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Brault-Guillard : « Attention au Canada maintenant »

Né à Haïti puis adopté par un couple franco-canadien, Zachary Brault-Guillard est aujourd'hui l'une des valeurs sûres de l'équipe nationale à la feuille d'érable. D'abord passé par le centre de formation de l'Olympique lyonnais, le latéral droit n'avait pourtant pas réussi à se faire une place chez les pros à l'OL. Qu'à cela ne tienne : c'est à Montréal qu'il s'éclate. Entretien avec la relève de Bacary Sagna.

Tu es né à Haïti, tu as été formé à Lyon et tu es international canadien. Explique-nous un peu ton parcours.
J'ai grandi au Canada jusqu'à mes sept ans. Ensuite, ma mère, qui est française, a décidé de rentrer pour se rapprocher de sa famille à Paris. Donc de mes sept ans à mes dix-neuf ans, j'étais en France. Mes parents ont ouvert un restaurant en arrivant en France, ça a bien fonctionné au début, mais ça a fait faillite ensuite et ils se sont séparés. On est descendu dans l'Ain, à Lagnieu, quand j'étais en CE1, où je suis resté jusqu'en sixième avant de rentrer à l'Olympique lyonnais. J'ai commencé le foot en CE2 après deux-trois années de rugby.

Pourquoi avoir arrêté le rugby ?
Bourgoin m'avait sollicité pour entrer dans leur équipe, mais l'année où je devais les rejoindre, je me suis tourné vers le foot. Je jouais beaucoup dans la cour de récré, mais avec le béton, je rentrais chez moi un peu abîmé, et ma mère me grondait. (Rires.) Et puis, la Coupe du monde 2006 m'a donné envie de tester le foot. J'ai commencé grâce à un coach de Lagnieu qui bossait au centre aéré quand j'étais petit, c'est comme ça que ça s'est fait.

Qu'est-ce que t'a apporté le rugby pour la pratique du foot ?
La combativité, l'esprit collectif, le fait de ne pas avoir peur, de ne pas lâcher, de toujours être confiant, sûr de soi... L'envie de gagner et faire la fête aussi ! Ça m'a plus apporté dans l'aspect athlétique et la mentalité.

Tu as aussi vécu en Israël et en Afghanistan, car ton père est médecin.
Oui, mon père a fait quelques missions pour Médecins du monde quand j'étais petit et on l'a rejoint quelque temps. J'ai quelques souvenirs, mais ça reste vague. Tu comprends qu'on te montre ce qu'on a envie de montrer aux médias et tu te rends compte de la chance que tu as de vivre dans des pays occidentaux avec tes libertés et tes droits. J'aurais pu plus comprendre la situation politique si j'avais eu 15-16 ans, mais là, j'en avais 4-5, donc c'était différent. Il y avait beaucoup de tensions sur place, et on ne nous disait pas tout.

« Toute la génération 1998, on est restés proches, avec Houssem Aouar, Kléri Serber qui est à Sète, Bryan Ngwabije qui joue au SC Lyon. Certains ont arrêté en cours de route et ont changé de profession, certains sont banquiers ou font des études. »

Ta mère, elle, est sommelière. Est-ce que tu t'intéresses aussi un peu au vin ?
Je m'y mets petit à petit. Je sais un peu déguster et reconnaître les millésimes, même si je ne suis pas un grand expert. Quand j'ai besoin de conseils, je demande à ma mère pour savoir quoi prendre en fonction de mes repas. J'adore l'univers manga et anime japonais. Il y a un manga qui s'appelle Les Gouttes de Dieu qui m'aide à apprendre beaucoup de vins à travers le monde et la culture du vin. Avoir une belle cave, c'est un investissement. Je suis encore jeune et je n'ai pas les moyens financiers énormes pour avoir des vins qui atteignent les sommets, mais peut-être qu'un jour je pourrai. Tout dépend de mes performances sur le terrain. (Rires.)

On sait qu'il y a des liens forts entre la France et le Canada et tu as grandi entre les deux pays. Quelles différences tu as pu remarquer ?
Certes, on a la même langue, en tout cas pour les Québécois, mais la mentalité des personnes est très différente. Au Canada, la fonction de respect est différente. Les gens sont beaucoup plus corrects, posés et amicaux. Le contact se fait beaucoup plus vite. En France, on est très procédurier, stéréotypé et hiérarchisé. Outre-Atlantique, tu peux parler à ton boss de manière un peu plus familière, mais il y a toujours du respect. Ton statut professionnel entre ton boss et toi, travailleur, est beaucoup plus dans la compréhension. C'est plus sain et humain ici.

Comment se fait ton arrivée au centre de formation de Lyon et quels souvenirs en gardes-tu ?
Je jouais à Lagnieu, et il n'y avait pas que Lyon qui me voulait, il y avait aussi Saint-Étienne, Auxerre, Sochaux et d'autres. Mais j'ai choisi Lyon parce que c'était le club phare de l'époque. Ça reste un top club formateur en France. Je garde de très bons souvenirs parce que les années jeunes sont les meilleures, avec les tournois, puis tu te lis d'amitié avec beaucoup. Maintenant, on est un peu dispatchés partout, et certains n'ont pas pu signer pro, mais je garde de très bons contacts avec certains. Avant la Covid, on se voyait au moins une fois par an. Toute la génération 1998, on est restés proches avec Houssem Aouar, Kléri Serber qui est à Sète, Bryan Ngwabije qui joue au SC Lyon. Certains ont arrêté en cours de route et ont changé de profession, certains sont banquiers ou font des études. À Lyon, ils mettent beaucoup l'accent sur l'école, et je suis aussi fier de ceux qui ont réussi hors foot.

Tu as évolué en U19 et avec la réserve de l'OL avec Cris comme entraîneur. Qu'est-ce que tu as appris de lui ?
Il m'a beaucoup aidé sur l'aspect défensif. Comment bien défendre, ne pas se faire prendre en un contre un, ne pas se jeter sur les deux contre un, comment gagner ses duels, être intelligent dans son placement, comment revenir et motiver le groupe. C'est la mentalité de grand vaillant et de dernière arme de l'équipe avant le gardien. Il t'apprend à ne pas te faire avoir par les attaquants.


Pourquoi avoir choisi Montréal après ton passage à Lyon ?
Quand j'ai intégré les U19 du Canada puis les A, j'étais suivi davantage par les équipes d'ici. À Lyon, c'était un peu bouché à mon époque. J'étais le cinquième arrière droit, il y avait Rafael, Kenny Tete, Léo Dubois, Gédéon Kalulu. Ensuite, Gédéon est parti, et je suis passé quatrième. J'aurais pu avoir du temps de jeu, mais je n'ai pas été bon pendant cette période-là, donc c'est aussi un peu de ma faute. Après, ça va vite, c'est soit un club de National ou de Ligue 2, mais en milieu de saison, c'est compliqué, donc j'ai préféré essayer une saison à Montréal. J'ai fait une première partie de saison convaincante où j'ai été la doublure de Bacary Sagna. J'ai d'ailleurs beaucoup de respect pour lui, car c'est un grand monsieur du foot, qui m'a beaucoup appris et m'a beaucoup aidé. C'est comme un grand frère pour moi. À la fin de mon prêt, Montréal, Toronto et Vancouver me voulaient, mais Montréal, c'était ma terre et ça m'a donc toujours donné envie d'y jouer. Rémi Garde m'a fait signer mes premiers contrats au centre de formation de l'OL et c'est vrai que ça a un peu faciliter les choses qu'il soit là-bas. Il y avait beaucoup de joueurs français en plus à l'époque, donc ça a facilité l'intégration.

« Thierry Henry est quelqu'un de très exigeant et qui connaît vraiment le football. C'est un fin tacticien qui veut te pousser à ton meilleur. Maintenant, je comprends de plus en plus où il voulait en venir avec moi, car je suis plus exigeant avec moi-même, je me fais plus mal, et ça se ressent sur le terrain. »

Qu'est-ce que tu retiens du passage de Thierry Henry comme entraîneur de Montréal ?

De grandes choses. C'est quelqu'un de très exigeant et qui connaît vraiment le football. C'est un fin tacticien qui veut te pousser à ton meilleur. Maintenant, je comprends de plus en plus où il voulait en venir avec moi, car je suis plus exigeant avec moi-même, je me fais plus mal et ça se ressent sur le terrain. Je fais beaucoup moins d'erreurs et plus de choses justes, je perds moins le ballon et je me place mieux. Il t'apprend à être exigeant dans le détail. La saison où il était là a été compliquée par la Covid, mais je garde de très bons souvenirs de son passage.

C'est comment justement ce système de bulle en MLS ?
Tu restes toujours dans ta chambre et tu ne bouges pas de l'hôtel. Le temps est long. T'es en quarantaine, alors que t'es tout le temps testé. Psychologiquement, ne pas voir ta famille, c'est difficile, t'en as vite marre. Puis même en dehors de la bulle, à Montréal par exemple, le gouvernement ne rigole pas avec ça, les amendes sont salées, c'est entre 1500 et 5000 dollars d'amende pour non-respect du confinement, et si tu ne respectes pas ta quarantaine, ça peut aller jusqu'à 700 000 dollars et six mois de prison.

Comment tu t'occupes du coup ?
Je joue à Warzone, je regarde des films, je lis des livres, j'écoute de la musique. Avec les gars, on joue à FIFA. Mais t'as juste envie de prendre l'air, de te promener et voir des gens.

Avec le Canada, vous affrontez souvent Haïti, est-ce que c'est un moment particulier pour toi ?
C'est sûr que ça fait bizarre parce que c'est mon pays natal. Je ne parle pas créole, mais j'ai des amis haïtiens, donc c'est toujours un match particulier.

Le Canada a pour la première fois un joueur de classe mondiale, Alphonso Davies. Il est comment au quotidien ?
Il y a quand même eu Atiba Hutchinson qui est notre capitaine, même s'il n'a pas eu un aussi grand level up de carrière. C'est vrai qu'on a une très bonne génération. On a de très bons joueurs qui jouent un peu partout dans le monde. Attention au Canada maintenant, on n'était pas connus avant, mais ça va venir de plus en plus. (Rires.) Phonzie est un super bon gars, très travailleur et qui aime bien rigoler, il est amical avec tout le monde. Il est simple et focus dans ce qu'il fait. Je suis content pour lui parce que tout son succès est mérité. Il a de telles capacités que c'est normal qu'il soit le meilleur arrière gauche au monde.

En faisant partie de la zone CONCACAF, vous affrontez souvent des équipes nationales peu connues, est-ce qu'il y en a qui t'ont marqué ?
Des fois, c'est vrai qu'on joue sur des îles touristiques magnifiques, mais où les terrains ne sont pas top. On a nos voisins américains qui sont de plus en plus bons avec des joueurs qui partent en Europe. Le Honduras a des joueurs costauds, qui se battent sur tous les ballons. Il y a le Panama aussi dans ce style de jeu. Il y a de bonnes équipes, même si elles ne sont pas reconnues mondialement, mais qu'il ne faut pas négliger. Dans le foot moderne, il y a de moins en moins de petites équipes, tout le monde sait jouer au ballon maintenant, tout le monde a les structures vidéo, GPS, etc. pour proposer du beau jeu. Les matchs se jouent plus sur des détails. C'est beaucoup plus dur de gagner parce qu'il y a de réelles mises en place tactiques, techniquement c'est plus fort et ça va plus vite.

Propos recueillis par Alexandre Delfau
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