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Bob Marley, le foot et la France…

Pas besoin de revenir sur la passion légendaire de Bob pour le football. Mais on peut quand même revenir sur deux moments foot du Natty Dread qui se sont déroulés en France. Deux moments forts, l'un assez ludique à Nantes en 1980 et l'autre beaucoup plus dramatique à Paris en 1977. Magnéto, Serge !

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Une anecdote pour commencer. Un souvenir… En vacances à Kingston en juin 1990, il était impossible de ne pas se rendre au 56 Hope Road. C'est là que se trouve le musée Bob Marley. Une ancienne demeure coloniale où Bob avait vécu, répété et enregistré ses derniers albums. À l'étage, une grande pièce avait ses quatre murs tapissés de unes de grands journaux du monde entier ! Souvent, une grande photo illustrait un gros titre à la gloire de Bob. Parmi ces unes, celle de France Soir, relatant le grand concert du Bourget de 1980. Émotion et regrets. Avec les potes, on avait zappé ce concert, décidant l'après-midi de ne pas y aller. On s'était dit que Bob reviendrait prochainement et que ce coup-ci on irait le voir pour de bon. Mais Bob n'est plus jamais revenu. Ni en France, ni ailleurs…

Nantes bat BM&W !

Le 2 juillet 1980, la petite équipe des Wailers (dont Bob, évidemment) avait affronté une petite sélection de cinq joueurs du grand FC Nantes (Michel, Bertrand-Demanes, Rampillon, Baronchelli et Amisse) ! En tournée en France, Bob Marley & the Wailers devaient se produire en live à Nantes ce 2 juillet au Parc des Expos. La veille du concert, le management des Wailers avait alors sollicité le FC Nantes (sacré champion de France un mois avant) afin d'organiser un petit match de foot contre les pros nantais. Accordé ! Le « 5 contre 5 » aurait lieu le matin après l'entraînement des Canaris… On ne sait pas si Bob et ses rastamen savaient que Nantes avait été autrefois l'une des pires cités de Babylone la maudite. Car durant plusieurs siècles, avec Bordeaux et La Rochelle, Nantes avait prospéré grâce à la traite des esclaves, via le commerce triangulaire. Peu importe ! Ce 2 juillet, les fils des anciens esclaves avaient fraternisé avec la jeunesse nantaise le soir au son libérateur de la reggae music au Parc des Expos… Et alors, ce match de foot ? Pour So Foot (numéro 17), quelques anciens Canaris avaient fouillé leur mémoire pour raconter leur match contre les rastamen. Gilles Rampillon se rappelle « d'un pur moment de bonheur. J'ai même gardé une photo de moi avec le Maître. Le fait que Bob Marley ait sollicité cette rencontre prouvait qu'ils en avaient envie… et les moyens ! C'était un petit match après l'entraînement, un petit cinq contre cinq. On avait joué avec des petits buts et c'était très agréable. Bob Marley et son groupe étaient réellement passionnés de football. » Même enthousiasme chez le gardien Jean-Paul Bertrand-Demanes : « Déjà, rencontrer Bob Marley !… C'était quand même une icône ! Je me souviens qu'après le match, ils nous avaient offert un disque dédicacé. On est même allé dans le car des Wailers… Et y avait de la fumée ! (rires)… C'était pas de la gitane maïs ! Bob était super sympa, il jouait pas mal au foot, un vrai amoureux du ballon. Son équipe, c'était pas des charlots, ça jouait ! Après le match, on a été aussi invité au concert de Bob à Nantes, c'était un bon moment. »

Éric Pécout, bien qu'absent, a pourtant des souvenirs précis : « Malheureusement, je n'y étais pas, mais les joueurs nantais qui ont joué m'ont dit qu'ils avaient pris le bouillon ! Ils avaient souffert au début parce que les Wailers jouaient mieux que prévu… Il a fallu qu'ils se bougent pour les battre de justesse sur la fin. Les Nantais ont pris le match par-dessus la jambe au début, ils étaient menés. Égalité. Menés. Égalité ! Il a fallu qu'ils se bougent pour les battre. Ça a duré trois quarts d'heure. Les Wailers, c'était des bons ! Bob se débrouillait très, très bien. Les musiciens de Bob jouaient tous les jours, dès qu'ils avaient deux minutes. J'aurais bien aimé jouer ce match…  » Autre son de cloche chez Loïc Amisse : « Bob Marley et ses potes n'étaient pas franchement agressifs, plutôt décontractés. On sentait qu'ils aimaient ça, manipuler le ballon. Pour nous, joueurs nantais, c'était un moment assez unique : Bob Marley représentait quelque chose, un type respecté dans son milieu, et puis le reggae était à la mode à l'époque. Il ne faut pas s'enflammer non plus, il n'avait pas le niveau pour intégrer le centre de formation du FCN, mais bon il maniait assez bien le ballon. Dans le jeu, Bob était plutôt habile. Et puis, il nous a signé des autographes, d'ailleurs j'ai gardé le disque qu'il nous avait dédicacé.  » Une photo légendaire a immortalisé la poignée de main entre Bob et Henri Michel. Une photo sublime où Rasta Bob porte le célèbre maillot nantais jaune canari frappé du sigle vert Europe 1…

Le drame de 1977…


En juillet 1980, à Nantes, Bob pétait la forme. En apparence, seulement… Car des problèmes de santé récurrents lui pourrissaient occasionnellement la vie. Deux mois plus tard, en septembre, les Wailers sont à New York pour démarrer la tournée américaine. Bob est constamment épuisé. Le samedi 20 septembre, alors qu'il se rend à Central Park en compagnie de potes pour un footing, il a une attaque de paralysie qui le fait défaillir. Emmené aux urgences, le diagnostic tombe : grosse tumeur au cerveau. Bob est en train de mourir. Le 7 octobre, le cancer est officiellement annoncé : Bob souffre d'une tumeur au cerveau, donc, mais aussi d'un cancer aux poumons et à l'estomac… Quelques jours après, il dispute sa dernière partie de foot avec ses potes dans le Queens, mais les douleurs lui font rapidement quitter le terrain… Bob décèdera le 11 mai 1981 après un combat héroïque contre la mort. Outre sa méga consommation de weed, d'autres causes assez clairement identifiées furent à l'origine de son cancer. Notamment une blessure mal soignée à l'orteil contractée en 1977, en France… Début 1977 commençait la tournée européenne Exodus. En mai, les Wailers disputèrent le fameux match à Paris contre les Polymusclés, équipe du show-biz parisien. Des journalistes de la presse rock renforcent les Wailers. Le célèbre journaliste Francis Dordor du magazine Best fut bluffé par la classe de Marley : « Bob était un remarquable dribbleur, un avant-centre pur, éventuellement un ailier, qui sentait le jeu intuitivement comme les joueurs brésiliens qu'il admirait tant. Sans doute parce qu'il avait appris comme eux cet art racé de la feinte, de l'entrechat, du crochet intérieur-extérieur du pied, sur des terrains caillouteux, plus éprouvants, dispensant un apprentissage plus solide et une technique mieux éprouvée. Il avait appris l'élégance dans la boue, la chaleur humaine dans la boue. » Or, c'est au cours de ce match que se produit l'accident devenu mythique : sur un mauvais tacle, Bob, blessé au pied droit, sort du terrain. Le médecin français soignera simplement l'ongle arraché du gros orteil et recommandera un max de repos. Mais Bob doit finir la tournée européenne au moment où l'album Exodus grimpe dans les charts. La tournée continue et l'incorrigible Bob tape trop souvent le ballon, un gros pansement au pied, même pendant les sound-checks. Handicapé par sa blessure, la tournée se poursuit triomphalement…

En juillet, juste avant l'US Tour, la blessure ne cicatrise toujours pas. Bob retourne d'urgence en Angleterre pour un examen plus poussé. Le chirurgien détecte des cellules cancéreuses et suggère une amputation immédiate de l'orteil. CANCER. Bob est atterré. L'alternative serait l'ablation d'une petite partie de l'orteil ainsi qu'un nettoyage approfondi de l'infection... On sait aujourd'hui que les causes premières de cette infection cancéreuse remonteraient sûrement à plusieurs années. Bob se serait déjà blessé à Kingston, vraisemblablement vers 75 en jouant au foot à Trench Town. L'orteil blessé aurait été mal soigné et aurait mal cicatrisé… Le témoignage ultérieur de Cindy Breakspeare, sa girlfriend, corroborera la thèse de ce mal initial : « C'est un exemple de l'entêtement de Bob. Il ne prenait pas le temps de se soigner. À Londres, il avait essayé différents traitements, ça s'arrangeait et c'est là qu'il a joué ce match de foot à Paris où quelqu'un lui a écrasé le pied avec ses maudits crampons.  » Il faut prendre une décision. Bob, sûrement mal conseillé et surtout horrifié à l'idée de se voir amputé, choisira le traitement light : « légère ablation et nettoyage » , avec obligation de passer des tests à intervalles réguliers et rapprochés à la clinique. La tournée US Exodus est annulée. Bob se fait opérer et entame une lente convalescence. Après quatre mois de soins, il va mieux et avec son impatience coutumière, il se remet à taquiner la balle. La rémission miraculeuse survient ! Il rejoue au ballon. Partout. Tout le temps. Frénétiquement. Comme à Nantes, ce 2 juillet 1980. Un bel été où le monde entier le croyait immortel…

Par Chérif Ghemmour
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