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Brésil, le neuf dur

Douze ans que le Brésil attendait de s’offrir un trophée majeur. En s’adjugeant la neuvième Copa América de son histoire, la Seleção a mis fin à une grosse décennie de lose où elle aura enchaîné les ratés sur la scène continentale (2011, 2015, 2016) et mondiale (2010, 2014, 2018), et où ses principales satisfactions venaient des échecs du voisin argentin. Voisin chez lequel elle défendra son titre dès l'an prochain. L’occasion rêvée de clore pour de bon cette parenthèse délicate.

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C’est terrible, mais on avait fini par les ranger dans la catégorie des losers, eux les recordmen de victoires en Coupe du monde (5), et accessoirement en Coupe des confédérations (4). Eux, les octuples champions d’Amérique du Sud, les champions olympiques en titre. Il faut dire que ce sacre olympique à domicile en 2016 – comme le succès lors de la Coupe des confédérations 2013 – était autant une contre-preuve qu’un trompe-l’œil, au cœur d’une décennie pauvre en trophées pour la Seleção. Aussi prestigieux soit-il, l’or olympique est moins coté en football qu’en athlétisme, en judo ou en escrime, difficile de le nier. Surtout, ce titre, les Brésiliens le savaient : même s’il constituait une première, il ne leur suffirait pas à être absous par leurs fans, deux ans après un Mondial 2014 au déroulé crispant et finalement désastreux. Comment y parvenir pour de bon ? Cette Copa América à la maison, compétition où le Brésil restait sur trois campagnes foirées (éliminations en quarts en 2011 et 2015 et au premier tour en 2016), constituait une occasion en or. Cette occasion, Dani Alves et ses potes l’ont saisie presque sans trembler face au Pérou (3-1), malgré l’exclusion de Gabriel Jesus à vingt minutes de la fin.

Concurrence clairsemée, titre tout sauf usurpé


Quelle valeur accorder à ce sacre continental, le neuvième de l’histoire de la Seleção, le premier depuis 2007 ? Une partie de la réponse tient dans le niveau de la concurrence. Entre un tenant du titre chilien que l’on disait divisé, et en perte de vitesse ces dernières années au point de manquer le Mondial russe, et une Argentine encore et toujours en reconstruction, celle-ci apparaissait décimée. Elle l’était d’autant plus après les quarts et les éliminations de la Colombie et de l’Uruguay, les deux seules nations a priori suffisamment armées pour priver les hommes de Tite du nono, ce dont le Pérou n’était – on le savait depuis les poules (5-0) – pas franchement en mesure. Pas de quoi, toutefois, parler de victoire usurpée. D’abord parce que les Auriverdes ont enfin retrouvé la clé pour s’adjuger l’un des deux seuls trophées qui vaillent vraiment, chose dont ils s’étaient montrés bien incapables lors de leurs six derniers tournois majeurs.


Une éternité : pour retrouver trace de pareille disette, il faut remonter aux années 1970-1980, où le Brésil avait enchaîné huit échecs cumulés entre la Coupe du monde 1970 et la Copa América 1989. Ensuite, parce que les Canarinhos l’ont fait en bastonnant certains de leurs démons, en quarts face au Paraguay, face auquel ils étaient tombés au même stade de la compétition en 2011 et 2015 ; et lors de leur demi-finale à Belo Horizonte, théâtre il y a cinq ans du Minerão (le 1-7 face à l’Allemagne), qui plus est face au voisin et rival argentin (2-0). Enfin, parce qu’ils sont allés chercher la coupe sans leur leader technique, Neymar, mais avec une certaine manière : en n’encaissant qu’un but. Et encore, c’était sur penalty, celui de l’égalisation signée Guerrero dimanche. Ce n’est pas l’idée que l’on se fait du Brésil ? Vivons avec notre temps : s’il reste aujourd’hui encore assumé par des garçons comme Neymar – ou par Everton en son absence –, le joga bonito a vécu. Il a surtout montré ses limites ces douze ou quinze dernières années, quand ce n’est pas le manque de génie collectif ou de caractère – voire les deux – qui faisait défaut à la Seleção.

Rendez-vous en 2020


Tout cela, Tite l'a visiblement compris. Lors de cette Copa, le Brésil a ainsi affiché une équipe bien huilée, équilibrée, suffisamment solide, créative et réaliste pour renouer avec la victoire. C’est d’ailleurs là tout le mérite du sélectionneur brésilien : avoir su s’adapter, à son effectif comme au football moderne, toujours plus exigeant physiquement et tactiquement, moins propice aux envolées. Cela a débouché, c’est vrai – et c’est quasi inévitable – sur deux purges sans conséquence, face au Venezuela en poules (0-0) et en quarts contre le Paraguay (0-0, 4-3 t.a.b.). Mais cela n’a pas empêché les Auriverdes de distribuer quelques trempes en route (3-0 contre la Bolivie et 5-0 contre le Pérou en poules), ni de régaler par séquences, comme hier lors de la finale, d'abord remportée au talent avant de l'être au courage, une fois Gabriel Jesus expulsé.




Cela a surtout permis au Brésil d’aller chercher son bonheur ailleurs que dans les échecs argentins, comme en 2014 (finale contre l’Allemagne), 2015 ou 2016 (défaites en finale de la Copa contre le Chili). Progressivement passée du statut d’équipe que l’on craint à celui d’équipe dont on se méfie fortement – combien de Français préféraient jouer le Brésil que la Belgique en demies du mondial l’an dernier ? –, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, la Seleção est, hier et ces deux dernières semaines, redevenue une équipe qui gagne sans que l'on puisse trouver à y redire, excepté bien sûr les Argentins. Elle ne s’était pas vraiment arrêtée de le faire, mais c’était tout comme depuis douze ans, la Coupe des confédérations et les JO ne suffisant pas à rassasier la torcida. Alors, tout est pardonné ? Si ce n’est pas encore le cas, cela le sera sans l’ombre d’un doute en cas de doublé l'an prochain lors de la quarante-septième édition de la Copa América, disputée en terres colombiennes... et argentines.

Par Simon Butel
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