So Roudourou

29/10/2015

Sur ce point, le règlement est clair : Tout match arrêté après le début de la seconde période sera rejoué dans son intégralité, à 0-0 et à 11 contre 11.. Comprenez donc que le score de 2-2 sera oublié et que les deux premiers buts de Yannis Salibur et Julien Bègue avec En Avant ne compteront jamais. Rendons-leur ici un hommage, même si leurs auteurs ne semblent pas franchement atteints.

C'est une malédiction. Il y a deux ans, le 30 novembre 2012, le Clermont-Foot et Yannis Salibur se rendent au Stade Ange-Casanova pour la 16ème journée de Ligue 2. Problème, le terrain est impraticable à cause… de la pluie. Hier, à la 54è minute, ce Gazélec-Guingamp du 28 octobre 2015 s'est arrêté à tout jamais. Si l'on pouvait se sentir soulagé côté guingampais, notamment à cause d'un match démarré de travers avec, qui plus est, une exclusion de Coco (52'), il n'en demeure pas moins que le coup-franc de Yannis Salibur ne comptera jamais dans le domaine statistique. Si pour les plus romantiques que nous sommes, cela restera une déception éternelle, le numéro 19 guingampais regrettait autre chose : « Le but ? Ce n'est pas grave, on le refera la prochaine fois. Ce qui est dommageable, c'est qu'au fur et à mesure du match, on aurait pu prendre l'ascendant. Même si on a pris un but en début de seconde période, même si on était à 10, le temps jouait pour nous. C'est toujours plus difficile pour l'équipe qui est en supériorité numérique. » Un sentiment partagé par Gourvennec : « On a déjà connu ces situations là à 10 contre 11 et peut-être que ça nous aurait boostés parce qu'on a été battus dans l'engagement en première mi-temps ».



Salibur, un coup d'épée dans l'eau.



Malmenés lors des 45 premières minutes, les Guingampais sont revenus à la marque grâce à un petit miracle, juste avant la pause. Après une faute anodine, à 40 mètres du but, Yannis Salibur prend le ballon et sait que ce coup-franc est pour lui « A l'entrainement, j'ai l'habitude de frapper de très loin, avec un style de tir assez particulier » confie-t-il après le match. La trajectoire plongeante de son coup-franc traverse toute la défense ajacienne, qui n'avait pas placé de mur. A l'autre bout du missile, Jules Goda, le gardien, est tout aussi stoïque que fautif sur le but. Le cuir rebondit et s'en va embrasser le petit filet rouge et bleu.


Vidéo



Les Corses n'avaient sans doute pas visionné les différents coup-francs de Salibur depuis le début de saison, dont un supersonique au Parc des Princes en septembre, détourné in-extremis par Trapp : « Je ne sais pas s'ils étaient au courant. Ça les a surpris, tant mieux ! J'ai vu que le gardien n'était pas préparé donc j'ai tenté. » C'était le premier but de Yannis Salibur en compétition officielle avant Guingamp. Malheureusement, il ne comptera jamais.



Bègue s'est lâché.



Malgré une prestation très moyenne et un nombre d'occasions famélique, les Costarmoricains ont trouvé les ressources pour revenir deux fois au score. La deuxième fois, sur un contre mené tambour-battant. Une passe bien dosée de Salibur a permis à Julien Bègue, à l'entrée de la surface, d'ajuster Goda avec sang-froid pour le 2-2 (49'). Une réalisation salvatrice pour celui qui connaissait sa première titularisation en pro et qui paraissait « extrêmement tendu » en première période selon Gourvennec. « Il avait peur de rater, ça ne lui ressemble pas. Il s'est mis la pression tout seul. » Très timide avec Sloan Privat, l'attaquant ne s'était quasiment pas montré lors du premier acte « J'étais un peu en-dessous de ce que je peux montrer, confirme-t-il, himself. Je voulais tellement bien faire que j'avais la pression. » Au retour des vestiaires, le Réunionnais de 22 ans s'est lâché et a rapidement claqué le but du 2-2 pour se remettre à l'endroit. A l'instar de Salibur, il ne nourrissait pas énormément de remords statistiques : « Je suis déçu c'est normal mais pour un attaquant, c'est important de scorer. Ce but existe oui, j'ai quand même marqué donc ça fait du bien au moral. » C'était le premier but de Julien Bègue en professionnel. Malheureusement, il ne comptera jamais. Pas comme le premier carton rouge de Marcus Coco, qui sera sanctionné prochainement. Où, quand et pourquoi, ça, personne, ni même monsieur Millot ne le sait encore.




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