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Bons baisers des Barjots

Créé sur la volonté du partage, le FC Les Barjots célébrait la première édition du Vrai Foot Day en banlieue parisienne ce dimanche 13 octobre. Pour cette équipe de football à sept, l'organisation d'un match fair-play au possible fait de bises, de câlins et de rires était au programme. On y était.

La montre affiche neuf heures quinze sur son cadran. Paris s’éveille sous un ciel bleu azur et envoie valser d’un revers de la main les démons de la traditionnelle pluie d’automne. Le rendez-vous est pris en pleine capitale près de la station de métro Olympiades. Au volant d’un véhicule à quatre roues motrices, gris métallisé, Nathaniel Djian arbore déjà un sourire bienveillant au moment de mettre les voiles en direction de Champigny-sur-Marne. « Faut que j’active le GPS, nous ne sommes pas trop habitués à jouer par là-bas, évoque le père de famille avec ses trois enfants installés sur la banquette arrière. Le dimanche, c’est un vrai parcours du combattant pour trouver un terrain accessible en région parisienne... Maintenant, tout est prêt. Dans le vestiaire, tu vas pouvoir faire connaissance avec quelques phénomènes. » Originaire de Châtillon, le FC Les Barjots déménage exceptionnellement des Hauts-de-Seine vers le Val-de-Marne, où un superbe terrain synthétique l’attend pour jouer un match loin d’être comme les autres.

Le mental des Colchobarjots


Vingt minutes de route plus tard, le numéro 10 débarque en premier au parc international des Sports du Tremblay. Le tableau du planning dominical affiche au Velléda le vestiaire 6, où les deux équipes "adverses" du jour, les Bleurjots (en tunique bleu) et les Colchobarjots (en hommage à leur ensemble proche de celui de l’Atlético de Madrid et « fabriqué en Chine à bon prix » d’après Nathaniel) vont se changer en totale communion. Anormal ? Pas pour le FC Les Barjots. Heureux de fêter son anniversaire en cette date historique, Jérémie Marciano, alias « Mimiflex » , reçoit une ribambelle de bises dès son entrée dans le local, espérant secrètement que son abattage au milieu du terrain soit tout aussi récompensé en fin de partie. De son côté, Benjamin Benoliel dit « Beno » est déjà en pleine forme comme en témoigne la bouteille de Monkey Shoulder pleine dans sa main droite. « Ce que tu vois, ce n’est que le début du spectacle, annonce le Colchobarjot avec un faciès fier. L’objectif, c’est de la vider avec un shot à chaque but, pour notre honneur et celui du football amateur. » Enfilage de tunique, chaussettes, chaussures, peaufinage de lentilles de contact... Les joueurs sont prêts, le match le plus fair-play du monde approche à grandes enjambées.




En bord de pelouse, Beno n’en peut déjà plus d’attendre : bam, le premier verre de whisky tombe dans son gosier et tant pis si le match n’en est qu’à son préambule. Il est rapidement suivi par ses coéquipiers Michou et Sacha. Les Rouge et Blanc prennent quelques gorgées d’avance. Par la suite, les deux équipes se retrouvent ensemble et commencent un échauffement collectif, bras dessus bras dessous. Talons-fesses, montées de genoux, pas chassés... Tout y passe. Tout, sauf peut-être l’activité proposée par Livay Assouline en bord de terrain. Il faut dire que le retardataire s’est chargé d’une tâche élémentaire et salvatrice : le petit-déjeuner. « Allez-y, prenez tout ce que vous voulez, explique le détenteur de la caverne d’Ali Baba. Il y a des chouquettes, des pains aux raisins, des croissants, des pains au chocolat... Bon, j’ai mis un temps fou à venir, car la machine du jus d’orange pressé prenait des plombes ! » Après cette pause sucrée dans la bonhomie la plus totale, les acteurs de la rencontre prennent la pose ensemble pour représenter de bon cœur l’association Institut Raphaël, la maison de l’après-cancer. Barjots peut-être, mais soigneurs de bobos avant tout.

Le récital de Beno, Nathaniel nouveau Ginola


Et le football, dans tout ça ? Les acteurs ne font pas d’entorse au protocole d'avant-match avec une énième bise, cette fois-ci entre les deux capitaines Nathaniel et Olivier Altit, frères avant d’être adversaires. S’ensuivent deux autres de chaque capitaine à l’attention de l’arbitre de la rencontre, le doyen André Djian. Le match démarre au coup de sifflet pendant que sur la touche, Gilles Cohen décide d’empiéter sur le terrain pour poser son tabouret et s’asseoir tel un Marcelo Bielsa contre le poteau de la cage réservée au foot à onze. « Le baby-foot, ils maîtrisent, mais ce serait pas mal qu’ils apprennent à jouer au football, envoie le sexagénaire membre du Maccabi Créteil et ami de longue date des Barjots. Ce qui est important chez eux, c’est avant et après le match. Pendant, mieux vaut se cacher les yeux. » Dézingués d’entrée, les footballeurs du dimanche parviennent tout de même à mettre les gardiens de but au travail. Sacha et Altit donnent deux buts d’avance aux Colchobarjots, mais les Bleus réduisent l’écart juste avant la pause.



Un but loin d’être anecdotique, puisqu'il va permettre à l’équipe de Nathaniel de croire à une incroyable remontada. Malgré plusieurs parades décisives sur sa ligne, Jérémy Djian (oui, la famille Djian contrôle à peu près tout dans cette rencontre) doit s’incliner deux nouvelles fois, laissant à son frère Nathaniel le soin d’inscrire le but du 3-2 d’une jolie tête. Les Bleurjots l’ont fait, ils passent en tête à un quart d’heure de la fin. C’est le moment que va choisir un Beno boosté au whisky pour accélérer le tempo. D’une reprise de volée, le métronome des Colchobarjots inscrit le but égalisateur. Dans ce match de l’amour, le partage des points semble alors se dessiner. Il ne reste plus qu’une poignée de secondes à jouer lorsque Nathaniel perd un ballon anodin en phase offensive. Sur le contre, Beno trouve la faille et inscrit le but vainqueur, synonyme de nouvelle lampée de whisky. Avec deux buts et une passe décisive à son actif, l’homme du match est tout trouvé. De son côté, Nathaniel Djian peut s’attendre à subir le sort de David Ginola lors de France-Bulgarie en novembre 1993...

Buffet géant et harmonie autour d’un cadeau pour la vie


Le match se termine, mais la fête bat toujours son plein. Avec sept buts inscrits, la bouteille d’alcool est consommée aux deux tiers. De quoi laisser de larges sourires sur les visages des joueurs, et démarrer un apéritif bien mérité où se bousculent sodas, gâteaux, cornichons XXL et plateaux de charcuterie. Au milieu de la dégustation d’un sandwich bien garni, Nathaniel reçoit chaleureusement Bruno Haccoun, président de l’association Un cadeau pour la vie venu admirer les sportifs. « Nous souhaitons colorer le quotidien des enfants hospitalisés, explique Bruno. À l’origine, c’était une volonté de ma mère, elle souhaitait profiter de sa retraite pour leur donner du temps. Plus tard, j’ai appris qu’elle était malade... J’ai décidé de poursuivre sa démarche et j’ai créé cette association. Cela fait onze ans que ça dure. L’an passé, un membre du GIGN s’est déguisé en père Noël pour descendre en rappel de l’hôpital Trousseau. » Comme quoi, il est toujours possible d’innover de nouvelles célébrations pour le FC Les Barjots lors de la prochaine édition du Vrai Foot Day.



Par Antoine Donnarieix * L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
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