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Brian Johnson peut-il être le sauveur des Magpies ?

Il a beau avoir passé la moitié de sa vie à tourner autour du globe, son cœur est toujours resté en Geordie. Brian Johnson, le frontman d'AC/DC, est le fan numéro 1 des Magpies, à tel point qu'il aurait pu un jour acheter le club. Mais l'homme au béret et à la voix éreintée pourrait-il sauver Newcastle de la détresse ?

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S'il y a bien une équipe qui a quitté depuis longtemps le Rock'n'Roll Train de la Premier League, c'est bien Newcastle. Actuellement dix-huitièmes du championnat, cela fait bien longtemps que les Magpies n'ont plus fait vibrer leurs supporters. Aujourd'hui sur la bande d'arrêt d'urgence de la Highway to Hell, ils le savent : it's a long way to the top. Brian Johnson doit suivre cette lente descente dans les abîmes du championnat anglaise depuis son tour bus, quelque part aux États-Unis, et pleurer en silence. Car sa T.N.T à lui, c'est bien Newcastle United. En voyant passer Angus Young en caleçon et cravate, il doit repenser à ce fameux jour du début des années 1980 où il aurait pu investir massivement dans le club qu'il a toujours supporté. D'autant que les supporters d'aujourd'hui sont tout sauf satisfaits par les agissements de Michael James Wallace Ashley. Alors Brian, let there be rock, keep a stiff upper lip et va sortir les Magpies de la tourmente.

Investissement avorté


En 1980, AC/DC porte le deuil de Bon Scott, son chanteur emblématique intoxiqué par ses propres vomissements – ça, c'est rock – et s'apprête à accueillir un nouveau frontman. Brian Johnson, alors chanteur du groupe Geordie, rejoint les Australiens d'AC/DC, le groupe suivant les conseils de Bon Scott, qui avait rencontré l'homme au béret quelques semaines plus tôt et l'avait trouvé bon chanteur. Quelques mois plus tard, alors que Brian ne manque pas une occasion de déclarer sa flamme à Newcastle United, il est contacté par le board du club. « Jackie Milburn m'a emmené voir les dirigeants. Il s'est assis avec moi. J'étais très excité » , confie le chanteur aux micros d'Absolute Radio. Seulement, la conversation tourne court. Brian comprend rapidement qu'il ne s'agit pas d'une offre intéressante pour lui et son argent. Dommage.


« On s'est regardés avec Jackie et on a réalisé qu'ils me demandaient d'investir plus d'un demi-million de livres dans le club » , poursuit-il, amer. « Pour moi, c'était une fortune à l'époque. D'autant plus qu'ils voulaient simplement faire de moi un membre honorifique qui n'aurait son mot à dire sur rien. J'ai compris que c'était une énorme arnaque mise sur pied par des hommes avares qui voulaient simplement l'argent d'une star du rock un peu déjantée prêt à tout pour son club. » Rejoindre Newcastle, oui. Rejoindre Newcastle en tant que pantin, certainement pas. Le chanteur au béret continue de porter fièrement le maillot des Magpies dès qu'il en a l'occasion, mais n'est toujours pas lié au club. Pourtant, certains supporters voient en lui un sauveur potentiel après le cataclysme Ashley. Selon certains, Brian Johnson aurait même laissé quelques indices dans une chanson d'AC/DC. Information à prendre avec les plus grosses des pincettes.

Dirty Deeds Done Dirt Cheap


Pour beaucoup, Newcastle United n'a plus d'âme. La présidence de Mike Ashley, en poste depuis huit ans, énerve les supporters qui lui reprochent énormément de choses : nominations d'entraîneurs incompréhensibles, humiliation des légendes du club, gonflement de la dette, ambition absente, résultats catastrophiques, etc. Bref, les Magpies veulent trouver leur héros, et certains pensent que Brian Johnson porterait bien la cape. Cet amoureux de la Geordie pourrait galvaniser les fans et mener la bataille contre Mike Ashley et rallier tout Newcastle sous une bannière resplendissante. Et puis, imaginer les joueurs entrer à St James’ Park sur Dirty Deeds Done Dirt Cheap, voilà qui donne des frissons. D'autant qu'en analysant les paroles de cette chanson, on pourrait presque croire à un clin d'œil dissimulé de Brian Johnson à tous les supporters des Magpies.


« If you're havin' trouble with the high school head, he's givin' you the blues, Here's what you gotta do : pick up the phone, I'm always home. Call me any time. Just ring 36 24 36 hey » , raconte-t-il en 1976, sans savoir alors qu'il écrivait là un hymne pour la campagne AshleyOut ( « Si tu as des problèmes avec ton directeur, qu'il te donne le blues. Voilà ce que tu dois faire : décroche le téléphone, je suis toujours à la maison, appelle quand tu veux. Tape le 36 24 36 » ). Alors, Magpies, vous savez ce qu'il vous reste à faire : « Pick up the phone, leave her alone, it's time you made a stand for a fee. I'm happy to be your back door man » ( « Décroche le téléphone, il est grand temps que tu me proposes ton prix. Je suis heureux d'être ta roue de secours, mec » ).

Par Gabriel Cnudde
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