu, donc mettez-moi en Ligue 1 et on va voir ce qu’on va voir. (Rires.)

La Ligue 1, c’est votre prochain objectif ?
Quand on est en Ligue 2, qu’on vient du Départemental et qu’on n'a fait que monter, c’est quoi la suite logique ? C’est une évidence.

Vous avez des touches en Ligue 1 ?
Pas encore. Mais en ce moment, c’est assez particulier. Les clubs sont dans les classements, les recours... Jusqu’au 20 mai (date de la prochaine assemblée générale de la LFP, N.D.L.R.), ils ne seront pas fixés pour la plupart. Le mercato n’a pas vraiment démarré, même pour les joueurs. Si ça reprend dans quatre mois, ce sera déjà magnifique, mais nous n'avons aucune certitude. On va connaître une trêve et un mercato plus qu’à rallonge.

En dépit de votre parcours, ne craignez-vous pas de souffrir d’un déficit d’image, du fait de n’avoir entraîné qu’à Chambly ?
Il faudrait demander aux autres. Après, c’est un milieu où c’est toujours un peu les mêmes qui reviennent. Moi, j’estime que je n’ai plus grand-chose à prouver. Ce que j’ai fait, je ne sais même pas si quelqu’un d’autre l’a fait. Quand on monte de Départemental jusqu’en CFA, voire en National, on peut toujours dire : « Ouais, mais ça marche pas au-dessus. » Mais là, la Ligue 2, c’est un niveau pro, hein. Promu, pas un match à la maison (durant les travaux de mise aux normes du stade des Marais, le club a joué quinze matchs de championnat à Beauvais, et quatre au stade Charléty de Paris, N.D.L.R.), dixième : que demande le peuple ? On peut aussi se demander : « S’il avait les moyens, ce serait comment ? » On a fait un très bon départ. Après, on a eu une période compliquée, où ça ne tournait plus pour nous. Mais le groupe n’a jamais douté, on a continué à bosser, ça a fini par rebasculer, et sur la fin, en 2020, on a été plutôt très bons. J’estime qu’on a mérité notre dixième place, et même neuvième ex aequo (avec Grenoble, N.D.L.R.). J'ai senti beaucoup de sympathie, de considération de la part des autres clubs et entraîneurs. Souvent, lors des poignées de mains avant ou après le match, c’était : « Bravo pour ton travail ! » C’est sympa, surtout venant de gens qui ont bourlingué en Ligue 2 ou ont connu la Ligue 1.



La rénovation du stade des Marais devrait être achevée à la fin de l'été. N’est-ce pas frustrant de vous dire que vous n'entraînerez pas dans ce nouveau stade ?
Ça fait un pincement au cœur. Mais avec tout ce qui s’est passé depuis ce week-end, tous ces témoignages, on se dit forcément : « Faut peut-être que je réfléchisse à deux fois. » Tant que rien n’est acté ailleurs, de toute façon, je ne suis nulle part. Je suis en zone de transit, donc accessible pour tout le monde.

Y compris pour Chambly ? Au vu de la mobilisation de vos joueurs, peut-on envisager un revirement de situation ?
On peut toujours tout envisager dans la vie, il ne faut jamais dire jamais. Je ne m’attendais pas forcément à ce qui s’est passé. Maintenant, des clubs ont commencé à se manifester. Il faut réfléchir, prendre un peu de temps. Avec la période qu’on traverse en ce moment et la trêve à rallonge qui s'annonce, on en a.
« Si c’était financier, il y a belle lurette que j’aurais été ailleurs, donc c’est avant tout le projet sportif. Après, ici, il y a un contexte unique, bien particulier : j'ai ma famille, ce groupe de joueurs qui est extraordinaire et l’a prouvé, mon staff... Il va falloir analyser tout ça tranquillement. »
Il faut se laisser une bonne quinzaine de jours. Prendre une décision à la va-vite, ce n'est pas mon style.

Qu’est-ce qui pèsera le plus dans votre décision ?
Si c’était financier, il y a belle lurette que j’aurais été ailleurs, donc c’est avant tout le projet sportif. Après, ici, il y a un contexte unique, bien particulier : j'ai ma famille, ce groupe de joueurs qui est extraordinaire et l’a prouvé, mon staff... Il va falloir analyser tout ça tranquillement.

Pensez-vous qu'on vous laissera autant de temps pour bosser et convaincre ailleurs ?
Il en faut. Ça va trop vite, maintenant. Les dirigeants devraient prendre des coachs selon leur projet. Si le projet, c’est de perdre des matchs et de changer d’entraîneur très vite, beaucoup y arrivent, mais ce serait bien de se poser de temps en temps. Il existe plein d’hommes dans le foot français capables de porter de beaux projets, d’avoir des résultats, mais tout ne se fait pas en un mois ou deux, surtout quand vous arrivez dans un club. Donc je pense qu’ils devraient laisser un peu de temps. Quand il y a un changement d’entraîneur en cours de saison, neuf fois sur dix, qu’est-ce qui se passe ? En Ligue 1, il y a un club à trois entraîneurs, et c’est la même. Les changements d’entraîneur en cours de saison, ça porte rarement ses fruits et en plus, il faut payer des indemnités. Je ne suis pas tellement pour. Je trouve que ça devrait être comme en amateur : on signe une licence, on a un engagement sur l’année et on fait les comptes en fin de saison.


Ça vous manque, le milieu amateur ?
Je sais d’où je viens et j'en suis fier. La différence avec beaucoup, c’est que j’ai eu l’avantage de traverser toutes les divisions, donc je sais de quoi je parle et ça me permet de savourer chaque niveau. Mais il y a de belles choses aussi dans le foot amateur, dont je me suis servi pour arriver où je suis.

Vous sentez-vous prêt à quitter la vie camblysienne ?
Il y aura forcément un côté déchirant : j’ai ma famille, mes habitudes et mon confort ici. Mais je ne partirai pas pour tout et n’importe quoi, juste pour dire de partir. Si je pars, ce sera pour mieux, sinon ça ne vaut pas le coup de faire des sacrifices. Et sinon, il y a Chambly qui pousse au train pour que les choses se refassent. Cette histoire peut servir à tout le monde. On en reparle dans quelque temps.



Propos recueillis par Simon Butel
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