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Bruno de Carvalho, cœur de « Leao »

Bruno de Carvalho est un homme heureux. Grâce à lui, le Sporting va mieux. Et il aborde son premier choc contre Porto avec une grande sérénité. L'occasion de se pencher un peu plus sur le héros du peuple d'Alvalade.

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« On ne peut pas passer de la plus mauvaise à la meilleure saison du Sporting. » Bruno de Carvalho, nouveau président du Sporting, sait de quoi il parle. Bien que son Sporting aborde l’autre classico portugais à la deuxième place du championnat, le boss des Leões n’oublie pas qu’il a repris son club de cœur un 26 mars 2013, quelques semaines avant que ce dernier ne termine septième de la dernière Liga Sagres. Vingt-six, comme le nombre de points qui les séparaient du FC Porto, champion sur le fil. Aujourd’hui, tout va mieux à Alvalade. Les Lisboètes sont toujours derrière Porto, certes, mais ils ont l’opportunité de passer devant leur rival ce dimanche dans l’antre plus si imprenable des Dragons. De passer devant tout le monde, même. Et ce, pour la première fois depuis la première journée de la saison 2007-2008. On parle ici d’une première grosse victoire pour Bruno de Carvalho, dont l’objectif est de « gagner tous les matchs, quelle que soit la compétition » , dixit lui-même.

Un type ambitieux donc. Et une grande gueule aussi. Son concours de punchlines avec Pinto da Costa s’annonce comme l’un des plus savoureux du moment. Le duel a d’ailleurs été amorcé par le plus âgé des deux présidents, lequel a lâché un subtil « je n’ai pas encore vu le Sporting jouer cette saison » , en référence à la supposée qualité de jeu des hommes de Leonardo Jardim. De Carvalho ne refuse pas le combat et répond à l’attaque de Pinto da Costa par un tacle à la gorge : « Mon père, que j’adore, a 80 ans. Donc je comprends. À partir d’un certain âge, on commence à avoir du mal avec certaines choses. (...) Ce n’est pas dans l’ADN du Sporting de passer sur Porto Canal (la chaîne de Porto). Cela explique sans doute pourquoi les dirigeants du FC Porto ne nous ont pas encore vus jouer.  » Tranchant.

Bruno de Carvalho petit-neveu et petit-fils de

Le flamboyant dirigeant du Sporting a beau flinguer et détester l’homme le plus titré du football mondial, il partage énormément de points communs avec ce dernier. À commencer par l’amour du maillot. Bruno de Carvalho est devenu socio du Sporting à 14 ans, soit deux ans plus jeune que Pinto da Costa à Porto. Cette passion commune a poussé les deux hommes à tout lâcher pour vivre pour leur club respectif, où ils ont tous les deux dirigés la section rink-hockey (un sport important au Portugal) avant de passer aux choses sérieuses. Le Don Vito Corleone de Porto a, de son propre aveu, raté une carrière politique, là où son homologue lisboète a cessé ses activités d’entrepreneur, domaine dans lequel il excellait pourtant. Enfin, les deux hommes ont été plongés dans la marmite par leur famille étant gosses. Le patron des Dragons par un oncle, celui des Leões par son grand-père et un grand-oncle. Et ces deux-là n’étaient pas n’importe qui. Le premier, Eduardo de Azevedo, était écrivain et a notamment pondu L’Histoire et la vie du Sporting Clube de Portugal. Le second n’est autre que José Pinheiro de Azevedo, amiral puis Premier ministre portugais de septembre 1975 à juin 1976, alors que le pays essayait de se relever tant bien que mal de sa période « salazariste » . Autrement dit, Bruno de Carvalho est l’archétype même du sportinguista classique, cet intellectuel lisboète hautement éduqué ne manquant jamais d’écraser le premier bouseux venu. Une espèce née pendant la dictature (si Salazar n’avait officiellement aucun club, ses conseillers étaient majoritairement pour les Vert et Blanc) et désormais classée en voie de disparition par les écolos de WWF.

Un président... autoritaire


Intello ou pas, snob ou pas, le nouveau président du deuxième de Liga Sagres est de ces patrons qui ont jadis tâté le terrain et qui savent donc de quoi ils parlent. Bruno de Carvalho a pratiqué le football, le rugby et même la « luta livre » (ou grappling) durant sa jeunesse. Les contacts, il aime ça. Inutile de remonter aussi loin pour le comprendre, d’ailleurs. Il n’y a qu’à voir avec quelle poigne il a envoyé balader Bruma, Ilori ou encore Labyad (même si ce dernier ne s’est pas barré) et leurs représentants pour s’en apercevoir. Concernant les deux premiers, il s’agit tout de même des très probables futures grandes stars de la Seleção. Mais Bruno de Carvalho s’en branle. Avec lui, pas de caprices, de Thauvin, de Bale, etc. Hors de question de courber l’échine devant des petits merdeux qui réclament une augmentation de leur argent de poche, surtout en temps de crise.

Bref, de Carvalho impose son autorité et son austérité, avec pas mal de réussite pour le moment. Grande promesse de son programme électoral, le retour des purs produits issus de « l’academia » au détriment des gros salaires encombrants fait beaucoup de bien au Sporting. Bonjour Wilson Eduardo, Eric Dier et Cédric Soares, qui seront amenés à confirmer leur potentiel sous les ordres de Leonardo Jardim. Exit Onyewu, Elias et Van Wolfswinkel. La vente du talentueux Hollandais est d’ailleurs la meilleure chose qui pouvait arriver aux Leões. Car au-delà des 10 millions d’euros presque vitaux rapportés par son transfert, il a permis à Fredy Montero de poser ses valises à Alvalade. On parle d’un type qui pèse neuf buts en sept journées, soit deux de plus que Jackson Martínez. Le bougre est déjà courtisé par des grands d’Europe, mais cela n’empêche pas son président de promettre haut et fort qu’il restera cinq ans dans sa maison. Chiche ?

par William Pereira
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