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Bordeaux creuse sa tombe

Défaits à domicile face à Marseille, ravagés à Rennes : en 2022, les Girondins de Bordeaux creusent leur tombe à grands coups de pelleteuses. Et entre les joueurs mis à l'écart, un entraîneur désarçonné et un état-major jouant avec le feu, rien n'indique qu'ils ont déjà touché le fond.

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Le 10 avril 1993, il aura fallu qu'Eric Guérit contre dans son but une frappe pourlingue du Montpelliérain Aljoša Asanović, pour que le record d'invincibilité en D1 de Gaëtan Huard se fige à 1176 minutes. Le 7 janvier 2022, c'est un huis clos accompagné d'une épidémie de Covid ayant lourdement touché l'effectif bordelais les jours précédents la rencontre, qui a eu raison des 44 ans d'invincibilité girondine à domicile face à l'OM. À Bordeaux, il faut donc un coup du sort pour siffler la fin de la fête. À chaud, c'est ce que se sont dit bon nombre de supporters après le coup de massue infligé par Cengiz Ünder. Mais après digestion, il fallait bien se rendre à l'évidence : cette défaite face au rival historique ne devait rien au hasard. Elle était même en tous points logique, tant ce Bordeaux est imbuvable. Aujourd'hui, les Girondins affichent 3 victoires en 21 matchs, 50 buts encaissés et un entraîneur à court de solutions. Cette saison, comme les quatre précédentes, la fête n'a jamais débuté à Bordeaux. Pourtant, les faire-part avaient été envoyés.

La rage de Baysse, les valises de Koscielny


Cette défaite face à l'OM aura au moins eu le mérite de faire réagir Gérard Lopez. Ou du moins, d'accélérer un processus devenu inévitable, tant le club se devait de réagir. Mais alors que le peuple réclame la tête de Vladimir Petković, Lopez va leur en offrir d'autres. Et pas les plus attendues. Il y a d'abord celle de Paul Baysse, à propos duquel le patron déclare à Sud-Ouest que le « dossier » n'est pas « complètement fermé » . Comme l'ont fait Gus Poyet et Paulo Sousa par le passé, le défenseur, qui n'a pas joué cette saison pour cause de blessure, est prié de s'entraîner à l'écart du groupe pro. Incrédule, il réagit sur Twitter : « Quand tu veux tuer ton chien, tu dis qu’il a la rage. » Il y a ensuite Laurent Koscielny, dont le président fait les valises. Toujours dans les colonnes de Sud-Ouest, l'Hispano-Luxembourgeois déclare : « Ce sera fait en bonne intelligence, dans le respect du joueur et de son contrat. On n’attaque pas le joueur ou la personne. Mais il est acté que Laurent ne terminera pas la saison avec nous et qu’il quittera le club en janvier. » Le lendemain, « Kos » réplique dans L'Équipe. Et il n'est pas tout à fait d'accord avec son boss. « Quitter le navire comme ça, alors là, pas du tout. J'ai envie de me battre pour l'équipe afin d'obtenir le maintien le plus rapidement possible. »



Alors que Petković affirme compter sur celui qu'il considère encore comme son capitaine, Gérard Lopez et Admar Lopes, le directeur technique du club, interviennent auprès du joueur pour lui faire renoncer au déplacement breton. Vient ensuite Mehdi Zerkane. Lopez évoque un problème de « comportement » au sujet de l'international algérien. Le joueur se serait déclaré positif à la Covid pour ne pas jouer en Coupe de France, ce qu'il nie dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Otavio, Samuel Kalu et Josh Maja sont également classés indésirables. Le Brésilien se verrait reprocher d'avoir signé un précontrat avec l'Atlético Mineiro, qu'il rejoindrait libre cet été, au lieu d'être cédé cet hiver. Il ne sera pas non plus du voyage à Rennes. Patrice Lair, qui dirige l'équipe féminine, « a été mis à pied pour un moment, mais la collaboration n'est pas terminée » , toujours selon Lopez. Enfin, vexé, le club résilie le contrat de sponsoring qui le liait à Winamax, accusé de s'être « désolidarisé de l'esprit du club, notamment à la suite du dernier match » , dixit Thomas Jacquemier, directeur général du FCGB. Voilà pour les grandes manœuvres. Résultat ? Un 6-0 encaissé dimanche dernier face à Rennes. Plus lourde défaite bordelaise depuis 36 ans.

Le lion Petković


Déjà pas franchement brillants le reste du temps, jamais les Bordelais n'ont paru autant à côté de leur sujet qu'au Roazhon Park. Tous ont sombré. L'hypothèse d'un groupe encore plus traumatisé à la suite de la mise à l'écart de Koscielny et Otavio, deux piliers du vestiaire, tient la route. Tout autant que celle d'un coach totalement impuissant, qui convoque désormais les astres en conférence de presse d'après-match : « Personnellement, je suis un combattant. Le lion est mon signe astrologique. Cela fait partie de moi, de lutter. »



En France, on a appris à se méfier des entraîneurs fans d'horoscope. Avant la rencontre, Gérard Lopez excluait un licenciement de l'ancien sélectionneur de la Nati, toujours chez Sud-Ouest : « Ça ne sert à rien de changer pour avoir un effet d’annonce. Ce serait une réponse d’équipe qui joue à court terme, habituée à faire l’ascenseur entre Ligue 1 et Ligue 2. Un club dans un projet à long terme ne répond pas de cette manière. Il faut être un peu plus réfléchi. » C'est d'ailleurs en s'adressant aux joueurs que le président a monté le volume à fond dans les vestiaires du Roazhon Park. Il n'empêche que la position de « Petko » risque de devenir intenable si son équipe venait à s'incliner dimanche prochain face à Strasbourg. Le technicien, qui ne dispose plus d'aucun levier à activer, n'a plus qu'à prier pour que ses joueurs retrouvent le chemin des filets. Ce qu'ils n'ont pas fait en 2022, comme si l'insolente réussite de la première partie de saison (6e attaque de L1) avait elle aussi été mise à l'écart.

Les ultras ne veulent pas « rajouter du bruit au marasme »


En interne, Gérard Lopez continue à restructurer son effectif. Thierry Delmeule, médecin du club, a à son tour été écarté du groupe professionnel, tout comme Vítor Pereira, entraîneur des gardiens, remplacé par Grégory Coupet. Au rayon des satisfactions, le président des Girondins peut compter sur des Ultramarines pour l'instant indulgents à son égard. Dans une série de tweets publiés ce lundi, le principal groupe de supporters bordelais affirme ne pas avoir « prêté allégeance à Gérard Lopez » , pour répondre à certaines critiques sur un supposé manque de réaction de leur part. « Être redevable envers lui pour le rachat du club ne nous empêche pas d'avoir un regard critique et des discussions très vives avec lui. Croyez-nous, nos échanges sont en ce moment quotidiens. (...) Si nous ne sommes pas plus démonstratifs, c'est bien que nous avons conscience de l'extrême gravité de la situation. Plus que jamais, rajouter du bruit au marasme actuel risque d'être contre-productif. » C'est donc dans le calme que l'état-major bordelais va s'efforcer de travailler pour éviter une relégation en Ligue 2, inenvisageable selon Jacquemier dans les colonnes de L'Équipe : « Aujourd'hui, pour les Girondins, il n'y a pas de modèle, il n'y a pas de vie en Ligue 2. Les revenus que l'on tire des droits télé en L2 ne permettent pas au club d'y survivre. Pour le coup, on ne peut pas l'envisager comme certains clubs qui font l'ascenseur, qui sont plus adaptés à cela. Pour nous, ce n'est plus possible. » Comprendre : en cas de relégation, c'est le redressement judiciaire assuré. Avec une très probable relégation en National 3 à la clé, et un redémarrage complet. Et si c'était ce qui pouvait arriver de mieux au FC Girondins de Bordeaux ?

Par Mathias Edwards
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