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Connaissez-vous beaucoup de clubs de foot dont le nom est celui d'un poète ? Fidèle abonné au Stade d'Ornano (tribune Centre, rang I, siège 166), qui a vu l'épanouissement de William Gallas et la chute de Dangbeto et a vénéré Xavier "le routard" Gravelaine, Arsenic écrit pour vous démontrer que ce nom ne doit rien au hasard. Malherbe qui joue, c'est peut-être pas du Baudelaire, et ça rime pas toujours, mais c'est toujours rock'n'roll.

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Tu ne fais plus rire personne, Malherbe

Tu ne fais plus rire personne, Malherbe
26/11/2018

Mais qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là, mon club d'amour ?

Il n’y a pas grand-chose à dire sur ce match contre Monaco qui n’ait pas déjà été dit ces dernières semaines. Face à une formation monégasque plongée dans une crise indigne de son statut et dans une situation de détresse morale palpable dès les premières minutes de jeu, tu as fait preuve des mêmes manques criants dont on a déjà discuté au moins mille fois, toi et moi : une maladresse technique qui n’a rien à faire en Ligue 1, une faiblesse rédhibitoire sur les ailes et, conséquence de tout cela, une invraisemblable incapacité à se procurer des occasions. Contre Monaco, qui n’avait pas remporté un match depuis le 11 août, et qui avait toujours encaissé au moins 1 but depuis le 18 août, tu as cadré un seul tir. Tu te rends compte, mon Stade Malherbe ? Un seul. Un seul tir cadré, malgré 8 tentatives, 7 corners frappés… et 34 centres en 90 minutes.

1 tir cadré contre une équipe d'une nullité abyssale, donc. Et contre Bordeaux, il y a quinze jours ? Bah 1 tir cadré aussi. Et contre Rennes, lors de la journée précédente ? 3 tirs cadrés - wahou, la folie.

Ce match, c’est mon point de rupture. Je te le dis franchement, Malherbe, tu ne me fais plus rire. Tu ne fais d’ailleurs plus rire personne. À une époque, tu te prenais des volées, tu avais des résultats en dents de scie, tu faisais un peu n’importe quoi, mais au moins tu y mettais du cœur, ou même un petit grain de folie, et on se forçait encore à rire jaune. Eh bien cette époque est depuis longtemps révolue.

Voilà deux ans et demi que le stade d’Ornano ne voit plus de football. Parce que tu as oublié comment on y jouait. Deux ans et demi que tu t’évertues à reproduire les mêmes schémas et à tomber dans les mêmes ornières. Deux ans et demi que tu t’esquintes la santé, et la nôtre par la même occasion, à envoyer trente ou quarante centres par match, et à ne plus essayer d’attaquer autrement. Oui, ça fait deux ans et demi que tu es assurément l’une des équipes les plus faibles du championnat – et tu t’es pourtant sauvé deux fois grâce à un alignement des astres à peine croyable.

Cette année, on a pourtant cru que tu avais changé. Que tu avais compris. On a écouté le discours de Fabien Mercadal, bon, il parlait encore de faire plein de centres et nous on a soupiré parce qu’on n'a pas encore fini de retrouver tous les ballons des centres loupés par Bazile et Bessat l’an dernier, mais voilà, ça parlait de jouer au football, de faire des passes, de tenter des choses et des machins. Et nous, après deux saisons de pur cauchemar, on s’en foutait de gagner ou de perdre des matchs, on voulait juste voir un peu de foot. Alors on a essayé d'y croire.

Sauf que non. L’entame de saison enthousiasmante n’a été qu’une promesse non tenue. En même temps, on aurait dû se méfier, parce que l’an dernier, on avait gagné 3 de nos 5 premiers matchs et on a cru que nos problèmes étaient réglés. Encore raté. Après quatorze journées, le Stade Malherbe cru 2018/19 ressemble furieusement au cru 2017/18 : toujours le même goût de piquette. Tu as besoin de chiffres pour t’en convaincre ? D’accord. 9,1 tirs par match depuis le début de saison. Pire ratio de L1. 2,4 tirs cadrés par match. Pire ratio de L1. 11 buts inscrits (dont 3 penaltys) depuis le début de saison : 18e de L1.

Ça fait deux ans et demi que tu me rends malheureux, Malherbe.
Je sature. Je suis déjà en train penser à tous ces centres que tu vas balancer dans la surface angevine samedi soir prochain, et j'en frissonne. Est-ce que tu te rends compte que sur les 31 derniers matchs que tu as joués en Ligue 1 (17 la saison passée, et 14 cette saison), tu en as gagné 4 ? QUATRE. Comment tu veux qu'on tienne le coup, nous, hein ? Comment tu veux qu'on y croie encore ?

Comment tu vas faire pour t'en sortir, Malherbe ? Je ne sais pas. Et à voir la tronche de Mercadal après le match de ce week-end, il ne sait pas non plus. Personne ne sait. Comment tu vas raviver la flamme, Malherbe ? Vas-y, on te regarde : invente quelque chose !


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