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Braquage à l’italienne

Encore en deuxième division l’an dernier, Watford reçoit Manchester United aujourd’hui dans son antre de Vicarage Road, dit « The Vic » . Dans un stade où l’une des tribunes porte le nom d’Elton John, MUFC devra se méfier d’un club qui a complètement changé depuis son rachat par la famille Pozzo et qui passe ses étés à chambouler son effectif. Et ça marche.

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Sur les 43 joueurs professionnels que compte actuellement l'effectif de Watford, hors joueurs partis en prêt, 28 sont arrivés sur la période 2014 – 2015. L’an dernier, alors que le club a terminé sa saison sur une promotion en Premier League, le board a utilisé quatre entraîneurs différents pour finalement entamer cette nouvelle saison avec un cinquième homme sur le banc, Quique Flores. Bref, du côté de Watford, on adore le mouvement permanent. L'immobilisme semble ennuyer. Et la stabilité est un gros mot. C’est un peu le fil rouge depuis l’été 2012 et le rachat du club de la banlieue de Londres par la famille Pozzo. À cette époque, l’ancien propriétaire Laurence Bassini – dit Casque rouge, car il a souvent un casque de chantier sur le crâne – n’arrivait plus à assurer le train de vie du club et l’entretien du stade. Les Pozzo ont donc sauté sur l’occasion.

Chez les Pozzo, il y a le fils – Gino – qui gère les affaires courantes à Watford et le papa Giampaolo qui dirige deux autres clubs de football en Europe, l’Udinese depuis 1986 et Grenade, racheté en 2009. Autrement dit, à Noël, chez les Pozzo, on parle ballon. Et business plus précisément. Depuis le rachat de Watford par la famille en 2012, le club anglais a ouvert ses portes aux produits maison. Durant le mercato 2012, Watford accueille dix joueurs de l’Udinese et 2 de Grenade (prêts). En 2013, les douze prêtés signent et sont rejoints par deux camarades. En 2014, ils sont cinq à quitter Grenade et Udinese pour l’Angleterre. Cet été, le Camerounais Nyom a déménagé du Frioul pour Londres. Bref, entre les huîtres et la dinde, on s’échange des joueurs. Et ça marche : finale de FA Cup en 2013 (battu par Manchester City), promotion l’an dernier et début de saison plus qu’honnête (11e, juste derrière Liverpool et Everton). Pourtant, ce n’était pas gagné quand, au cœur de l’été, les Pozzo change encore tout. Encore. C'est ça, d'avoir été sponsorisé par Football Manager...

16 arrivées, 17 départs


Alors que les vacanciers se font bronzer recto-verso sur les plages européennes, les Pozzo sortent le chéquier. 16 arrivées, 17 départs, des prêts dans tous les sens et des beaux CV qui débarquent. Ainsi, Prödl (Autriche), Holebas (Grèce), Britos (Uruguay), Ibarbo (Colombie), Jurado (Espagne), Diamanti (Italie) ou encore Étienne Capoue viennent garnir la tour de Babel de Watford. Tous sont internationaux, revanchards et ont envie de montrer autre chose. Étienne Capoue incarne parfaitement la recrue type de Watford. Dans un club qui a vu défiler Xavier Gravelaine et Patrick Blondeau, le talent de l’ancien Toulousain est éblouissant. Il s’est même refait une santé, comme on dit. L'idée est simple : donner du temps de jeu à des tricards et les remettre en selle. Tout ça a été rendu possible grâce à un homme. Plutôt élégant. Quique Florès, ancien entraîneur de Valence et de l’Atlético de Madrid. L’Espagnol, arrivé comme un cheveu sur la soupe, a pris le puzzle en cours de route. Il a commencé par mettre les coins pour faire tenir le cadre. Un 4-2-3-1 qui tient la route avec une plaque tournante Capoue-Watson à l’initiative de tout.


Il y a un peu de tout dans le football de Watford, de la possession, du muscle, de la vitesse, du duel aérien, de la chance et de l'envie. Bien entendu, il y a encore un peu de dinguerie dans tout ça, comme le gardien Heurelho Gomes, ancien des Spurs et du PSV, capable de tout et surtout de n’importe quoi. Quique Flores, en plus d’être très agréable visuellement, a très vite compris dans quel club il avait mis les pieds. Watford, c’est le club d’Elton John. Le chanteur a présidé l’instance pendant 25 ans avant d’en devenir le président honoraire à vie, une tribune porte même son nom. Alors, en septembre, dans un entretien donné au journal espagnol Marca, Flores se la joue corporate en confessant être « le plus grand fan d’Elton John » . On n’est pas obligé de le croire, mais la manœuvre est subtile. Surtout que Flores en remet une couche : « J’ai toujours été passionné par lui, et soudainement, il me dit qu’il apprécie le travail que je fais au club. C’est très gratifiant. » Depuis peu, les fans de Watford chantent en l’honneur de leur nouveau coach. Dans un club où il est difficile de s’attacher à un visage vu la cadence du garde-meubles, l’amour, lui, est resté. Finalement, c’est peut-être ça que les Pozzo ont acheté.

Par Mathieu Faure
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